Enfance de l’art

L’autre jour j’entendais la BBC dire que le phénomène « El nino » s’arrêtait. Expliquerait-il le réchauffement climatique de cette année ? Il se trouve que l’on nous annonce maintenant un coup de froid venu du pôle. D’après un site de prévision, le mois devrait être « au dessous des normales ».

El nino est-il coupable ? En tous cas, cela rappelle à nos « scientifiques » que « la prévision est difficile, en particulier celle de l’avenir », comme le disait Niels Bohr.

(Un interviewé d’une émission parlant de la vie d’Haroun Tazieff expliquait que les volcans avaient du bon : une éruption peut réduire d’un degré la température du globe…)

Déréglement climatique

Après les températures extrêmes de 2023, les scientifiques se divisent autour d’une accélération du réchauffement climatique

La chaleur spectaculaire atteinte en 2023 dans l’atmosphère et les océans a surpris et inquiète une partie des chercheurs, qui ne parviennent pas à l’expliquer totalement, faisant redouter à certains l’entrée du climat dans un « territoire inconnu ».

Le Monde du 28 mars

Voilà qui me surprend. Il se trouve que j’ai étudié la question du climat, en amateur, il y a près d’un quart de siècle, et que la conclusion de ce que j’avais tirée de mes lectures était que le climat était, justement, imprévisible. C’est l’illustration même de la théorie de la complexité.

Ce que j’ai trouvé remarquable ces derniers temps, ce n’est pas que l’on parle de réchauffement climatique, les travaux sur le sujet sont anciens, mais que l’on prévoie ses conséquences. Dans notre intérêt à tous, la science ferait-elle bien de redécouvrir le doute ?

Moyenne

Un service de météo présente la température du moment par rapport à celles qui ont été mesurées dans le passé. Surprise : il y a une dizaine de degrés entre les valeurs supérieures et les valeurs inférieures.

Dans ces conditions, on peut être au dessus de la moyenne, sans que cela produise un temps bien fantastique. La moyenne n’a pas d’intérêt ?

En revanche, ce qui manque à ces données, c’est un aspect statistique : sur l’étendue des températures, toutes sont-elles également possibles ? (Ce qui poserait la question de savoir si la moyenne est bien une moyenne.)

Météo

Il y a un type d’exercice dans lequel je suis nul. Les Anglo-saxons font passer des tests « de QI » ou équivalent, pour sélectionner les élèves de l’enseignement supérieur. En particulier, il y a, dans ces tests, des exercices portant sur la météo. J’était incapable de les faire, car la météo m’ennuie. Et lorsque quelque-chose m’ennuie, mon esprit se déconnecte.

Mais les choses changent. Comme le dit Edgar Schein, c’est une question « d’anxiété de survie ». En effet, j’ai remarqué qu’il y avait une forte corrélation entre ce qui se passe en Angleterre et chez nous. Et que la météo anglaise prévoit mieux notre temps que la météo de mon téléphone… Du coup, je m’intéresse à la météo de la BBC !

Déluge

Décidément, j’ai toujours tort. Il y a un mois j’écrivais que je ne sortirais plus ma tondeuse. Depuis, il n’arrête pas de pleuvoir. Avec du vent, de surcroit. (La météo annonce maintenant le soleil…)

Si j’étais malhonnête, je dirais que je n’ai pas suivi une autre de mes constatations : le temps du nord de la France ressemble à celui de l’Angleterre, et depuis pas mal de temps les Anglais se demandent quand arrivera l’été… Dans toutes mes croyances, il y en a toujours une de bonne ?

En fait, la seule chose que je puisse dire est qu’il y a des années pluvieuses et d’autres qui ne le sont pas. Le climat est un phénomène « complexe », imprévisible. Qu’on croit au changement climatique ou pas, cela ne change pas ?

Puis-je faire mieux ? J’ai observé qu’au début de l’été, il y avait beaucoup de nuages, mais il ne pleuvait pas (d’où ma théorie de la tondeuse). Le « fond de l’air » était chaud. Puis, progressivement, ce fond de l’air s’est refroidi, et il s’est mis à pleuvoir. Je me suis demandé si la pluie ne demandait pas des conditions favorables, une atmosphère relativement froide, qui mettent du temps à s’installer. Dommage que l’on n’ait plus de scientifique pour étudier le climat ?

(Au passage, j’observe que l’on a eu un hiver assez clément, mais que le printemps et l’été ont été frais.)

Grand froid

Cette été restera dans notre souvenir comme exceptionnellement froid. J’entendais dire cela par les autorités scientifiques, hier matin, à la BBC.

Histoire de bien faire comprendre au citoyen britannique qu’il ne doit pas se fier à ses impressions : le climat se réchauffe ? Que, surtout, il ne lui prenne pas l’envie de douter du dogme officiel ?

(Ce qui est oublier que tout citoyen n’obéit pas aux dogmes, mais à ses intérêts immédiats. Le jour où ils sont touchés, il fait sauter le gouvernement ?)

Pluie

La météo annonce de la pluie, et il ne pleut pas. (Et je ne parle pas des « alertes » de mon assureur qui m’annoncent régulièrement des calamités !)

La règle que j’ai déduite de ma courte expérience semble plus efficace que l’ordinateur de la météo : il ne pleut pas en été. Si bien que, depuis qu’il est devenu d’usage de ne pas arroser son gazon, je n’utilise au plus que 3 fois ma tondeuse dans l’année. (La tonte coûte cher !)

Et s’il était impossible de prévoir certains types d’événements météo ? Après tout, on parle « d’anthropocène » : et si l’homme avait un impact immédiat sur le climat ? A une époque, on lisait que le fait que les Israélien aient cultivé le désert avait attiré la pluie. Il a aussi été question d’ensemencer les nuages.

Et si prévoir la pluie avait un effet sur nos comportements, qui fait qu’il ne pleut pas ? Et s’il fallait arroser son gazon, pour attirer la pluie, et économiser l’eau ?…

(Ce billet a été efficace : depuis que je l’ai écrit, la température a baissé, et on a même un peu de pluie ! Ce qui n’était pas prévu par la météo.)

Prévisions

Dorénavant, la météo donne une probabilité de changement de temps. Il est amusant de voir à quelle vitesse cette probabilité change.

En fait, j’ai découvert un moyen relativement fiable de prévoir le temps en France : écouter la météo anglaise. Cela mériterait une étude scientifique, mais, dans l’état de mes impressions, il me semble qu’elle anticipe la situation de notre atmosphère de quelques jours.

Neigera-t-il à Noël ?

Exercice favori : regarder l’évolution des prévisions météo.

Il serait amusant de montrer l’évolution des prévisions pour un jour donné au fur et à mesure que l’on s’en rapproche. Et surtout de le faire, sur un même graphe, pour plusieurs sites météo.

En effet, les prévisions n’arrêtent pas de changer. J’ai vu, par exemple, lors du coup de froid précédent, l’annonce de chute de 15cm de neige en plaine, ou de températures de -13.

Question de méthode ? Je soupçonne que l’on met des modèles très compliqués dans l’ordinateur et que l’on prend ce qui en sort pour un oracle. Essaie-t-on d’améliorer les prévisions en les comparant à ce qui se passe ?

En fait, je me demande si cela est possible. Et si le temps dépendait d’une conjonction d’événements imprévisibles ? Ne dit-on pas que l’homme influence le climat ? Pourquoi ne le ferait-il pas à court terme ?

En tous cas, il y a une autre façon de prendre la question. La même que celle qui a été utilisée par la mécanique quantique. On commence par observer un phénomène, et on cherche une modélisation mathématique qui donne à peu près le même résultat. Ensuite, on invente une explication qui justifie la dite modélisation.

Coup de froid au Texas

Exceptionnel coup de froid au Texas. Mauvais coup pour le réchauffement climatique, au pays de Donald Trump ? 

Les promoteurs de la « transition climatique » nous prennent pour des benêts. Ils nous disent : regardez, il fait plus chaud, c’est la cause du réchauffement climatique. Et quand il fait exceptionnellement froid ? Ils nous répondent que ça ne change rien à leur thèse. 

Et effectivement, un coup de chaud il y a quelques milliers d’années a produit une glaciation de l’hémisphère nord. Le réchauffement climatique ne produit pas nécessairement le réchauffement des températures partout sur la Terre. C’est une question de systémique. Mais la systémique, ce n’est pas pour les benêts. 

Mais aussi, il y a des phénomènes climatiques violents, que nous ne comprenons pas très bien. Comme celui qui a touché le Texas. Qui sait s’ils ne pourraient amener un froid polaire en France, auquel ne résisterait peut être ni le chauffage de ma maison, ni le réseau d’EdF, et donc pas mieux notre foule grandissante de pauvres ? Et si l’on se demandait ce qui se passerait si l’on était transformés en Texas ? 

Leçon de communication : ce n’est jamais une bonne idée de prendre les gens pour des imbéciles ?