Sanctions et Iran

Il y a quelques temps, la radio semblait se réjouir d’un succès des négociateurs turco-brésiliens dans l’affaire nucléaire iranienne.
En fait, ce serait un succès pour l’Iran, qui aurait obtenu le petit peu d’appui qui lui permettrait de diviser le front de plus en plus uni de ceux qui voulaient le sanctionner. 

L’Asie se ferme ?

L’Asie se couvre de pipelines et de TGV. Ces nouveaux réseaux économiques semblent aussi de forts moyens d’influence. Et l’Amérique n’y participe pas.

Les pressions américaines sur l’Iran ont été sapées par les intérêts énergétiques chinois et russes.

Tandis que l’Amérique a essayé à la fois l’encerclement et l’offensive pour influencer le régime voyou de Myanmar, La Chine et l’Inde ont utilisé leurs meilleurs contacts principalement pour avancer leurs intérêts commerciaux.

Iran (suite)

J’entendais ce matin que le gouvernement iranien semblait vouloir faire taire son opposition par une répression féroce.

C’est l’équivalent du « passage en force » de la conduite du changement. Cela peut marcher, ou conduire à une radicalisation du mouvement. Dent pour dent. Demain des attentats terroristes en Iran ? Ils seraient d’autant plus efficaces que le pays à quelques ennemis qui ont envie de l’ébranler.

Curieusement, alors que la contestation se fait entre gens qui semblent partager de mêmes valeurs religieuses, la révolte conduirait alors à la victoire d’extrémistes, qui n’apprécient probablement pas ces valeurs.

Tout dépendra certainement de l’attitude des opposants : s’ils se crispent et résistent, le régime pourrait connaître le chaos.

Complément :

  • Enchaînement d’idées : pourquoi la répression chinoise semble-t-elle fonctionner ? Le régime chinois ne ressemble pas pourtant aux régimes dictatoriaux qui font régner la terreur. Peut-être est-il habile pour trouver des échappatoires à sa population ? La stratégie chinoise après Tien An Men : Chine et mur.

Iran incertain

Interview d’un spécialiste de l’Iran par RFI :
  • D’après ce que je comprends, la célébration de la mort et du martyr serait au cœur des rites chiites. L’opposition aux gouvernants du pays aurait réussi à inscrire ses manifestations de mécontentement dans ces rites. Est-ce que les victimes des manifestations deviennent des martyrs, qui suscitent de nouvelles manifestations ? L’opposition aurait-elle subtilisé le rite qui légitime le gouvernement ? Les martyrs, la religion donc, sont-ils maintenant de son côté ?
  • Le gouvernement procéderait à des exécutions, masquées en accidents, des proches des opposants du régime.
Les deux camps seraient dans une sorte de « pat » ?
Compléments :
  • Un article du New York Times, qui décrit les derniers événements, et un autre, du Monde, qui pense que le gouvernement iranien a de bonnes chances de tenir.

Afghanistan (suite)

Deux articles cités par Global Europe donnent une curieuse image de l’Afghanistan.

  1. D’une part les chefs talibans construisent calmement et dans la clandestinité un état qui gère de manière expéditive un territoire qui n’arrête pas de s’étendre, ce contre quoi ne peut rien faire un gouvernement gangréné par la corruption.
  2. D’autre part, il semblerait que les USA aient de bonnes raisons de rester dans la région pour encore fort longtemps : il faut éviter au Pakistan de se disloquer et faire contrepoids à l’Iran.

Pauvre Obama ?

The Pacific (and pussyfooting) president : B.Obama visite l’Asie.

Il semble infiniment inquiet de plaire à ceux qui rejettent les valeurs américaines (Chine, Birmanie, Iran). Et de leur sacrifier ses alliés, à commencer par le Tibet. Peut-on respecter un tel homme ? Est-ce bon pour son pays ?

Confirmation de la thèse de J.S.Mill selon laquelle les Américain n’élisent que des présidents inconnus et sans personnalité, les autres s’étant fait trop d’ennemis pour avoir la moindre chance de succès ?

Curieusement, les dirigeants chinois n’ont pas semblé beaucoup plus assurés que M.Obama. Explication de l’article : cela « reflète combien le système dans son ensemble craint ces libertés que M.Obama aurait dû défendre avec plus d’audace ».

Le déclin de l’Occident

La Chine, l’Iran, la Russie sont enchantés : leur heure est arrivée, l’Occident est à son crépuscule. C’est lui-même qui le dit.

Oui, mais il le dit depuis plusieurs millénaires, remarque Thérèse Delpech.

Et si cette sorte de dépression chronique, à laquelle seule semble échapper l’Amérique, était simplement un mécanisme de remise en cause, qui permet de voir la prochaine catastrophe avant qu’elle arrive, et de la prévenir ?

Nous sommes des êtres du déclin et du gouffre qui ont soif de renaissance et de salut.

Compléments :

  • Curieusement cet article reprend ce que les psychologues disent des vertus de la dépression, et des dangers de l’optimisme militant américain : Stress américain.
  • Cette théorie pourrait enfin rendre sympathiques nos intellectuels : leur rôle social est de créer une saine dépression ? Triste radio.

Changement en Iran

Les Enjeux internationaux de France culture parlent d’Iran. Quelques souvenirs :

Un pays jeune, éduqué, avec, relativement, plus d’étudiantes qu’en France.

Le président iranien aurait un fort soutien d’une partie de la population et serait en passe de prendre un pouvoir absolu (parallèle avec Napoléon et la Convention), en plaçant le pouvoir religieux dans un rôle secondaire.