S’il est possible d’acquérir une culture de management, il est difficile de changer de personnalité. C’est pourquoi il arrive que l’on change de directeur général en fonction du stade de développement de l’entreprise.(…)L’Eglise catholique sait que même un pape ne peut pas avoir toutes les qualités et fait se succéder sur le trône de Saint Pierre, un pasteur, un théologien, un gestionnaire. Cette façon de faire doit être adaptée, car l’Eglise catholique compte 2000 ans.(SCHMITT, Jean-Pierre, Manuel d’organisation de l’entreprise, 4ème édition, PUF, 2002.)
Étiquette : manager
Qu’est-ce qui a changé dans l’entreprise ? Un entretien avec Christian Kozar
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| Christian Kozar en d’autres temps (Le son est ici : http://www.dailymotion.com/video/xfd96w_air-france_news) |
Pourquoi réformer le droit social ?
Management interrogatif
Manager intermédiaire : la chasse est ouverte
- Le cadre proche du terrain (le sous-officier de l’armée), qui a souvent conservé un gros savoir-faire, mais qui aujourd’hui a perdu tous ses repères, vit dans les dysfonctionnements résultant de réformes ratées, et paraît souvent résister au changement.
- Une forme de technocratie gestionnaire et ritualiste (les colonels de l’armée mexicaine), très diplômée, extrêmement coûteuse, qui mène une existence de réunions et de voyages internationaux. Elle a émergé avec le nouveau mode de management, financier, des entreprises.
Qu’est-ce qui rend malheureux l’employé ?
Il semblerait que la cause principale de souffrance au travail soit le mauvais manager. Qu’est-ce qu’un bon manager ? Quelqu’un qui se préoccupe du développement personnel de ses équipes.
Harvard Business Review change ?
J’ai longtemps pensé que le « biais du résultat » était la caractéristique de Harvard Business Review : la réussite était la marque du génie, qu’il fallait copier.
Lutte des classes
Métro arrêté. Mon regard se perd dans une pub pour des plateaux repas. J’en viens à penser aux études de marché.
- Taylor est à l’origine du « knowledge management » et il voulait, effectivement, éliminer les agents de maîtrise. KANIGEL, Robert, The One Best Way: Frederick Winslow Taylor and the Enigma of Efficiency, Viking, 1998.
Nature du dirigeant
Le « top manager » à l’anglo-saxonne (i.e. le modèle dominant) est la négation de ce qui fait l’ethnologue : la culture. Voici des idées qui me viennent en tête en pensant à lui, que je fréquente depuis bien longtemps :
- Il passe son existence sur son lieu de travail, dans des conditions fastueuses. Enchaînant les réunions. Sa vie privée réduite au minimum lui semble démontrer, qu’en compensation, il mérite tous les luxes matériels du monde.
- Pour paraître jeune, dynamique, complet, supérieur par le corps aussi bien que par l’esprit, il s’intéresse au sport.
- Il vit dans un contentement béat. Il n’a aucun idéal, aucun intérêt, il ne sait pas penser, c’est une autruche. De ce fait, l’incertitude et la nouveauté le terrorisent. Pour y mettre un terme, il est prêt à tout. Faute de préparation, il ne peut recourir qu’à l’expédient.
Le mal français : le dirigeant ?
Selon Schumpeter: The French way of work | The Economist
Des études suggèrent que le problème avec les employés français n’est pas tant qu’ils rechignent à l’ouvrage que le fait qu’ils sont mal managés. Selon un rapport sur la compétitivité nationale du Forum Économique Mondial, les employés de base français ont une bien plus grande éthique du travail que les employés américains, anglais ou hollandais. Ils trouvent une grande satisfaction dans leur travail mais sont profondément mécontents de la manière dont leur entreprise est dirigée.
