Étiquette : Kabla
Marketing VIP Lounge
Hier soir, l’éditeur de logiciel de marketing Aprimo (Terada) a lancé son premier Merketing VIP Lounge. Son objet est de faire un point sur les dernières problématiques de marketing. Hervé Kabla en a fait un remarquable compte-rendu, je n’en dirai donc que quelques mots :
Fullsix y a présenté les intérêts (et la complexité) de la communication multicanal, de Bijenkorf (grands magasins de luxe hollandais – ce qui veut dire apparemment La ruche), comment le marketing de l’enseigne a pris en compte Internet. Et j’ai conclu (en 19’50 »), en expliquant comment mener ce type de changement.
Ce que j’ai retenu, surtout, c’est le bon sens de De Bijenkorf. Son projet a fait l’objet d’une phase pilote, qui avait pour but non seulement d’évaluer sa rentabilité, mais aussi de tester toutes les idées reçues de l’entreprise ! Une fois convaincue, et débarrassée de ses préjugés, elle a pu passer au déploiement sans arrières pensées.
Des participants m’ont demandé pourquoi les entreprises ne suivaient pas les recommandations de mes transparents, ou l’exemple de De Bijenkorf, et s’entêtaient à rater leurs changements. J’ai dit que la cause en était probablement culturelle. En France, le dirigeant est supposé omniscient.
Social Media Awards
Hier, j’étais invité aux Social Media Awards, de l’ESG Management School et de la Sorbonne. Première édition. On y récompensait la stratégie médias sociaux d’entreprises. On pouvait y rencontrer, bien sûr, Hervé Kabla.
Curieux de voir la Sorbonne éternelle, pleine de jeunes cadres ambitieux, se mettre à l’éphémère et à la mode, et faire preuve d’initiative… D’autant que, peu avant, j’étais installé dans la bibliothèque d’égyptologie de l’université – qui probablement est antérieure aux pyramides.
Quant aux Média awards, ils étaient hébergés par un amphi moderne (seule la façade de cette partie de l’université reste debout, tout le reste a été transformé). Cérémonie assez courte et efficace, qui a donné son grand prix à quelqu’un avec qui j’avais étudié en MBA, et que je n’avais pas vu depuis 20 ans… Le monde est petit.
Excellente initiative, donc. Pour l’année prochaine, j’ai quelques suggestions à faire:
- Protéger l’écran de l’amphi de la lumière extérieure, sans quoi on n’y voit pas grand chose.
- Donner quelques exemples concrets de ce que font les élus, de pourquoi le jury a voulu les distinguer. Se contenter d’une image figée de leur site web est bien triste, et ni très média, ni très social.
- Faire une présentation des tendances d’évolution des médias sociaux qui soit plus accessible à mes faibles connaissances.
Les médias sociaux peuvent-ils révolutionner la banque
Le cas. Goldman Sachs recrute un « stratège médias sociaux ». Quelle est la signification d’une telle décision ? Les banques gèrent-elles correctement leur image sur Internet ? Internet constitue-t-il un danger pour elles ? Comment un « stratège médias sociaux » doit il aborder sa fonction ?…
Internet peut-il révolutionner les Universités d'entreprise?
Les universités d’entreprise sont un « grand coup de visibilité ». Elles font beaucoup parler, avant, pendant et après. Elles n’ont pas attendu les médias sociaux pour exister. Mais les médias sociaux semblent avoir démultiplié leur impact. En effet, bloggers, twitters et presse entrent dans un cercle vertueux, chacun stimulant l’autre. Curieusement, cet effet démultiplicateur est obtenu pour une fraction du budget de l’événement.
Fin du centre d’appel à l'étranger ?
Fin des centres d’appel à l’étranger ? On a trouvé mieux : faire s’entraider les clients d’une entreprise, grâce aux réseaux sociaux d’Hervé Kabla. C’est bien plus amical et c’est gratuit. (Monitor: Outsourcing is so passé | The Economist)
Internet peut-il changer notre façon de créer ?
Spencer Wells dit que l’homme, depuis qu’il s’est assis autour d’un feu de camp, innove par la culture (La société contre l’homme). Il crée en groupe. J’en suis arrivé à penser qu’Internet pouvait permettre de faire un reengineering de ce processus. Les étapes de ma réflexion :
« L’ordinateur social » est le moyen le plus efficace de concevoir puis de mettre en œuvre un changement, selon moi. (Et bien d’autres : le procédé est aussi vieux que le monde.)
Ordinateur social ? La société réunit un petit groupe de personnes représentant les différentes dimensions du problème à résoudre par le changement (« parties prenantes »). De leur travail collectif sort de nouvelles règles sociales, explicites ou non (elles les dissémineront par leur exemple).
Compléments:
- Au départ de ce billet, une discussion avec Hervé Kabla : comment faire d’Internet un outil de résolution de grandes questions sociales ? Prolongement d’une réflexion concernant Newsring.
- La dialectique, technique d’animation de l’ordinateur social.
Internet peut-il révolutionner la communication d'un patron charismatique ?
Le cas. L’entrepreneur est un surhomme, qui sait tout faire. C’est le meilleur commercial de son entreprise, son enfant. Les médias sociaux ne peuvent-ils pas être un formidable porte-voix ?
Michel-Edouard Leclerc, Bill Mariott (les hôtels), Jonathan Schwarz (Sun Microsystems) parmi beaucoup d’autres se sont emparés des médias sociaux pour entretenir une conversation avec leur marché. Attention, conversation et pas communication. Les médias sociaux n’ont rien à voir avec la presse, à sens unique et aléatoire. Et cette conversation joue un rôle critique dans les changements. C’est-à-dire lors des transitions (par exemple une acquisition) ou dans les crises (l’entreprise est attaquée à tort, les hôtels Mariott sont victimes d’attentats terroristes…). Un point important : l’impact. Ne pensez pas audience, mais impact. Ce que vous permettent Internet et les médias sociaux, c’est de toucher les gens qui comptent pour vous. Ils ne sont peut-être pas plus de dix ou cinquante, mais ce sont ceux qui peuvent faire votre fortune. Si vous avez une grosse personnalité, si vous êtes un bon communicant, les médias sociaux peuvent donner des échasses à l’image de votre entreprise.
Internet peut-il révolutionner les professions libérales ?
Le cas. Pas facile de se faire connaître quand on a une profession libérale. Non seulement on est souvent seul, mais encore on n’a parfois pas le droit à la publicité (avocats). Les médias sociaux peuvent-ils faire quelque-chose pour les professions libérales ?
Des avocats, des chirurgiens… ont compris qu’Internet permettait de « faire savoir ce que l’on sait faire ». C’est plus facile et plus efficace que d’écrire un livre. Cela demande cependant de savoir écrire, un certain « goût du risque » et d’avoir de la ténacité : une ou deux heures par jour. Mais, comme la course à pied, avec un peu de pratique, cela devient une habitude et un plaisir…
Internet peut-il révolutionner la communication des PME ?
Le cas. Tout cours de marketing digne de ce nom dit que la publicité permet de faire du « pull », c’est-à-dire d’attirer le client. Ce qui est la façon la moins coûteuse de faire du commerce. En outre, la publicité attire des employés et des investisseurs. Mais seules les très grandes entreprises de la grande consommation peuvent se payer une campagne de publicité. Les médias sociaux ne pourraient-ils pas faire la même chose pour les PME, pour un budget compatible avec leurs moyens ? Une révolution ?
Un exemple surprenant : Blendtec. L’entreprise fabrique des mixeurs industriels. Rien de plus ennuyeux. Mais elle a eu un jour l’idée de mixer des iPhones, et généralement tout ce sur quoi elle pouvait mettre la main. Et de mettre la vidéo de l’expérience sur YouTube. Résultat ? 100m de vues, un chiffre d’affaires multiplié par 4, et un réseau de distribution international propulsé par sa notoriété.
Pour les moins aventureux, le blog permet une prise de parole sur les sujets d’actualité pour lesquels l’entreprise a une légitimité. Les réseaux sociaux professionnels (linkedIn, Viadeo) sont un moyen de transformer ses commerciaux en ambassadeurs. Et l’on peut se faire assister par une agence spécialisée pour un coût raisonnable.