De la soumission de la femme

Le livre dont je parlais dernièrement dit ceci des sociétés à forte culture paternaliste :

La meilleure stratégie pour une femme qui veut soulager sa subordination à son mari, beau-père ou belle-mère est d’élever beaucoup de garçons et d’établir une relation forte de telle façon à ce que, lorsqu’ils amèneront leur épouse à la maison, elle puisse exercer son autorité sur ses belles-filles.

L’observation d’un de mes anciens collègues libanais m’a amené à cette même conclusion. Sa mère l’avait réduit en une sorte de dépendance totale, qui faisait qu’à 35 ans il se précipitait dans ses bras dès qu’il soupçonnait l’attaque du plus innocent microbe. À quoi s’ajoutait le mépris absolu de la femme, considérée comme un objet. Il me décrivait la France, avec ses femmes libérées mais en déficit d’affection, comme une gigantesque maison de passe, gratuite.
Ce qu’il y a de surprenant dans ce modèle, c’est comment il se perpétue : par la femme, qui fait de l’homme un pantin ridicule, arme de sa vengeance contre une société injuste. 

Énorme Carlos Ghosn ?

Mr Ghosn bets the company. Renault et Nissan semblent vouloir transformer l’automobile. Ce sera du tout électrique en marche forcée. M.Ghosn prédit qu’en 2020, 10% du marché sera électrique, 20% des ventes de sa société. Le reste du monde penche pour 5 à 10 fois moins.

Face à un avenir incertain, il y a trois stratégies (Que faire dans l’incertain ?) : modifier l’avenir à son avantage, comme tente de le faire M.Ghosn, adopter une structure adaptable, l’option (acquérir le savoir faire nécessaire pour attaquer le marché, s’il se développe effectivement).

Alors, rien à dire ? Si : le pari de M.Ghosn peut-il réellement lui donner un avantage déterminant ? Renault ne va-t-il pas devoir bâtir des infrastructures (recharge de batterie) qui profiteront aux autres constructeurs ? Une fois le marché là, aura-t-il une réelle barrière à l’entrée ? Le problème actuel de Renault me semble surtout être son métier : ses voitures ne sont pas fantastiques. Une éventuelle avance en termes de batterie éliminera-t-il ce handicap ? Mais je suis peu compétent.

Cependant, une généralisation de mon expérience restreinte me fait entrapercevoir une autre hypothèse (fantaisiste ?) qui pourrait expliquer de manière plus satisfaisante que la précédente la stratégie de Renault.

J’ai eu beaucoup d’amis libanais et j’ai cru identifier chez eux et leurs compatriotes une tendance culturelle, indépendante de leur confession : vouloir devenir énorme. Le Libanais est increvable quand il s’agit d’affaires, vous pouvez lui faire faire plusieurs fois le tour du monde sans qu’il ressente le jet lag, ou même qu’il prête la moindre attention au changement de paysage. Cette formidable énergie lui permet de bâtir des empires. Mais ils ont la curieuse propriété d’être des baudruches. Le Libanais ne semble pas connaître la notion de coût, mais juste celle de chiffre d’affaires. Si bien que, la veille il peut-être le plus grand, et le lendemain, ruiné.

À suivre.

Compléments :

  • Jusqu’ici la stratégie de M.Ghosn semblait uniquement financière.