Chaos et fin nucléaire ?

Al Qaïda se porterait bien. Contrairement à ce qu’espérait le gouvernement américain. (Ce mouvement est-il autre chose que la conséquence du chaos qui existe au Moyen-orient ?) L’attaque des terroristes somaliens contre le Kenya aurait rendu sympathique un gouvernement peu recommandable. En Syrie, les rebelles modérés comptent de moins en moins. Qu’il n’y ait pas eu d’intervention américaine leur aurait été fatal. En Egypte, le retour à une forme de dictature de l’armée semble se confirmer. Les Iraniens seraient toujours aussi désireux de se rapprocher des USA.

Qui avait dit que les BRICS avaient l’avenir pour eux ? C’est au tour du Brésil de ne pas aller très fort. Economie vacillante, assurance sociale digne de l’Europe, coût de la vie extraordinairement élevé, système politique bloqué par l’intérêt personnel, infrastructure de transport désastreuse. (Cela ressemble à l’Inde. Faudrait-il plus que l’économie de marché pour transformer un pays ?)
Tout le monde attend Mme Merkel, qui elle-même cherche des alliés pour constituer un gouvernement. Cela devrait prendre du temps. Mais elle l’a pour elle. La France s’enfonce dans le cercle vicieux de l’augmentation d’impôts. Et M.Strauss-Kahn va sauver l’économie serbe. La Hollande serait une nouvelle victime d’une austérité qui ne résout rien. Son gouvernement vacille. L’extrême droite bientôt au pouvoir ? En Angleterre Ed Miliband part à gauche et promet de réduire le prix de l’énergie. Mais celui-ci dépend d’entreprises privées. Et l’Angleterre manque de capacités de production. Elle a besoin de leurs investissements. Peut-elle être désagréable avec eux ? (A moins de les nationaliser ?) Aux USA, les Républicains continuent de bloquer le gouvernement. On en vient à regretter les coups tordus de Lyndon Johnson, à qui aucun politicien ne résistait. On aurait aussi compris pourquoi le taux de chômage américain n’est pas plus élevé : les sans emplois se feraient porter invalides (les pensionnés seraient passés de 1,3% en 70 à 4,6% en 2013).
La cigarette électronique est en croissance. Les fabricants de cigarettes s’y mettent, pour ne pas se faire dépasser. Blackberry serait condamné. Son marché, l’entreprise, serait envahi par les terminaux grand public.
Périrons-nous par le nucléaire ? « les arsenaux nucléaires sont des systèmes si complexes et catastrophiques que les être humains – quelles que soient leur formation et leur discipline – ne peuvent empêcher la survenue d’un désastre, tôt ou tard. »

Science. « Les récifs sains ont besoin des requins de même que les forêts saines ont besoin des loups. » La disparition d’un membre d’un écosystème conduit à un déséquilibre qui touche tous les autres. 

François Hollande : haut fonctionnaire normal ?

François Hollande semble désirer, avec Mme Merkel, renforcer la dimension politique de l’Europe. Mais que va-t-il faire ? Ce n’est pas clair. Copier l’Allemagne ? Après tout, c’est une fédération démocratique… Mais le plus curieux n’est pas là. M.Hollande veut amener cette démocratie par des moyens non démocratiques ! Il ne veut pas en parler au peuple français. Il aurait été échaudé par une expérience malheureuse. Mais, peut-on créer une démocratie en reniant les mécanismes démocratiques, au motif que l’on n’en obtient pas ce que l’on en attend ?

Et si « haut fonctionnaire » était le meilleur moyen de modéliser le comportement de M.Hollande ? me suis-je demandé. Si l’on analyse les agissements de MM. Haberer, Bon, Descoings et quelques autres, on observe un schéma commun. Le haut fonctionnaire d’élite, celui qui est produit à quelques exemplaires, sait ce qui est bon pour le peuple. Mais il sait aussi que le peuple, lui, ne peut en être conscient. En conséquence, il bloque les systèmes de contrôle qui sont le principe même de la société française. Ainsi, il peut mettre en œuvre, sans handicaps, ce qu’il a en tête.

Mon hypothèse du moment est que M.Hollande est le complet opposé de ce que nous croyons. C’est un homme courageux qui a une stratégie. Il met en œuvre cette stratégie, que nous serions incapables de comprendre, en sous-main (voir ce qui est dit icide l’action de M.Moscovici). Il sait que, lorsqu’il aura réussi, notre opinion de lui sera transformée. En attendant, contraint au mutisme, il doit affronter bravement notre mécontentement. 

XI Jinping, force tranquille dans un monde turbulent ?

Xi Jinping ou la force tranquille ? Contrairement à ses prédécesseurs, à peine nommé, il rend visite aux USA. Après avoir rencontré quelques partenaires des USA mécontents, histoire de montrer qu’il pouvait faire ce qu’ils faisaient en Asie. Qui veut la paix prépare la guerre ? D’ailleurs, les USA ont peut-être tout à gagner à encourager la Chine à faire chez eux ce qu’elle fait en Afrique. « Dans certains parties (du Mississipi) les gens ont une espérance de vie plus basse qu’en Tanzanie. » Le delta du Mississipi se dépeuple. Drame de la pauvreté.
En Europe, Mme Merkel et M. Hollande s’entendent. Et si c’était pour faire l’envers de ce qu’il faut ? («  Une bon accord verrait l’Allemagne approuver une union bancaire qui met en commun au moins une partie des risques de la zone euro, et la France accepter la nécessité de libéraliser son économie, renforcer le marché unique et abandonner les barrières au commerce international. ») Effectivement, l’union bancaire européenne partirait sur des bases fragiles. Pour qu’elle puisse se construire, la BCE devra faire preuve de talent, et probablement de pas mal de chance. Si elle réussit, les moyens dont elle aurait eu besoin dès le départ lui seront donnés progressivement. Si elle rate, la seule institution crédible de la zone euro sera discréditée. (Vue la complexité des règles à faire évoluer, c’était peut-être la seule façon de procéder, me dis-je.) En Allemagne, une succession de scandales élimine l’un après l’autre les successeurs possibles de Mme Merkel. Le président hongrois « recrée le modèle de gouvernement communiste ». Des sanctions européennes pourraient être contreproductives. Il est préférable d’attendre que la crise abatte son gouvernement.
Ailleurs, la poigne de fer de M. Erdogan serait à l’origine du mécontentement turc. Comme souvent, il pourrait périr par ce qui a fait son succès, et celui de son pays. « Polariser le pays est dans sa nature. Si cela continue, une décennie de stabilité économique et politique sous l’AKP pourrait en arriver à une fin pitoyable, voire tragique. » Bashar el Asad, grâce à l’aide iranienne, et du Hezbollah, a pris l’avantage sur ses opposants. En Libye, le chaos ruine les espoirs des pétroliers.
L’économie brésilienne ne va pas très bien. La volonté de sa présidente d’améliorer le sort de son peuple en « relançant la croissance en augmentant les dépenses publiques et le salaire minimum » ne semble plus fonctionner. Crise et ralentissement chinois ont atteint les exportations du pays. Et l’action de Mme Roussef est gênée par les mauvaises relations qu’elle entretient avec le secteur privé et les partis politiques brésiliens.
Une étude montre que les dirigeants se croient aimés, alors que leurs subordonnés construisent des coalitions qui leur sont hostiles. Ils tendent aussi à ne plus utiliser que les compétences qui les ont fait réussir, et à perdre leur capacité à décoder le comportement d’autrui. Mais, ils sont surtout coupés de la réalité. Ce qui les empêche de s’adapter. Curieusement, The Economist rejoint Hannah Arendt en pensant que la qualité première du leader doit être le « jugement ». 

Enrico Letta : enfin un leader pour l’Europe ?

Enrico Letta tente un changement. Il cherche à faire basculer la politique européenne de la rigueur à la relance. Et, de loin, il semble utiliser les règles de l’art.

  • Il bâtit une coalition d’alliés. Il a commencé par se rapprocher de Mariano Rajoy, son opposé politique. 
  • Il cherche à ne faire perdre la face à personne. S’il réussit, Mme Merkel pourra affirmer que c’est grâce à sa politique à elle.

Le marché a tué notre intelligence

Cette semaine The Economist parle de Margaret Thatcher, « combattante de la liberté ». Mais le Thatcherisme n’a plus rien à voir avec Mme Thatcher. Elle croyait simplement en « la supériorité de l’entreprise privée sur la propriété publique », ses partisans modernes ont transformé ses idées en un mélange d’ « euroscepticisme, de xénophobie, d’amour aveugle des USA, et de méfiance instinctive vis-à-vis de la réglementation, quelle qu’elle soit ». Le plus curieux, je crois, c’est que l’on accorde autant d’importance à Mme Thatcher. Car, ce n’est pas elle qui a fait le printemps libéral. Elle est le fruit d’un changement social. La société occidentale a décidé, en 68 ?, de rejeter le modèle qu’elle avait adopté après guerre. Elle s’est donné les hommes politiques qui allaient avec son nouveau programme.
Curieusement aussi, personne ne semble voir que l’héritage de Mme Thatcher est devant nos yeux. C’est le chaos. Ce qui me frappe en particulier est à quel point le monde est paumé. Le tout marché a balayé toute autre pensée. On ne sait plus par quel bout prendre la crise. En Europe, Mme Merkel est maintenant « en marche arrière ». Elle ne veut plus des mesures de renforcement de l’Europe que jusque-là elle poussait. La Slovénie pourrait suivre Chypre dans la faillite. « Durant des années les banquiers ont prêté de grosses sommes à leurs amis, beaucoup ses sont servis de cet argent pour les entreprises qu’ils dirigeaient, utilisant leurs actifs comme garantie. » Les entreprises sont en faillite, les banques aussi. (Et s’il était temps de se demander pourquoi des pays aussi fragiles sont entrés dans l’UE ?) Et le Portugal, meilleur élève de la rigueur, s’enfonce. Son peuple s’impatiente. Si Mme Merkel ne lâche pas de mou, le pire est à craindre. « Si la croissance ne repart pas, il pourrait arriver qu’un pays décide, comme à l’époque de l’étalon or dans les années 30, que la souffrance des ajustements est pire que le risque de sortir. » Comme souvent lorsque l’on est perdu, on en arrive à des gestes désespérés, ou à réutiliser ce qui a échoué. Au Japon un gouvernement de machos veut relancer l’inflation. Remède de cheval : usage massif de la planche à billets. Personne ne sait ce que ça peut donner. Et si l’inflation faisait exploser le prix de la dette d’un pays surendetté ? Dans la série apprentis sorciers, le Bitcoin. Les informaticiens expérimentent des formes de monnaies électroniques. C’est mondial, et il  n’y a aucune réglementation. Quant à l’Angleterre, elle est incapable de maîtriser ses achats d’armement. Comme aux meilleures heures du Thatchérisme, elle a décidé de les confier au secteur privé. Probablement à une entreprise américaine. The Economist doute qu’il soit plus facile de contrôler une entreprise privée que le secteur public. Et que la mesure soit dans l’intérêt du pays. Je suis d’accord.
Ailleurs dans le monde, M.Obama essaie de détacher les quelques Républicains dont il a besoin pour voter ses lois. Et ceux-ci commencent à découvrir qu’ils ont intérêt à transiger. S’ils demeurent les représentants des blancs, les lois de la démographie vont les rayer de la carte. La CIA reverrait sa mission. Après le 11 septembre, elle a eu à nouveau le droit de tuer. Elle a d’abord eu recours au privé, pour torturer sans procès. Mais M.Obama a mis un terme à ses pratiques. Ce qui l’a forcée à passer à l’élimination sommaire par drone. Du coup, elle n’a plus le temps d’espionner. Ce qui a conduit les USA a être surpris par les derniers développements géopolitiques. Elle devrait donc laisser les meurtres à l’armée et en revenir à son métier d’origine. Au Venezuela, M.Chavez serait remplacé par un naze et une clique inquiétante.
Psychologie de crise, pour finir. Une étude montre que : « un stress quotidien, apparemment trivial, à long terme fait des ravages dans la santé mentale ». Autre héritage du Thatchérisme ?

Economie anglaise en panne

Europe. L’Angleterre est en panne. The Economist suit ses crises depuis 170 ans. « Cinq ans après chacun de ces événements, l’économie était en croissance. Ce n’est pas le cas cette fois. » Le salut est keynésien. Investissement dans l’infrastructure de transport. Mais il faut trouver 28md£ pour cela. Pourquoi ne pas emprunter ? Rien ne va, d’ailleurs. La Grande Bretagne vient d’essuyer une défaite en Europe, en ce qui concerne la paie des banquiers. L’annonce d’un référendum sur son appartenance à l’UE a affaibli une position traditionnellement forte (« La Grande Bretagne demeure la plus puissante force de libéralisation du marché commun et de promotion du libre échange »). Et elle n’a pas les faveurs de Mme Merkel, seule maître de l’Europe après Dieu. L’Amérique deviendrait-elle européenne ? Le mal de l’Europe, c’est le sud. Contrairement au nord, on n’y croit pas que travailler dur soit suffisant pour réussir. Jusque-là l’Amérique, elle, avait un « contrat social partagé », mais elle se dispute de plus en plus.
Mme Merkel navigue au gré des courants électoraux. Pour le moment, elle dérive vers la gauche. L’Espagne va-t-elle ressembler à l’Allemagne ? En tout cas, ses réformes sont aussi terribles que celles de Schröder. Mais n’est-ce pas plus la puissance du tissu économique de l’Allemagne que ses réformes qui ont fait son succès ? me suis-je demandé.
En Italie, on a l’air parti pour de nouvelles élections. M.Bersani, devrait laisser sa place à un concurrent, M.Renzi. Il aurait plus de chances que lui de les remporter.
Moyen orient. Les frères musulmans, qui semblaient représenter un Islam honnête et responsable, n’ont pas été à la hauteur des attentes. Qui va les remplacer ? Les autres courants islamistes vont-ils parvenir à s’unir ? Curieux jeu de chaises musicales en Palestine. L’Egypte aurait peur que le Hamas soit contagieux. Elle aurait fermé ses tunnels. Ce qui l’aurait forcé à faire du commerce avec Israël. Et à renforcer son fondamentalisme, pour qu’on ne puisse le critiquer de collusion avec l’ennemi.
Entreprises. Les actionnaires empêchent de dormir les dirigeants de grandes entreprises. Ce qui est bien, dit The Economist. Ce qui l’est moins est que les Etats européens veuillent contrôler la paie des dits dirigeants. (Réflexe « populiste ».)
Grande transformation : Internet fait triompher l’ère du partage. Quelles vont en être les conséquences ? Quant à Google, il aurait découvert l’importance de faire de beaux produits, comme Apple. Cela aurait profité à son cours de bourse. 

Italie, pays de bouffons ?

Un chroniqueur de France culture traitait Berlusconi et Grillo de « bouffons ». Le sont-ils tant que cela ?

Depuis qu’elle est entrée dans l’euro, l’Italie est en déclin. Elle s’est privée de la dévaluation et de l’inflation, qui la maintenaient à flots. En outre, elle est dirigée par une Allemagne qu’elle n’a pas élue. Est-il totalement illogique, dans ces conditions, que les bouffons proposent de sortir de l’euro ? (D’ailleurs une dissolution ordonnée de l’euro, pour raison d’absence de solidarité, n’est-elle pas une solution raisonnable ?)
Quant au vertueux Monti, comme beaucoup de nos dirigeants, il se veut représentant de l’entreprise, sans y avoir jamais mis les pieds. S’il l’avait fait, il saurait qu’un changement n’a le droit de vivre que s’il donne immédiatement des résultats. Or, ses réformes ont fait énormément de perdants, et ont eu zéro bénéfice. C’est une erreur que les bouffons n’auraient pas faite.
Il y a peut être plus curieux. Je disais que l’Italie était, comme la France, un pays dont le principe est le clientélisme. En lui retirant sa souveraineté, l’Allemagne n’est-elle pas devenue, de fait, son tuteur ? L’élection de « bouffons » ne la force-t-elle pas à agir ? L’Italie aurait-elle voté Merkel ?

Dr Merkel and Mr Krugman

L’Atlantique a ses Charybde et Scylla. Mme Merkel et M.Krugman. L’une nous dit « Arbeit », l’autre, « Keynes ».

  • Pour Paul Krugman, il faut relancer l’économie, la croissance permettra de lever des impôts et de payer nos dettes. La rigueur, c’est l’inverse avec le chaos comme seule issue. Lumineux.
  • Mme Merkel répond que depuis des décennies, nous nous sortons des crises par toujours plus de dettes. Nous ne faisons que déplacer, et amplifier le problème. Nous vivons à crédit en détruisant notre patrimoine. Le succès de l’Allemagne vient, justement, de ce que ses entreprises ont su développer leur avantage concurrentiel. Il suffit, pour s’en convaincre, de comparer constructeurs allemands et français.
La bonne solution ? Entre les deux, dit Aristote. Nous devons nous remettre au boulot. L’ère de la cigale est finie. Mais on aura du mal à repartir, sans entraide. 

La perfide Albion se tire dans les pieds ?

L’Angleterre va-t-elle quitter l’Europe ? The Economist pense qu’elle n’y a pas intérêt. Curieusement, l’article montre que l’Angleterre a déjà obtenu un grand nombre des dérogations qu’elle a demandées. Notamment elle n’est pas liée par les limites d’heures concernant le travail (« les employés peuvent choisir de ne pas appliquer la semaine de 48h »). Et si ses agriculteurs, libérés de Bruxelles, se retournaient contre leur gouvernement ? Et si l’Angleterre avait pigeonné le reste de l’Europe ? Et si elle avait poussé trop loin une stratégie qui lui a si bien réussi ? me suis-je demandé. J’apprends aussi qu’elle est la taupe de pays qui veulent rester aux limites de l’UE (Norvège, Suisse). Si elle la quitte devront-ils y entrer ?

La situation britannique n’est pas brillante, par ailleurs. La stabilité du chômage masque la transformation de la nature de l’emploi créé « plus de gens travaillent moins d’heures ». Le gouvernement a tapé sur les riches et les pauvres et protégé les moyens. Comme ailleurs, la société se divise en deux : les « gagnants » qui bloquent le changement, et les perdants qui le sont de plus en plus. Seul espoir : le reste du monde va bien finir par repartir !
Plusieurs scandales ont précipité des journalistes au cachot. La presse anglaise va être réformée. Il s’agirait, si je comprends bien, de donner aux pauvres les droits qu’ont les riches de saisir les tribunaux.

La stratégie de Mme Merkel ? Rouler dans le brouillard. C’est-à-dire aller si lentement que l’on est capable de s’arrêter dès qu’un obstacle apparaît. Par ailleurs, les europhiles commenceraient à avoir ses faveurs. M.Monti a redressé les affaires de l’Etat italien. On découvre maintenant que le problème de l’Italie n’est pas là. « Ses plus grosses défaillances sont un faible taux d’emploi, une productivité en baisse et un manque de compétitivité par rapport à l’Allemagne. » M.Montebourg permettrait à M.Hollande de donner le change à son aile gauche.

Croissance brésilienne faiblarde. The Economist en veut à la présidente du pays, amie de l’Etat, et non du marché. Quant au Mexique, on y assassine les maires.
En Egypte, M.Morsi va installer une dictature islamique, avec l’assentiment populaire, qui veut le calme.
Quelques journaux semblent être parvenus à maîtriser Internet. Ils ont rendu payant leur contenu. En revanche, ils ont perdu beaucoup de revenus publicitaires. Internet aurait-il augmenté le prix de l’information ?Partout dans le monde, on essaierait de développer l’enseignement professionnel, dont la faiblesse expliquerait le déséquilibre entre offre et demande d’emplois.

Le réchauffement climatique serait favorable au nord… Conséquences des pressions migratoires qui pourraient en résulter ? Jamais simple à prévoir lorsqu’on laisse faire le changement. En tout cas, un tel réchauffement, au 13ème siècle, aurait fait pousser l’herbe sous les pieds des chevaux de Gengis Kahn. D’où ses conquêtes.
Après des années de libéralisme où il fallait travailler frénétiquement, la méditation a de plus en plus le vent en poupe. Elle générerait des émotions positives qui agiraient sur le nerf vagal, qui lui-même produirait des effets corrélés à une bonne santé. Mais tout le monde ne serait pas configuré de la même façon. 

Union Eropéenne, prix Nobel, militant

L’EU reçoit le prix Nobel. Le Comité Nobel ne récompense plus une vie, il influence le monde pour qu’il mérite le Nobel ? N’est-ce pas pour cela qu’Obama a reçu le Nobel de la paix ? Afin qu’il ne poursuive pas les guerres de Bush ? Ou que l’action anti-Bush de Paul Krugman a été récompensée ? Afin de montrer que la pensée néolibérale n’était pas seule au monde ?

Et voilà que l’on commence à soupçonner Mme Merkel de suivre un peu trop son intérêt électoral à court terme. Ce que dit The Economist du rapprochement EADS / BAE qu’elle a empêché : « Les explications possibles incluent sa prudence personnelle, la répugnance des électeurs allemands pour l’industrie de l’armement, et surtout la suspicion que l’âme de la nouvelle entreprise serait plus anglo-française qu’allemande. Tout ceci devrait inquiéter les Européens. Si une fusion globalement logique peut échouer du fait de raisons insignifiantes, quel espoir pour une union bancaire ? »
C’est ce moment que choisit l’Académie Nobel pour rappeler à l’Europe que, si elle a fait quelque chose de bien dans son histoire, c’est de s’être réconciliée avec elle-même. Dans l’immédiat après guerre…