Étiquette : Marketing
De l’utilité des relations presse
- Mon sujet (le changement) intéressant le journaliste, j’ai la chance d’être sollicité. Ce qu’a changé l’emploi d’une attachée de presse n’est pas tant le nombre de contacts que j’obtiens maintenant (même s’il a nettement augmenté et surtout s’est régularisé) que leur qualité. Les questions que l’on me pose non seulement sont élégantes et pertinentes mais m’aident à préciser mon message et ma pensée.
- Un partenaire me disait que, pour voir son nom apparaître dans la presse, il fallait payer. Bien entendu, c’est faux. J’ai découvert que les journalistes ont remarquablement peu de temps pour rédiger des articles par ailleurs vraiment complexes. Pour cela il leur faut trouver des sources fiables, compréhensibles, et pertinentes, vite. Ce qui est efficace pour eux n’est pas de connaître quelques spécialistes (comme moi), mais des gens de réseau capables de les aiguiller vers tel ou tel expert. C’est le rôle principal du bon attaché de presse. Les journalistes le voient comme un donneur d’aide.
- Un autre partenaire, dont le métier cette fois-ci séduit la presse, me racontait qu’il n’avait eu que des désillusions avec elle. Il met en contact journaliste et client, mais tout se termine mal. Un attaché de presse lui aurait évité ces désagréments, lui ai-je dit. Il sait ce qu’attend le journaliste, les règles du jeu, comment mener une interview, c’est un animateur de rencontres. (Dans le cas de ce partenaire, il lui aurait aussi demandé de participer au rendez-vous.)
Pakistan
Pourquoi sommes-nous indifférents au sort du Pakistan ? Pourtant son malheur semble dépasser ceux d’Haïti ou d’Indonésie, en 2004, qui ont déchaîné notre compassion ?
- De même que ce qui compte dans la carrière d’un politique ne sont pas l’intelligence de ses idées (au contraire ?), mais ses capacités à s’élever dans l’appareil du parti. Fils d’appareil.
Retour à la raison
iPad
Steve Jobs est un génie du marketing. Va-t-il réussir de nouveau ?
J’ai trouvé une vidéo sur l’iPad. Est-ce convaincant ? En tout cas, j’aime beaucoup la façon qu’a cette machine de tourner les pages des livres.
Cela me rappelle une lointaine conclusion de mes travaux d’intelligence artificielle, début 80 : intelligence artificielle, non, réalité virtuelle, oui.
Réformer l’État
Mon billet sur l’État m’a laissé au milieu du gué. Je dis qu’il faut en faire un « reengineering », les mêmes services (ou un peu mieux), mais en moins coûteux. Oui, mais comment procéder ?
Au fond, le gouvernement a raison : il faut jouer sur les synergies. La décentralisation et, plus généralement, le mouvement d’individualisation de la société, fait qu’il y a concurrence entre énormément de structures qui font la même chose (chaque collectivité, par exemple, veut son école de commerce), et parfois de l’inutile (la communication est devenue un poste significatif du budget des communes). En outre, en forçant l’individu à se défendre seul, à s’assurer, à payer des cours à ses enfants… on adopte une organisation de la société inefficace, puisque ces coûts, mutualisés, seraient nettement inférieurs.
Si le gouvernement a raison sur le fond, il a tort sur la forme. Il est demeuré dans l’idéologie du dirigeant de droit divin. D’un État qui impose d’une main de fer ce qu’il sait bon pour la population. Je me demande si l’histoire de l’après guerre n’a pas été celle de notre rébellion contre cette idéologie étouffante, personnalisée par de Gaulle. C’était le message de la décentralisation : comprendre les besoins des citoyens.
Tout le monde avait raison : la centralisation et la décentralisation. La question est : comment les faire cohabiter ?
Appliquer à l’État le modèle de « l’entreprise qui marche » est une solution à cet apparent dilemme d’une centralisation des moyens accompagnée d’une délocalisation des besoins. L’analyse des conditions extérieures de la nation, combinée à celle de la volonté générale qu’elle exprime, débouche sur une stratégie, puis sur la mise en œuvre de celle-ci. L’État, comme l’entreprise, doit concevoir des outils généraux que le niveau politique local appliquera à la résolution des problèmes spécifiques qu’il rencontre. (C’est ainsi qu’est conçu le « marketing mix » d’une entreprise : des outils généraux que les opérationnels adaptent aux conditions particulières qu’ils rencontrent).
Mais cette transformation ne peut se faire sans une volonté de la population de sortir de l’égoïsme individualiste, d’adopter un comportement collectivement responsable et solidaire, d’abandonner le chacun pour soi.
Compléments :
Bill Belt et Karine Blanc
par DECIDEURS TV
J’avais trouvé le livre de Bill Belt passionnant, et je lui ai demandé de choisir un sujet que l’on pourrait traiter en dix minutes. Il a parlé planification. Ce qui tombait bien, en période de crise où tout semble imprévisible. À partir de l’exemple d’une usine, il a expliqué comment passer d’une prévision à vue (à effets désastreux), à une planification à deux ans, suffisamment précise, et comment, du même coup, éliminer les stocks. Et le tout sans besoin du très coûteux ERP qu’avait acheté l’entreprise. Le plus surprenant est que lorsque j’explique comment il s’y est pris, on me répond « c’était évident ». Mais alors pourquoi les entreprises ne le font pas ? Pourquoi sont-elles aussi inefficaces ? (Questions que me posait déjà l’expérience de B.Delage.)
Neuromarketing
Grande avancée scientifique : pour savoir ce qui fait acheter un consommateur on lui fait subir un IRM. Que constate-t-on ?
si vous êtes attiré par un produit, c’est parce que vous vous identifiez à lui.
Expérience américaine : les gens préfèrent Pepsi-Cola (test en aveugle) mais achètent Coca-Cola.
Autrement dit le codage culturel est infiniment plus puissant que l’aspiration naturelle. Les caractéristiques du produit vendent moins que la communication.
De cette constatation vient de sortir le neuromarketing, une nouvelle spécialité du conseil, dont l’ambition est de programmer la culture humaine pour que nous consommions un produit donné.
Cela nous promet des lendemains qui chantent.
Compléments :
- Cohérence de la recherche anglo-saxonne : Totalitarisme et management.