Étiquette : Mill
Liberté et politique
- Pour ma part, la définition de la liberté par les Lumièresme convient mieux. Etre libre, c’est être capable de penser par soi-même. C’est se dégager des lois sociales qui guident notre comportement sans faire appel à notre libre arbitre. (Si l’on suit ces lois, c’est en connaissance de cause.)
- Quant à la politique, il me semble qu’elle se fait (devrait se faire) par débat entre gens libres. Pas besoin d’agora pour cela. Je soupçonne d’ailleurs que c’est l’idée de J.S. Mill.
- Finalement, quel est l’objet de la politique, de ce débat vigoureux ? C’est de produire la constitution d’Aristote, c’est-à-dire un projet dans lequel toute une société se reconnaît, et qui va guider son action collective à venir. C’est une sorte d’œuvre d’art. Le fruit de la créativité d’une génération.
Treizième circonscription de Paris
Élections législatives chez moi. J’ai le choix entre un sportif de haut niveau, ancien ministre, apparemment reconverti avec bonheur dans la politique de terrain, et un haut fonctionnaire de gauche.
- Abélès, Marc, Un ethnologue à l’Assemblée, Odile Jacob, 2001.
- Gouvernement représentatif.
- Le message de la gauche n’est peut-être pas aussi éthéré que cela : quel sera le sort d’une circonscription de droite face aux forces combinées d’une mairie et d’un gouvernement de gauche ?
Faut-il aimer nos présidents ?
Ce qui m’amène à me demander : n’en demandons-nous pas trop à nos présidents ? Si nous prenions un peu plus notre sort en main, ils n’auraient pas une mission aussi compliquée, et ils n’auraient pas à faire des entorses à l’honnêteté intellectuelle, quand ils ne voient pas comment se tirer d’affaires.
Newsring
Je découvre un site de débat, Newsring. Sous les auspices de M.Taddeï, star intellectuelle people, il ne peut que réussir. Pourtant la formule ne semble pas encore au point. Pourquoi ?
- La formule Wikipédia. Elle exploite le principe même du « crowdsourcing », la sagesse des foules. Elle illustre aussi ses faiblesses. Wikipédia n’a aucune profondeur. Il n’a d’intérêt que pour les sujets people. Pour le reste, rien ne remplace l’avis d’un spécialiste, qui a consacré sa vie à creuser son sujet.
- La formule débat France Culture. Cette fois des intellectuels savants sont réunis. Mais ils ne semblent pas s’écouter. Il n’en sort rien. Ce qui manque est peut-être une volonté de construire. Un débat a besoin d’hommes d’action autant que de pensée ?
- La formule John Stuart Mill, et des Lumières. La logique d’un gouvernement représentatif, ce que devrait être notre Assemblée nationale, c’est l’affrontement vigoureux des idées de personnalités remarquables. C’est le seul moyen de faire surgir le bien collectif. John Stuart Mill disait aussi que ces personnes ne se manifesteraient peut-être pas spontanément (elles ne sont pas poussées par leur intérêt personnel, comme l’homme politique). En outre, on leur prend du temps, ce qui signifie rémunération minimale…
Choisir un président (1) / application : Barack Obama et le système politique américain
- Il semble porté par la volonté d’unir l’Amérique, apparemment le rêve des pères fondateurs du pays (Amérique : l’esprit des lois). Pour le reste il est relativement pragmatique.
- C’est quelqu’un qui a une capacité exceptionnelle à la décision. Contrairement à ce que disent les Républicains, il a les caractéristiques mêmes du chef de guerre : il pense vite et froidement.
Choisir un président (1) : JS. Mill
Comment voter ? Début d’une série de billets sur des théories qui traitent du sujet.
- Contrairement à ce que l’on tend à penser, il n’est pas essentiel que notre représentant partage nos valeurs. Du moins, en dehors des valeurs essentielles. Ce qu’il faut trouver c’est quelqu’un qui sache affronter un monde imprévisible, raisonner bien et prendre des décisions justes.
- John Stuart Mill aimerait un système qui mette les personnalités exceptionnelles aux vus et aux sus de la nation, et qui permette de les choisir. Le bon représentant du peuple, selon lui, est celui qui ne veut pas être élu, qui n’est poussé que par l’intérêt de la nation. Bref, il ne semble pas très bien disposé vis-à-vis des partis politiques.
- Pour plus de détails sur la position de John Stuart Mill : Gouvernement représentatif.
- Les médias sociaux d’Hervé Kabla sont-ils un moyen de faire connaître par la nation quelques personnalités exceptionnelles, de les faire échapper à l’emprise des partis politiques ?
Europe non démocratique
Certains Allemands semblent trouver que l’Europe est fort peu démocratique. Et que cela commence à bien faire. (E.U. Elites Keep Power From the People – NYTimes.com)
- La démocratie est-elle le bien, sans discussion ? La France a été France bien avant d’être officiellement une démocratie…
- Comment faire de l’Europe un démocratie ? Démocratie à tout prix, même au risque d’un possible chaos ?
- Qu’est-ce que signifie être démocratique, d’ailleurs ? Nos gouvernants européens sont élus par des petites minorités. Peut-on parler de démocratie dans ces conditions ?
- Je semble rejoindre John Stuart Mill : il faut choisir l’homme d’Etat en fonction de sa capacité à prendre des décisions judicieuses, pas selon son idéologie. (Gouvernement représentatif)
- Eurobonds are the wrong solution. (Où l’on voit que la Finlande est un Etat modèle qui ne mérite pas le reste de l’Europe.)
Des bénéfices de blogger
Quasiment tous les thèmes de ce blog sont des sujets auxquels je ne m’intéressais pas avant de le créer (je ne lisais pas la presse, n’écoutais pas les informations radiophoniques et n’ai pas la télévision).
- Curieusement, les bénéfices du milieu sont aussi une idée d’Aristote (Ethique à Nicomaque).
Internet : danger de l’anonymat ?
On dit que sur Internet « personne ne peut savoir que vous êtes un chien ».
- Cette discussion ne s’apparente-t-elle pas à celle sur le vote, de John Stuart Mill ? Il le considérait comme un acte social, donc non anonyme. (Voir la dernière partie de mon billet.)