L'Islamisme contre l'angoisse existentielle

Un islamiste devenu musulman. Intéressant invité de Question d’Islam, ce matin. Son mal était le vide de son existence. Il l’a comblé en se donnant un ennemi. Ses héros étaient l’Al Pacino de Scarface (« The world is yours ») et Malcolm X. Il a instrumentalisé la religion pour servir ses intérêts. Aujourd’hui il a compris qu’il fallait faire l’inverse. 
Et si de 68 à l’Etat Islamique, on avait là le mécanisme de bien des révoltes ?

Changement et Islam

J’ai saisi un bout de retransmission d’interview de Kudsi Ergüner, un maître soufi turc. Il parlait de la transformation de l’Islam en Turquie. L’Islam y avait perdu sa sincérité. Il avait été récupéré par les intérêts du moment. Notamment politiques. Mais aussi, plus curieux, par l’Occident. Il remarquait que cela avait été le cas de toutes les religions. Les Ashrams indiens, par exemple, étaient aux mains d’Occidentaux. Si j’ai bien compris, en ce qui concerne la Turquie, la perte de l’esprit originel a obéi à une forme de nécessité : la Turquie ayant été occidentalisée de manière radicale, la religion doit faire des compromis avec cette partie de sa culture.

Islam et FN

On voyait bien que l’Islam était dangereux, on n’a pas voulu nous écouter, diraient les partisans du FN. (Article du Guardian.) J’entendais Alain Finkielkraut apporter une sorte de caution intellectuelle à cette idée : la gauche défend les minorités, l’Islam est une minorité, la gauche a laissé faire. 
Ce qu’il y a de curieux, c’est que l’Islamiste radical a beaucoup en commun avec le FN. Il porte un uniforme, et il aime l’ordre. L’ordre serait-il le problème du moment ? Notre gouvernement l’aurait-il compris, qui parle maintenant de guerre, d’état d’urgence, de couleurs nationales, de déchéance de nationalité, de dérogation aux droits de l’homme ? Il se veut l’ordre ? De Charlie à Jean-Marie ?
Mais est-ce de cet ordre qu’il s’agit ? Ce qui est reproché à la société, c’est de ne plus jouer son rôle. Elle ne prépare plus l’individu à occuper une place dans la société. Seuls les riches tirent leur épingle du jeu. D’un côté, on a une sorte de jachère, de vide existentiel. De l’autre des gens qui mènent une vie insouciante et facile. N’étaient-ce pas eux qui étaient visés le 13 novembre ? 
68 disait que la société opprimait l’individu, et que l’école était son agent de basses œuvres. N’est-ce pas l’application de cette idéologie qui semble le mieux définir la société actuelle ? Pour libérer l’homme elle a supprimé les structures sociales ? C’est la sœur jumelle du libéralisme économique ? 
Il semble donc que ce dont a besoin la société, c’est d’un mouvement qui la reconstruise sur des bases saines, et pas d’une agitation plus ou moins vaine de symboles nationalistes. Nos politiques devraient se souvenir que, sur ce terrain, ils ne sont pas les plus crédibles.

Complot islamique

Il semble que le complot islamique fasse recette. En gros, il semble que l’idée soit la suivante : l’Islam est un complot pour subvertir le monde. Et les Islamistes modernes se sont attelés à la tâche. A cela peut s’ajouter une tirade sur la décadence de l’Occident. 
S’il y a décadence de l’Occident, c’est probablement dans l’indigence de ce raisonnement qu’on peut la voir. En effet, qu’a fait l’Islam en 15 siècles, sinon se déchirer en guerres intestines ? Et qu’en est-il aujourd’hui ? Le plus grand ennemi de l’Arabie Saoudite, c’est l’Iran. 
Je me demande si ce type de théories ne reflète pas nos propres fantasmes. Si nous le pouvions nous ferions un grand massacre purificateur ? 

Le téléphone mobile conquiert la planète…

Demain l’humanité aura dans sa poche un superordinateur. En quoi cela va-t-il changer sa vie ? « Le téléphone est une pièce centrale de l’Internet des choses » : c’est « une télécommande pour presque tout ». Cela va aussi bousculer l’entreprise puisque la plate-forme de choix n’est plus le PC ou Internet, mais l’application mobile. Et peut-être aussi notre sécurité. Les téléphones sont particulièrement mal protégés, et ce sont des espions nés ! (Un exemple : « les gyroscopes qui détectent les mouvements peuvent être utilisés pour enregistrer la parole même quand le micro du téléphone est éteint » !). Curieusement l’omniprésence du téléphone mobile pourrait à la fois rendre impersonnelle l’interaction humaine tout en établissant un lien permanent avec l’humanité. (Société d’individus isolés sous le regard de tous ?)
L’Allemagne devient le leader de l’Europe. Qu’est-ce qui la guide ? Eviter que les crises ne dégénèrent en guerre ; éthique ; défense du système international ; conserver l’unité de l’UE, de l’OTAN et de l’Ouest. Et, comme tactique : abandonner ce qui est perdu, pour « sauver le reste ». Ce qui ne fait pas une stratégie. Et ce qui manque de force de dissuasion. Le nouveau gouvernement grec doit faire avaler à ses électeurs qu’il ne peut faire autrement que mener la même politique que ses prédécesseurs. M.Renzi, as du changement ? Il réformerait le droit social. Et ce pour apporter un peu de protection à sa masse de travailleurs précaires et réduire les protections des travailleurs installés. En espérant que cela donne envie d’embaucher à l’entreprise. Les Espagnols sont prêts à tout pour renouveler leurs partis de gouvernement. Après Podemos, voilà qu’arrive Ciuadadanos. Il proposerait un « programme de réformes pragmatiques ». L’Ukraine est prise entre les tanks russes et le FMI. L’infrastructure du Liban a été détruite par la guerre, et seulement partiellement reconstruite. Qu’il existe des installations critiques pour la vie du pays favorise les comportements mafieux. Des partis politiques aux entrepreneurs.
Renouveau industriel aux USA ? Apparemment seulement. Dans beaucoup d’industries de pointe, le pays ne serait pas compétitif. Une question d’impôts et d’éducation. Au moins. Au Venezuela, la situation économique est catastrophique. Le gouvernement cherche à éviter de perdre les élections en jetant en prison ses opposants. La situation économique du Brésil est préoccupante. Désespérée ? A tel point qu’un mouvement thatchérien émerge.
L’Islam est-elle une religion de violence ? Ceux qui disent le contraire sont discrédités aux yeux du peuple… L’Etat Islamique étant un Etat, il a besoin de femmes.
On croyait vivre « l’âge d’or du gaz ». Pas de chance pour les producteurs. Ce le sera peut-être un jour. Mais pas maintenant. L’offre dépasse la demande. Ce qui devrait poser des difficultés à beaucoup d’entre eux, et à leurs fournisseurs.
Xiaomi, fabriquant chinois de téléphones mobiles, connaît un gros succès. Grâce à une formule gagnante : il réalise ses marges sur les applications mais pas sur les téléphones. Honda a essayé de rattraper ses concurrents. Pour le moment cela lui cause surtout des problèmes de qualité. Ils entraînent le départ de son PDG. HSBC a grandi trop vite. Sa gouvernance n’a pas suivi. Du coup, elle a empilé les petits arrangements avec la légalité. Ce qui lui explose à la figure aujourd’hui. Finmecanica, conglomérat hétéroclite, est restructuré. Autre exemple du vent de réforme qui souffle en Italie. 
Histoire des relations difficiles entre économie et politique. Avant 1918, les riches gouvernent. Peu d’impôts et d’Etat. Puis c’est le suffrage universel, l’Etat intervient, éducation et sécurité sociale. Après guerre, c’est le keynésianisme. L’Etat empile les dettes. Inflation et chômage. Puis c’est le monétarisme et ses banques centrales. Aujourd’hui, les nations sont aux prises avec des forces qui les dépassent. Les hommes politiques sont impuissants. Ce qui est mauvais pour la démocratie. (Je ne suis pas d’accord : ce n’est pas parce qu’on ne peut pas contrôler les forces de la nature, que l’on est impuissant !)

La culture contre l’homme ? La nature a calculé nos cils de façon optimale « pour conserver la cornée humide, et éviter les poussières ». Mais la mode a fait du cil féminin un « signal ». Le faux cil est un crime contre l’humanité. 

Origines de l'Islam

Curieux article de wikipedia, qui ressemble à une publication scientifique. L’origine de l’Islam serait une secte « judéo chrétienne ». La chrétienté des origines aurait été divisée en deux branches : des Gréco-romains, qui sont à l’origine de l’Eglise, et des Judéo-chrétiens ou Nazaréens.
Ils différaient des chrétiens gréco-romains sur de nombreux points importants : ils croyaient en un Dieu unique, pas en la Trinité, et rejetaient le dogme de la divinité de Jésus, qu’ils considéraient comme ayant seulement été un ange, choisi et accepté par Dieu qui en fit son messie. En plus du baptême, leurs coutumes comprenaient la circoncision et l’observance du Sabbat comme jour de repos. Ils condamnaient les sacrifices animaux, rejetaient les lois mosaïques et les Prophètes, ainsi que les règles de Paul, et ils préféraient la pauvreté et le végétarisme. Dans leurs rites, ils promouvaient les ablutions ainsi que les prières en direction de Jérusalem, là où les gréco-chrétiens se tournaient vers l’Est. (Citation venue d’ici.)
Ce serait ces derniers qui, s’étant alliés à des tribus arabes pour conquérir Jérusalem, auraient été à l’origine de l’Islam. Les Musulmans auraient cherché à éliminer leur trace du Coran, mais apparemment sans un total succès. Tout ceci est expliqué par Edouard-Marie Gallez ici

L'islam unifie

The Economist craint que l’Islam ne soit pas tant la cause d’une guerre en Europe que le cri de ralliement de ses mouvements populistes. 
Je n’avais pas fait le lien. Je suis assailli de théories que je croyais farfelues. Je n’avais pas compris leur réelle signification. L’Islam fournit un remarquable matériau pour élaborer de pseudo théories scientifiques sur une menace qui planerait depuis toujours sur l’Occident ! (Une revanche des croisades ?) Voilà un argument simpliste à souhait. Idéal pour unir ceux qui cherchent une cause à leur malaise. Rien de mieux pour retrouver un sens à sa vie qu’un ennemi caricatural. Ce ne sont pas les djihadistes qui diront le contraire. 

Nous sommes tous Marine ?

Le monde après Charlie. Il est inquiétant. La menace ne vient pas de l’Islam, mais d’une crise de société, aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient, et du manque de sens de notre vie. L’Islam en fournit un aux djihadistes. Et, encore plus, aux mouvements populistes européens, dans lesquels The Economist voit un danger bien plus grand que celui de l’attentat. Quant aux services de renseignement, ils se heurtent à un os : les entreprises qui véhiculent les données sont maintenant privées. Il devient difficile d’espionner les communications. Mais il est facile de voler en toute impunité. Notamment grâce au Bitcoin et aux logiciels qui permettent d’agir sur le web en anonyme. Dernière innovation : un logiciel qui s’empare de vos données et ne vous les rend que contre rançon. Les autoroutes de l’information génèrent leurs « voleurs de grands chemins ».
L’économie russen’est pas efficace. Elle vit du copinage, et des revenus de ses matières premières. Ils lui ont permis d’éviter toute réforme douloureuse. La baisse du prix du pétrole combinée aux sanctions européennes va faire passer un bien mauvais moment au pays, en particulier à son système bancaire, qui risque de boire la tasse. Cette baisse des prix, par ailleurs, pourrait permettre à beaucoup de pays de supprimer des subventions, massives, à l’énergie. Elles ont des effets redoutablement vicieux. Le monde de l’énergie se transforme. En bien. Il  y a de plus en plus de sources d’énergie. La crise de l’approvisionnement s’éloigne. L’énergie va devenir propre. Et on la consomme de manière de plus en plus efficace et astucieuse. On se dirige vers une sorte d’écosystème où l’intelligence sera dans le réseau, et nous serons tous producteurs et consommateurs. Ce qui promet un changement douloureux aux fournisseurs d’énergie nationaux, européens en particulier. (L’article ne dit pas qui va gérer le dit réseau, mais que la situation ressemble à celle d’Internet…)
L’Europe devrait éviter une crise grecque. Chaque camp est prêt à transiger. A moins d’un « accident ». Ne serait-ce que parce que le prochain gouvernement grec sera constitué d’une « joyeuse bande de néophytes ».
On disait que la Chine, grâce à sa puissance économique, allait dominer l’Afrique et l’Amérique latine. Son influence connaîtrait un reflux. Ce serait une question de valeurs. Au fond elles comptent plus que l’argent. Or les cultures de ces continents sont proches de celles de l’Occident. Les USA sont à la manœuvre. En Inde, M.Modi demeure un farouche nationaliste hindou. (Faut-il avoir peur qu’un super Le Pen soit à la tête de ce qui sera demain le pays le plus peuplé au monde ?)
BP pourrait être acheté par Exxon. La société est affaiblie par la baisse des prix du pétrole et, surtout, par une stratégie hasardeuse qui a eu des conséquences désastreuses. (Comme quoi, il en faut bien peu pour plomber un pan entier de l’économie.) IBM traverse aussi des moments difficiles. Son modèle économique est secoué par celui du partage. La société devrait s’organiser pour suivre un marché « à deux vitesses » : avec d’un côté les services à grosse valeur ajoutée et de l’autre le traitement d’informations banal. Quant aux fabricants de voitures américains, les beaux jours sont finis. Le marché est saturé, ils sont surcapacitaires et face à une concurrence montante sur le haut de gamme. Une guerre des prix suicidaire s’annonce.
La tradition coréenne voulait que les habitants du pays financent l’expansion internationale des champions nationaux. Le citoyen est devenu consommateur et refuse désormais cette pratique.
Economie mondiale : rien ne va plus. Signaux favorables et défavorables. La baisse du prix de l’énergie, c’est bon pour la consommation, mais mauvais pour les producteurs américains. Et puis, que vont faire les banques centrales ? Des bêtises comme la banque suisse ?… L’investisseur est inquiet. Idem en Chine : impossible de savoir si un dirigeant ne va pas faire l’objet d’une purge. 

Le pays arabe : régime fort, Etat faible…

Qu’est-ce qui empêche les pays arabes de s’adapter au monde moderne ? Selon The Economist, de multiples facteurs, en particulier l’Islam. Mais surtout l’adoption d’idéologies rétrogrades (Salafisme). Ce qui aurait mis, dernièrement, le feu aux poudres serait le développement des inégalités. (Au moins en Syrie, cela aurait été dû à une libéralisation économique.) Caractéristique ? « Régimes forts, Etats faibles ». (Et Al Qaïda prend le relais des régimes faibles ?) En Irak, confronté au dit Al Qaïda, les troupes gouvernementales font preuve d’un peu de vigueur, les Russes envoient des avions de combat, et les Américains aimeraient que le gouvernement devienne plus démocratique avant d’intervenir en force.
En Ukraine, M.Poutine utiliserait ce qu’il perçoit comme une technique américaine : créer une succession de crises, par manipulation en sous-main. En France, M.Sarkozy est arrêté. « Il aime tellement la compétition », dit un dirigeant de l’UMP, « que quand il n’y en a pas, il l’invente ». L’Italie est submergée d’immigrés et pourrait utiliser sa présidence de l’UE pour en obtenir de l’aide. L’Allemagne a conservé un système éducatif à trois vitesses. Une tentative de réforme de celle qui prépare à l’université, ne passe pas. M.Cameron aime désormais M.Juncker. Et attend son salut de Mme Merkel. Aux USA, plus M.Obama cherche à contourner le parlement et le Sénat, qui lui sont hostiles, plus ceux-ci le bloquent. (Peut-être faudrait-il qu’il apprenne à aimer la démocratie ?) En Inde, M.Modi fait face à la réalité du pouvoir. Plus compliqué que prévu. Idem en Thaïlande. Les généraux et le populisme sont aux commandes de l’économie. Le Japon veut réformer sa constitution pour qu’elle devienne plus guerrière. Ses pacifistes s’insurgent. Mais sa jeunesse est lasse de la culpabilité qu’on lui fait porter depuis la guerre. La campagne anti corruption de M.Xi Jinping fait tomber des pontes du régime. Ce qui révèle sa volonté d’exercer seul le pouvoir, mais aussi à quel point « le cœur du système est pourri ». La population de Hongkong tente de repousser une OPA sur son île par la Chine continentale, et ses oligarques.
« Cela ressemble au problème de l’œuf et de la poule. Sans forte reprise, les entreprises ne veulent pas dépenser. Mais si elles ne dépensent pas, il n’y aura pas de forte reprise. » Dernière mode de management : holacratie. L’entreprise doit être faite d’équipes qui s’assemblent spontanément pour mener une mission. Sévère amende pour BNP. Les USA mettent le monopole du dollar au service de leurs intérêts. Les obligations vertes font un malheur, bien qu’on ne sache pas trop de quoi il s’agit. Le commerce équitable serait un attrape-nigaud. Il ne rapporte quasiment rien à ceux qu’il était supposé aider. L’Afrique construit son infrastructure, en particulier ses réseaux de fibre optique. Un métier d’aventuriers. L’économie israélienne est dominée par une vingtaine de familles. Elles s’enrichissent au détriment de la population. Mais il est difficile de desserrer leur étau.
Les Tibétains devraient leur capacité à vivre dans des conditions difficiles à un croisement entre homo sapiens et une variante humaine disparue depuis longtemps. La conquête du monde par l’homme aurait été essentiellement une question de chasse à l’eau. 

Le Pakistan et la poudrière islamique

Les élections qui se tiennent au Pakistan éclairent les forces qui tentent de modeler le monde islamique. Rien ne va plus. Très intéressant article.

  • Au Pakistan, « une petite mais très motivée partie de la population a choisi la violence extrême comme forme d’expression politique ».
  • L’affrontement en Syrie déterminera l’équilibre entre Shiites et Sunnites. « Si les Sunnites gagnent, ils vont vouloir renforcer leur pouvoir dans les pays ayant une importante population shiite. Il est rarement su que le Pakistan a la deuxième plus importante population shiite du monde (…) elle a été attaquée impitoyablement à Karachi et Quetta ces dernières années, il y a eu plus de 400 tués. »
  • L’Occident a changé de ligne directrice. Il n’est plus question de l’ancien compromis « autoritarisme en échange d’un approvisionnement en pétrole sûr, de la protection des voies maritimes stratégiques et d’une certaine tolérance à l’endroit d’Israël ». 
  • Mais, une fois de plus, le nœud du problème semble bien plus économique que religieux. La coalition qui dirige le Pakistan a « réussi à créer une structure politique basée sur des fondations tout à fait stables », mais pas à donner au pays une croissance suffisante pour nourrir sa population. De ce fait, « augmentant le réservoir dans lequel les extrémistes tirent leurs recrues ».