Une technique de communication bien connue consiste à lancer des idées pour voir si l’opinion leur est favorable. L’annonce de la nationalisation de l’usine d’ArcelorMittal en est-elle une illustration ? Arnaud Montebourg se demande-t-il si le libéralisme n’a pas du plomb dans l’aile ? Si l’opinion mondiale ne serait pas prête pour autre chose ? Si les fameuses forces du marché, si terrifiantes, existent vraiment ? (Pour le reste, l’affaire pourrait être foireuse.)
Étiquette : Londres
Réquisition de logements vides
Hébergement de SDF. J’entendais une ministre annoncer la réquisition des logements vides. Je m’interroge.
Ne s’en prend-elle pas au droit de propriété ? N’est-ce pas un droit de l’homme ? Un socialiste n’est-il pas supposé défendre les droits de l’homme ? D’ailleurs, qu’est-ce qu’un logement vide ? Ne devrait-on pas compter comme vide les grandes habitations occupées par peu de monde ? à propos, jadis les églises accueillaient les pauvres, pourquoi n’est-ce plus le cas ? Pourquoi, plus généralement, les bâtiments publics, qui sont vastes et qui ne servent que quelques heures par jour ne sont-ils pas réquisitionnés ? Ce qui m’a rappelé un article de The Economist qui expliquait que Londres offrait un toit à ses SDF : pourquoi, diable, le socialiste Paris n’y parvient-il pas ?
| Avec les compliments de la Mairie de Paris |
La puissance publique ne devrait-elle pas nous protéger, plutôt que de nous accuser de ses impérities ?
Les droits de propriété sont protégés par la loi, la constitution ou une déclaration des droits. Le cinquième et le quatorzième amendement de la Constitution des États-Unis, par exemple, protègent explicitement la propriété privée. On retrouve également cette protection dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, article 17, dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, article XVII, et dans la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), protocole n°1.
Crépuscule de Londres
The Economist s’inquiète pour Londres. (A precarious brilliance) Le danger qu’il court est moins le déplacement du centre de gravité économique mondial, que la haine que l’Anglais ressentirait pour sa capitale.
Les trois groupes de gens qui sont particulièrement impopulaires en Grande Bretagne : les riches, les banquiers et les immigrants – sont ceux dont dépend Londres.

