Le sociologue Robert Merton est l’auteur d’un curieux modèle. Son idée est remarquablement simple. La société nous fixe des objectifs et des moyens pour les atteindre.
Si l’on accepte ce modèle, on débouche sur plusieurs possibilités :
- Moyens et objectifs hors d’atteinte : repli.
- Moyens, mais pas objectifs : ritualisme.
- Objectifs, mais pas moyens : innovation (tricher).
- Objectifs et moyens : conformité.
En observant les réactions humaines, je me suis demandé s’il n’y avait pas un autre moyen d’interpréter ce modèle.
Et si ces états correspondaient à une sorte de « pyramide de Maslow » du changement ? Tout en bas, l’individu pense « qu’il n’y arrivera pas ». A l’étape d’après, il est convaincu que tout ce qu’il fait est bien, qu’il n’a à se préoccuper de rien d’autre. Ensuite c’est l’ambition pure, la fin qui justifie les moyens. Finalement, l’ambition et l’éthique qui amènent l’individu à donner son meilleur.
Je soupçonne que c’est la société, qui, par sa stimulation, décide de l’état de l’individu. Tout en bas, c’est l’anomie. Tout en haut, l’équipe.
Farfelu ? En tous cas, difficile probablement à vérifier.