- Le discours officiel mélange deux fonctions de l’université. La première est de former une partie de la population (jusqu’à la licence, aux USA, chez nous plutôt à l‘équivalent du Master américain soit bac + 5). La seconde est la recherche.
- Ensuite, le modèle américain repose sur un corps enseignant bien payé. Il semblerait que les salaires moyens des professeurs soient de l’ordre de 100K€ contre 37 en France. En outre, si j’en juge par là où j’enseigne, la France utilise beaucoup de vacataires qu’elle ne paie quasiment pas, mais qui donnent des cours attribués ailleurs à un professeur en titre. Je soupçonne donc que l’université française a une structure de coûts extrêmement faible.
- Probablement, en conséquence, faire des études aux USA est cher. http://web.mit.edu/facts/tuition.html explique qu’au MIT : Nine months’ tuition and fees for 2008–2009 is $36,390. Additionally, undergraduate room and board is approximately $10,860, dependent on the student’s housing and dining arrangements. Books and personal expenses are about $2,850. Ce qui fait 50.000$ par an (plus que le PIB moyen par habitant). Soit 200.000$ pour avoir une licence. Bien sûr, il est possible d’emprunter, mais il faut pouvoir obtenir des salaires élevés pour rembourser de telles sommes. Ce qui signifie qu’il ne peut pas y avoir une grosse partie de la population diplômée, puisque la proportion de la population recevant de tels salaires est faible.
- À ce point on nous dit que les universités américaines se financent en levant des fonds. C’est juste, mais ces fonds alimentent essentiellement la recherche, pas les « under graduates ». Et je ne suis pas sûr qu’il y ait là le mécanisme économique vertueux que l’on pense. J’ai noté que les anciens élèves anglo-saxons font souvent de très grosses donations à leur université. Il leur arrive, par exemple, de financer une chaire. On peut aussi imaginer qu’ils orientent les versements des entreprises qu’ils dirigent. Ils le font parce qu’ils sont reconnaissants à leur université de la richesse qu’elle leur a donnée. Mais cette richesse est-elle due à l’excellence de l’enseignement ou à la rareté des diplômés, et à ce que, du fait de cette rareté, les puissants se connaissent, ce qui facilite l’établissement des relations d’affaires ?
Étiquette : Mithra
Noël : histoire d’un changement réussi
Wikipedia.fr à l’article Mithra :
Le mithraïsme était alors une religion concurrente du christianisme. Son culte était surtout très populaire dans les armées, ce qui engagea une rivalité farouche entre les croyants des deux religions, à tel point que l’Église dut faire de nombreuses concessions au culte païen de Mithra (on sait par exemple aujourd’hui que c’est parce que le culte de Mithra se situait aux alentours de l’actuel solstice d’hiver que l’on fête Noël le 25 décembre). Dans la Rome païenne avaient lieu les « Saturnales », du 17 décembre aux « Calendes » de janvier (premier jour de l’an romain). L’une des fêtes, « Natalis Invicti » (Nativité de l’Invaincu) ou « Sol Invictus » (Soleil Invaincu), célébrait justement Mithra, dieu de la lumière, symbolisant la pureté, la chasteté et combattant contre les forces obscures. On fêtait le 25 décembre, pour le solstice d’hiver, la naissance de Mithra, le soleil invaincu (Dies natalis solis invicti), par le sacrifice d’un jeune taureau.
On apprend ailleurs que, durant les saturnales, on échangeait des cadeaux. Et que fêter le solstice d’hiver se faisait depuis la nuit des temps.
C’est comme cela que le changement peut être rapide, qu’une religion peut se substituer à une autre en peu de temps : elle reprend les aspects les plus résistants de ce qui lui était antérieur et les repeint à ses couleurs. C’est aussi comme cela que procède un changement dans la société : en faisant travailler les résistances au changement pour lui.