McChrystal

Lorsque je relis mes notes, je vois que, du temps du général McChrystal, on pensait que l’Afghanistan pourrait devenir un pays civilisé. Il a été licencié par B.Obama. 

On peut se demander si le retrait d’Afghanistan, honteux, n’a pas convaincu le monde du ridicule de l’Ouest, avec toutes les conséquences que cela peut signifier, en Ukraine, demain à Taiwan ?, et ailleurs.

L’Afghanistan aurait-il pu être un succès ? 

En y réfléchissant, il me semble que l’on ne peut pas laisser crever des gens quand on peut les sauver. Et qu’il aurait fallu essayer de le faire « quoi qu’il en eût coûté ». Ce n’était pas parce que, jusque-là, l’intervention américaine avait été un échec qu’il ne fallait pas persévérer.

(On disait d’Obama que de « cool », il était devenu « cold ». Le mal des bien-pensants ?)

Afghanistan : bout du tunnel ?

L’OTAN tiendrait le haut du pavé en Afghanistan :

  • Les Talibans seraient soutenus par une minorité (30% des Pashtouns qui représentent 2/5ème de la population) et honnis par une majorité.
  • La majorité du peuple désirerait un minimum de confort matériel et de risques de se faire tuer. Et l’OTAN serait vu comme meilleur que les Talibans pour chaque critère de satisfaction (en particulier, il tuerait beaucoup moins de civils).
  • L’offensive en cours vise à éliminer le cœur du dispositif taliban.

Les calculs du général McChrystal auraient-ils été corrects ?

Afghanistan : changement de stratégie

Is General McChrystal a hippie? ou la nouvelle stratégie de l’armée américaine en Afghanistan :

  1. Elle réalise que son attitude lui aliène la population et nourrit les rangs des Talibans (voir Point sur l’Afghanistan).
  2. Donc, l’armée ne doit plus attaquer le Taliban, mais se faire une amie de la population, qui, elle, s’occupera du Taliban, devenu fauteur de trouble (et de plus en plus isolé).
  3. Comment se faire un ami de l’Afghan ? L’aider à satisfaire ses aspirations : paix, ordre, et un meilleur sort.

Voilà le principe même du « changement à effet de levier » : l’erreur de l’armée c’est de vouloir faire la guerre. C’est cela qui l’avait enfermée dans un cercle vicieux.

Compléments :

  • Qui dira que l’Américain n’est pas pragmatique ? Le général qui a conçu cette stratégie était vu comme le pire des faucons : Baroud d’honneur. Voir aussi : Obama et l’Afghanistan.
  • L’auteur du billet, qui certainement a lu ce blog, s’inquiète de la mise en œuvre de ce changement. Cependant ce blog donne aussi une solution au problème : le contrôle du changement. Si le commandement américain suit de près les résultats de la mise en oeuvre de sa politique, et s’il a les moyens suffisants pour en corriger les effets (le cas échéant), il a de bonnes chances de réussir.