Un roman de Jules Roy. Les premiers temps de la colonisation de l’Algérie, vue par l’humble colon. Un livre découpé en quelques moments marquants, où il est fait une grande place au monologue intérieur.
La cohabitation avec l’autochtone est inconfortable. On apprend que Napoléon III aurait été fidèle aux idéaux de sa jeunesse, au temps où il faisait le coup de poing avec Garibaldi. Il aurait considéré que les Algériens étaient des hommes comme les autres.
Du Figaro à l’Humanité, ce livre a fait l’unanimité de la critique. Je suis l’exception qui confirme la règle.
N’ayant pas trouvé le tome un, j’ai commencé par le deux. Mauvaise idée ?
Histoire pitoyable. Gombrowicz se vente d’être un homme libre, alors qu’il a une soif maladive de reconnaissance. Il est en lutte avec les Polonais, qu’ils appartiennent à l’émigration ou à la Pologne communiste, il leur dit : regardez, je suis un grand auteur, ce sont les Occidentaux qui l’affirment !
En ces temps, après guerre, le marché de la littérature était mondial. On aimait l’auteur cosmopolite. Ledit auteur était une célébrité et reçu par chaque nation. Et Gombrowicz a profité de cette mode. Pour le reste, il avait pour principe d’être systématiquement malpoli avec ceux qui l’accueillaient, d’être provocant. Ce que ceux-ci devaient porter au compte de son originalité.
Quant à ce journal, qu’il semble considérer comme une oeuvre formidable, il est vide. Il reproche aux Argentins de chercher à bâtir une nation, aux intellectuels français d’obéir à des modes, et aux Allemands d’après guerre de ne plus avoir d’âme. Comme étude anthropologique, c’est maigre. Il s’en prend aussi à Dante.
Il n’en demeure pas moins qu’il avait du talent. Mais à quoi cela lui a-t-il servi ?