Au final, quelques excellentes idées comme:
- Tatasoft, fusion de Tata et Microsoft
- GGS, fusion de Google et de Goldman Sachs
- Exxon Hydro, pour bien montrer que le pétrole ne salit pas…
Au final, quelques excellentes idées comme:
La banque espagnole BBVA a annoncé qu’elle déploierait (uniquement en interne) les applications Google (http://www.bbc.co.uk/news/business-16486796). Le coût n’est visiblement pas la motivation. BBVA espère accroître la productivité mais surtout accomplir une « mutation culturelle », notamment mieux faire collaborer les employés (élaboration de documents, vidéo conférences, etc.).
BBVA a opté pour une approche en « big bang » : les employés auront accès à leurs courriels Outlook s’ils l’estiment nécessaire mais ils passeront du jour au lendemain aux nouveaux outils. Commentaire de la directrice de l’Innovation de BBVA : « Nous ne voulons pas maintenir les anciens comportements. Pour aller vers l’avenir, il faut mettre le passé de côté. » Et pan ! (ou bang ?) 😉
Après avoir proposé la révolution informatique, grâce à son système d’exploitation, et fait fortune, il semble que Bill GATES cherche à sauver le monde grâce à sa fondation, créée en 2000 (l’année du supposé grand bug !) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Bill-et-Melinda-Gates). Le projet est terriblement séduisant :
Apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition des connaissances
Bill GATES aurait doté sa fondation de 95 % de sa fortune personnelle (environ 35 milliards de dollars). Ses dons annuels seraient supérieurs aux dépenses de l’OMS ! Bigre !
Consacrer sa fortune pour éduquer et soigner est sans aucun doute, la plus noble et la plus louable des missions. Cependant, en janvier 2007, le Los Angeles Times, dans un article sévère, écorne sérieusement cette belle image.
Le quotidien s’interroge alors sur les investissements du fond de la fondation, confiés à des financiers sans instruction autre que la diversification et la rémunération. L’efficacité semble irréprochable car la fondation aurait distribué plus de 10 milliards de dollars.
L’enquête du Los Angeles Times relayée dernièrement par un documentaire sur France 2, pose la question de la nature de ces investissements qui paraissent bien incompatibles, voir en contradiction avec le but des actions menées. Ainsi les effets d’une campagne de vaccination dans le delta du NIGER ne sont-ils pas balayés par les agissements des compagnies pétrolières présentes, dont la fondation est actionnaire, qui dégraderaient quotidiennement l’écosystème des populations autochtones ?
L’amalgame entre un soutien des OGM par la fondation et ses partenariats et investissements dans une entreprise sulfureuse comme MONSANTO, n’est-il pas insoutenable ?
Pourquoi la fondation n’utilise-t-elle pas sa puissance financière pour faire évoluer le comportement des sociétés dans lesquelles elle investit ?
A quoi bon vacciner des bambins contre la polyo s’ils doivent être ensuite victimes de la détérioration de leur écosystème ?
Le projet de ladite fondation, qui paraissait si louable à première vue, finit par provoquer un certain malaise. L’objectif de la fondation ne serait-il pas finalement diabolique ? Rendre la population dépendante des monstres de l’agroalimentaire tout en les « microsoftant » ?
Le projet paraîtrait ainsi bien huilé car aucune autorité ne serait en mesure, en capacité ou en droit de réguler les choix et les actions de la fondation.
Que confirme-t il ?
Les Etats ont bien renoncé à leur rôle de protecteur et de garant de la justice sociale, englués dans le remboursement de leur célèbre dette, ils laissent libres les plus riches de la planète, tout puissants, de s’approprier la solidarité et décider, seuls et pour tout le monde, comment l’organiser, bien à l’abri dans leur belle fondation.
Google gagne énormément d’argent grâce aux revenus publicitaires que lui apporte son moteur de recherche. Avec cet argent, il finance des projets qui ne marchent pas (cf. 2 précédents billets), ou qu’il ne fait pas payer (Android), ce qui est une forme de dumping.
Microsoft a-t-il acheté Apple ? se demande un ami qui se débat, avec l’énergie du désespoir, contre le nouveau système d’exploitation de l’iPhone. (Le problème a été identifié ailleurs : iOS 5 update bricked my iPod Touch: Scientific American)
Google+ peut-il rejouer, vis-à vis de Facebook, Microsoft contre Netscape ? Éternel problème de marketing : le nouvel entrant face au concurrent installé.
Compléments :