Metavers : voyage au bout de l'absurde ?

Le changement, au moins quand il s’applique au monde, semble passer d’un « modèle » à un autre, qui lui est opposé. Le premier étant allé au bout de ses illusions, jusqu’à l’absurde. C’est la théorie de Hegel, et elle semble coller à la réalité.

Il est possible que le Metavers de M.Zurkerberg en dise long sur ce a quoi croit ou a cru notre société. Le Metavers, c’est l’utopie de l’artificiel, d’un monde totalement créé par l’homme et qui n’obéirait qu’aux lois qu’il a inventées. Dérive naturelle de l’Etat d’après guerre, qui nous a totalement pris sous son aile, et nous a fait croire que tout nous était dû, et qu’il n’existait rien hors de nous, plus aucun danger ?

Dans ces conditions, est-il étonnant que nous en soyons arrivés à une forme d’hystérie de la fin du monde ? Après le tout homme tout artificiel, le tout nature, plus d’homme ? 

Metavers

L’avantage d’être vieux est de revoir renaître régulièrement les mêmes nouveautés. L’infâme GAFAM parle maintenant de Metavers. L’artificiel va coloniser le réel. Rien de neuf. (Article.)

Pourquoi de telles idées renaissent-elles ? Mêmes raisons que pour la voiture autonome : le GAFAM a des masses d’argent dont il ne sait rien faire. Seule idée : imposer l’idéologie qui sous-tend son modèle, par KO. Comme on le lisait à l’époque de la Nouvelle économie, au moment de la chute de l’URSS, il y a quelque-chose dans la culture américaine qui la pousse à vouloir dominer le monde ?

Combat désespéré ? « Réchauffement climatique : le secteur du numérique génère plus de gaz à effet de serre que l’aviation » lit-on, « En imaginant que les émissions du secteur du numérique restent stables d’ici 2050, elles représenteront 35,1 % des émissions globales d’ici là. »