« Plus discrètement, l’Iran a montré qu’elle commençait à être affectée par des sanctions internationales de plus en plus punitives. » Son attitude agressive ne serait qu’un moyen de se placer avantageusement dans l’attente d’une négociation avec l’Occident. (Wink or blink)
Étiquette : Iran
Faut-il bombarder l’Iran ?
Faut-il bombarder l’Iran pour lui faire passer le goût du nucléaire ? semblent se demander les USA et Israël.
Explosif Iran ?
Il n’y a pas que la situation intérieure de la Syrie qui soit compliquée. Il faut probablement lire les actes de l’Iran non comme l’expression d’une ligne directrice mais comme celle d’une forme de chaos. Leur motivation serait au moins autant interne qu’externe. Et ce d’autant plus qu’une élection se prépare.
Syrie : un détonateur ?
Deux mouvements opposés face au conflit syrien font peser des menaces qui vont au-delà, me semble-t-il, des frontières syriennes.
D’une part, l’Arabie saoudite, tout comme Al-Qaida, lancent des appels aux musulmans sunnites pour soutenir ou intervenir en faveur de leurs frères syriens. Cette alliance objective d’un régime politique et d’un mouvement né pour le combattre peut déjà surprendre. Elle s’explique par un réflexe communautaire : les quartiers sunnites de Homs se trouvent sous le bombardement d’un gouvernement (et d’une armée) dominé par les Alaouites, apparentés aux Chiites. Lesquels sont soutenus par l’axe chiite constitué par l’Iran, le Hezbollah au Liban et, en moindre mesure, le gouvernement chiite irakien.
D’autre part, la Russie et la Chine continuent de défendre la dictature syrienne – comme tant d’autres dans le monde – peut-être moins par intérêt que pour éviter un précédent qui auraient des résonances intérieures, surtout en Russie. A l’opposé, l’Occident est tenté par un nouveau schéma à la libyenne. Certains pays arabes, notamment ceux qui viennent d’effectuer leur révolution (vers plus de démocratie ?) condamnent de plus en plus fermement la répression en Syrie. La ligne de fracture, ici, se situe entre la pérennisation de régimes autoritaires ou dictatoriaux et le pouvoir au peuple dans un Etat de droit.
Pourtant, si la situation était aussi simple, on pourrait (?) espérer une solution négociée. Il semble malheureusement que le problème est beaucoup plus complexe, pour deux raisons essentielles.
Première raison : la Syrie est un pays lui-même complexe, dominé en nombre par des Arabes sunnites (environ les trois quarts de la population) mais vivant aux côtés de plusieurs minorités ethniques ou ethnico-religieuses (communautés chiites ismaéliennes dont les Alouites, Kurdes, Turkmènes, Druzes, Assyriens et Arméniens notamment). Ces minorités sont des minorités très significatives voire des majorités à l’échelle de certaines régions syriennes.
Deuxième raison : la nature et les intérêts des pays de la région sont très divers. Pour résumer à très grands traits, les monarchies du golfe souhaitent essentiellement protéger les sunnites et contrer l’Iran et son axe chiite. Certaines d’entre elles, notamment l’Arabie saoudite autour de ses régions pétrolières, ont toutefois de fortes minorités chiites (même une majorité dans le cas de Bahrain). Les gouvernements issus du printemps arabe veulent démontrer qu’ils peuvent promouvoir une forme localisée de démocratie, compatible avec l’islam et indépendante de l’Occident. La Turquie (sunnite) tente, elle, de promouvoir son propre régime, d’affirmer sa puissance régionale, de contrôler les velléités des Kurdes syriens…
Les dynamiques politiques à l’oeuvre, à l’intérieur ET à l’extérieur, me font penser au cas libanais. C’est-à-dire à un nouveau détonateur d’un chaos régional. L’importance et l’enchevêtrement des enjeux peut soit bloquer le changement de régime entraînant une crispation internationale durable, soit à l’inverse provoquer un changement si fort qu’il débordera de manière incontrôlable hors de Syrie.
Où va la Syrie ?
Comment les troubles syriens vont-ils finir ?
Reflux de la culture occidentale ?
Le printemps arabe fut-il celui de la démocratie ?
La nouvelle vague semble un retour aux valeurs culturelles traditionnelles. En particulier, l’Arabie Saoudite et l’Iran tiennent le haut du pavé.
Iran USA : situation explosive ?
J’entendais La rumeur du Monde de France culture dire, hier, que l’Amérique et l’Iran ont intérêt à la confrontation.L’argument me semblait celui-ci :
Changement en Palestine.
Les Palestiniens vont-ils s’unir et se rapprocher de l’Égypte ?
Changement en Irak
Les Américains partent, le gouvernement irakien se dispute, les attentats se multiplient et l’Iran cherche à prendre pied dans un pays religieusement ami. (Sovereignty without security) L’Irak va-t-il imploser ?
Total menacé ?
Les bénéfices colossaux des grands pétroliers seraient des trompe-l’œil.