Étiquette : Merkel
Spécial indépendance écossaise
Qu’est-ce qui fait une éducation nationale efficace ? Ni le salaire, ni la taille des classes. La compétence de l’enseignement, et le dispositif qui le soutient.
Mr Juncker und Dr Merkel
PS. Un complément venu de Jean Quatremer : L’Union bascule dans la démocratie parlementaire.)
Chaos, principe du capitalisme de marché ?
Une nouvelle semaine de surplace mondial
Contrat et égalité des sexes
Attention, ce billet n’est pas pour tous publics. Certains propos sexistes pourraient heurter la sensibilité du lecteur.
Ma vision de la femme et de l’entreprise évolue :
Dans un premier temps, j’ai constaté que la femme était l’as du changement. Elle a les vertus de l’animateur du changement. En gros, elle sait jouer sur les codes informels de la société, sur ses réseaux. « Elle a du pouvoir sans pouvoir ». (Elle peut manœuvrer un groupe humain sans en être le chef.)
Petit à petit, j’ai découvert d’autres caractéristiques. Celles-ci ne collent pas à ce que demande la vie des affaires.
La meilleure façon d’en parler est d’évoquer le stéréotype de la femme fragile et capricieuse. Curieusement, c’est une militante du MLF qui m’en a la première parlé, il y a 30 ans. Elle s’était trouvée, avec un groupe de randonneurs, dans une situation difficile. Et alors, elle s’était comportée en femme traditionnelle, que l’on doit défendre. Quant au caprice, il me semble avoir sa raison. C’est une façon efficace, mais inquiète, de tester l’affection de l’autre. Si tu m’aimes, tu dois chercher à me comprendre.
Ce comportement ne va pas avec la logique de rationalité, matérialisée par le contrat, qui est probablement le fondement du capitalisme. « My word is my bond » de la bourse de Londres, je m’engage et je tiens parole. Ce qui demande de penser vite et bien. Et d’être tenu par une forme de sens de l’honneur. La femme, quant à elle, tend à se défiler. Et, quant elle ne le fait pas, elle est en situation de faiblesse face à l’homme. Car il est mieux préparé qu’elle à cette situation par son éducation, me semble-t-il.
Tout ceci est donc probablement une question de socialisation, d’apprentissage. Et même de socialisation occidentale. Cependant, en l’état, il me semble que, dans l’entreprise, femme et homme ne sont pas substituables. A long terme, a-t-on intérêt à appliquer une « théorie des genres », qui rendrait femme et homme indistinguables ?
(Deux cas d’espèce :
- Mme Thatcher. Je soupçonne qu’elle a eu, au moins en termes de leadership, un comportement masculin. C’est le type même du leader charismatique.
- Mme Merkel. Représente le leadership féminin typique ? Ce qu’une dirigeante appelait le « maternalisme » ? Peut-être défend-elle les siens ?)
Mme Merkel über alles
En lisant ce que disent les étrangers, je réalise que Mme Merkel dirige l’Europe. Le fait-elle bien ou mal, me suis-je demandé ?
Ce qui me frappe, c’est qu’elle me semble penser par elle-même. Ne déciderait-elle pas en son âme et conscience ? Elle navigue probablement selon l’intérêt de son pays, mais je ne suis pas sûr qu’elle ne prenne pas aussi en compte les intérêts des autres. Car elle ne semble pouvoir compter sur personne. Autour d’elle, c’est l’irresponsabilité. La France ? Ne tirez pas sur l’ambulance. Les Italiens ? Massacre entre amis ? Cameron ? Le cire-pompes, qui veut s’attirer les bonnes grâces de la maîtresse ? Rajoy ? L’échec honteux ? Les pays du nord ? Repli égoïste ?
Ce qui semble louable :
- La gestion de la crise ukrainienne. Elle cherche à un maintenir un dialogue entre les partis concernés, sans céder aux idéologies des deux bords.
- Contrairement, à nous, elle défend sa constitution contre les empiétements européens, tout en essayant de ne pas couler l’Europe.
Moins judicieux :
- Sa volonté de rigueur pour les autres. Elle plonge l’Europe dans une forme de cercle vicieux déflationniste. Mais peut-elle dire autre chose que « rigueur » aux irresponsables qui nous gouvernent ?
- Sa politique énergétique.
L'Ukraine enrichit l'Amérique ?
Il faut sauver l’Europe de sa dépendance au gaz russe. Il faut l’approvisionner en gaz américain et irakien. Voilà le message qu’envoie de plus en plus la presse anglo-saxonne (UK urges EU to cut energy reliance on Russia, dit le Financial Times.)
La crise ukrainienne ne pourrait-elle pas tourner en une magnifique action commerciale anglo-saxonne ? S’emparer du marché de l’énergie européen, cela doit rapporter beaucoup, non ? Ne serait-il pas dans l’intérêt de l’Europe d’amener M.Poutine à arrêter de se comporter comme un irresponsable ? (Ce qui est peut être le jeu de Mme Merkel.)
Sympathie pour l’opprimé et incertitudes internationales
Imprévisibilité du changement. L’accord avec l’Iran annonce une nouvelle ère d’incertitude. Va-t-il employer ses nouveaux moyens pour attiser les conflits du moyen orient, ou pour les calmer ? The Economist estime que, de toute manière, la situation était intenable. Quant à la Chine elle multiplie les provocations contre ses voisins et les USA. Stratégie Munich ?
Et si le nom de notre changement était "contrôle de gestion" ?
Jadis les entreprises et les Etats dépensaient sans compter. Une bonne idée ne devait-elle pas, fatalement, les enrichir ? D’ailleurs n’était-ce pas le message de Keynes aux Etats : dépensez, cela créera de la croissance ? Mme Merkel ne veut-elle pas nous sortir de cette pensée magique ?
Or, les entreprises disposent d’un outil pour cela. Le contrôle de gestion. Il veut permettre au dirigeant de s’assurer qu’il obtient bien ce qu’il veut. Ou, plus exactement, il lui indique que ses plans ne tournent pas comme il l’avait prévu, et qu’il est temps d’agir.
Je me demande si notre histoire récente ne peut pas s’interpréter comme cela. Essayer de contrôler les conséquences de nos idées, avant qu’elles ne nous nuisent. Apprentissage de la responsabilité ?
(Cette idée m’est venue, notamment, en considérant la vie d’Henri Bouquin, un des inventeurs du contrôle de gestion moderne. C’est en s’adaptant à l’évolution de la société qu’il a produit son oeuvre, me semble-t-il.)




