11 septembre français ?

Attentats en France. La presse doit pouvoir publier ce qui lui plaît, même si cela peut « offenser » (The Economist n’a pas voulu publier les caricatures de Mahomet). Et surtout, attention à ne pas faire d’amalgame entre une infime minorité terroriste, et une immense majorité pacifique.
La Lybie est à feu et à sang, comment se tirer d’un chaos (incompréhensible) ? L’Occident avait mis à la tête du pays un comité d’intellectuels. Il n’a pas osé affronter les hommes forts de ses communautés. Car, la Lybie n’avait pas de tradition unitaire, mais, au contraire, est constituée de groupes ennemis. Curieusement, il demeure un certain Bernardino Leon qui tente d’organiser des négociations entre combattants. Son espoir est de leur couper les vivres pour les contraindre à la discussion. L’Allemagneest aux prises avec des mouvements anti-immigrés. Mais des mouvements opposés prendraient le dessus. Mme Merkel, finalement, aurait décidé de ne pas peser sur les élections grecques (où règne la confusion). En Angleterre, les élections devraient se jouer sur les thèmes des années 90. Ce qui donnerait un avantage aux conservateurs. La situation du pays paraît inquiétante. En effet, ses revenus dépendraient en grande partie de ses placements à l’étranger (560% de son PIB). Or, ils ne lui rapportent plus rien, du fait de la crise mondiale. Sa croissance pourrait se faire par « épuisement de sa richesse ». Le modèle de développement économique de l’Afriquepourrait, enfin, changer. Elle commencerait à se dégager de sa dépendance vis-à-vis des matières premières. Le marché des services, en particulier, se développe. Pour réussir, définitivement, il faut « améliorer son système d’éducation, des investissements dans les infrastructures et une réforme intelligente de la réglementation ». Aux USA, le système politique va continuer à être la proie des escarmouches. Et le parti démocrate manque de quelqu’un qui puisse donner un sens à son combat. Quant à M.Obama il veut laisser une trace dans l’histoire. Ce qui l’amène à rechercher des majorités dans lesquelles son camp se retrouve rarement entier. Les pays du Golfe doivent maintenir leur « stabilité sociale » par la subvention. Ils vont devoir compenser la baisse de leurs revenus pétroliers. Probablement par les impôts.
McDonald’s est à nouveau en difficultés. Faiblesse : sa dépendance vis-à-vis d’une image qui peut-être facilement attaquée. Emergence d’une concurrence « haut de gamme » : le « Fast casual ». Sans OGM.
Le TGV européen n’a pas eu les effets attendus. On utilise toujours autant la voiture. Le bus est en perte de vitesse. Le train n’a pas pris de marché (le TGV a cannibalisé les lignes lentes). C’est l’avion qui a le plus progressé ! The Economist incrimine l’incapacité des opérateurs ferroviaires européens à gagner en efficacité. Faute de concurrence.
« Dans trois grands secteurs (le capitalisme) a singulièrement échoué : la santé, l’éducation et le logement ». Comment, en particulier, réduire le prix du logement, qui n’a fait qu’augmenter. Il faut « avancer sur plusieurs fronts ». (Je ne vois rien de lumineux se dégager de l’article…) Que signifie un monde endetté ? La stagnation. Le Japon est dans cette situation depuis 20 ans. Mais nos sociétés sont moins « homogènes » que la sienne. Plus fragiles aux chocs… Les armées privées connaissent un remarquable développement. Pourraient-elles se créer un marché en déclenchant des guerres ?
Applications de Big Data chez les entreprises du numérique : prévenir le départ de compétences ; équilibrer offre et demande (rien de neuf ?). Quels sont les bénéfices du commerce électronique ? Curieusement, pas majoritairement économiques ! Cela profiterait à des produits peu achetés (livres rares). Mais l’impact économique serait faible. En fait, Internet aurait un intérêt non financier : c’est une distraction gratuite du même type que le léchage de vitrine. 

Nouvelle semaine de crise

The Economist s’intéresse aux banques d’investissement. Les belles années de la profession semblent derrière elle. Quelques banques américaines sont sorties victorieuses de la crise. (Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le contribuable américain qui devra sauver ces monstres de la faillite.) Comme d’habitude, les européennes ont pris un bouillon. (Y aurait-il quelque-chose que l’Europe n’a pas compris dans les règles du jeu de l’économie mondiale ?) En particulier les banques françaises semblent sous-valorisées. Toujours est-il que les class actions gagnent l’Europe.

La productivité mondiale devrait baisser avec le vieillissement de sa population. A court terme, l’Europe va particulièrement mal, mais toutes les économies sont plutôt en recul. Cela pourrait s’améliorer un peu l’année prochaine. (Parce que ça ne peut pas être pire ?) Mais pas à long terme. D’après l’économiste en chef de HSBC, les gouvernements ont compensé le manque de croissance par des expédients. Situation malsaine, difficile à réformer sans susciter nationalisme ou révoltes populaires. (Question : les systèmes sociaux qu’apparemment l’on ne peut plus se payer, n’ont-ils pas été utilisés pour masquer aux pauvres qu’ils vivaient à crédit alors que les riches s’enrichissaient ? Les dits pauvres ne seraient-ils pas quelque-peu les dindons de la farce ?) Pas d’avenir pour l’OMC ? La mode serait maintenant à des négociations bloc à bloc.

Les Indiens ne paraissent pas beaucoup se préoccuper de l’emploi des masses de jeunes qui vont arriver sur le marché du travail. L’Inde est un pays difficile à faire évoluer.

Barack Obama a une majorité du pays pour lui, mais pas ses élus. Le découpage électoral les protège de l’opinion publique nationale. M.Obama se demande comment utiliser ses techniques de campagne pour les ébranler. Par ailleurs, on se demande quel va être l’impact de ses lois sur la santé, sur une industrie qui emploiera en 2020 « un travailleur américain sur 7, sans compter les entreprises auxiliaires, telles que les sociétés informatiques ou les cabinets de conseil spécialisés ». L’Amérique veut se concilier les économies asiatiques. Mais sa politique militaire semble hésitante et contreproductive. « La Chine est inquiète, mais les alliés de l’Amérique ne sont pas rassurés. » En tout cas, les relations américano-coréennes sont excellentes.

Le président du parlement européen désirerait que ce parlement élise le président de l’Europe. Ce pourrait être lui. Ou cela pourrait servir sa carrière en Allemagne, si je comprends bien. Allemagne où les manœuvres politiques sont toujours aussi compliquées à suivre (dernier épisode : les Verts sont en faveur d’une redistribution vigoureuse) et l’issue des prochaines élections, incertaine.

En Lybie, les milices semblent gouverner le pays.

Les revenus des 3 grands cabinets de conseil en stratégie ont cru fortement l’an dernier (17,3% pour Bain). Leur métier a évolué. « Ils tirent maintenant la plus grande part de leurs revenus de la mise en œuvre d’idées, de l’amélioration des processus internes de leurs clients, et d’autres missions non considérées traditionnellement comme du conseil en stratégie ». Si bien que les 4 grands cabinets d’audits essaient de les concurrencer, en achetant d’autres cabinets de conseil en stratégie. Windows 8 va mal. Décidément Microsoft semble incapable de sortir du marché du PC. Une start up lance un appareil qui photographie tout ce que vous voyez. Et il existe des systèmes d’évaluation des navires marchands. Apparemment, les fonds d’investissements s’intéresseraient au marché de l’occase navale.

Le dioxyde de carbone n’arrête pas de s’accumuler dans l’atmosphère. Personne ne s’en préoccupe. 

Lybie : ratage ?

Milice, milice, milice. On ne parle que de milices en Lybie. Le pays semble proche de l’anarchie. (Le Figaro – International : Libye : les milices font régner leur désordre)

Je me demande si elle n’est pas un nouvel exemple de la longue série des changements ratés de Nicolas Sarkozy (cette fois-ci, il n’était pas seul) qui fournissent des exemples à mes cours, et me dépriment. Rien n’avait été prévu pour l’après guerre. Comment, d’ailleurs, aurait-il pu en être question ? Nos pays ne sont-ils pas en faillite ? 

Comment aider la Syrie ?

Ce qui se passe en Syrie est d’autant plus préoccupant que l’on voit mal comment cela peut se terminer.

Le mécanisme semble le suivant : Bachar el Assad (ou ses proches) se serait lancé dans une vague de répressions qui aurait pour but de provoquer une réaction de son opposition, et une guerre civile entre communautés syriennes, qui justifierait a posteriori son action et son rôle.

Cela n’aurait pas réussi. Son pouvoir pourrait se fragiliser du fait du mécontentement de composants de la société qui lui sont utiles (par exemple les commerçants).

Mais peut-il être remplacé par un régime stable ? Le fait que les communautés syriennes ne s’entredéchirent pas est un signe positif. Cependant l’opposition politique est divisée et paraît incapable de gouverner. En outre, la Syrie est une pièce de l’équilibre local entre Sunnites (poussés par les Saoudiens) et Shiites (poussés par les Iraniens).

Comment manœuvrer dans ces conditions et déboucher sur un édifice viable ? Ce qui ne semble pas avoir été très bien réussi, dans des cas bien plus favorables, à la fois en Égypte, en Tunisie et surtout en Lybie (dont on ne parle plus !?).

Compléments :

N.Sarkozy employé par Bouygues ?

On dit que M.Sarkozy aimerait gagner beaucoup d’argent en travaillant pour le secteur privé. Je me demandais qui pourrait l’embaucher. Peut-être une société de conseil comme dans le cas de M.Breton ? En fait, d’après Mme Lauvergeon, il pourrait rejoindre Bouygues. (Anne Lauvergeon atomise Nicolas Sarkozy et Henri Proglio– Le Monde)

Peut-être dans une fonction commerciale : n’a-t-il pas joué les commis voyageurs de la France ? Apparemment, il aurait même voulu vendre des centrales nucléaires à M.Kadhafi.