Obama, Afghanistan et discours

Un dirigeant passe souvent des mois à concevoir une stratégie. Quand il y parvient, elle lui devient évidente. Et quand il l’annonce il est tout surpris qu’elle ne le soit pas pour ses collaborateurs. Il ne comprend pas qu’il doit leur faire vivre en accéléré le processus qui lui a permis d’atteindre sa conclusion. Je me demandais si B.Obama, qui a réfléchi pendant fort longtemps à ce qu’il allait faire en Afghanistan, allait tomber dans ce piège. Je suis donc allé lire son discours.

D’ordinaire ce type de discours doit répondre à 3 questions :

  1. Un objectif symbolique en quelques mots, si possible chiffré. L’objectif que se donne B.Obama est d’éliminer la menace terroriste que constitue l’Afghanistan (et non pas d’y installer un régime démocratique). Le retrait de ses troupes commencera en 2011, juste avant les élections.
  2. Un diagnostic qui sonne juste de la situation actuelle (le point de départ). L’Amérique ne s’est pas donné suffisamment de moyens pour combattre les Talibans (quand B.Obama est arrivé, il y avait 32.000 soldats américains contre 160.000 en Irak, au maximum).
  3. Pourquoi va-t-on atteindre l’objectif que l’on s’est donné ? 1) Plus de troupes pour combattre les « insurgés », et protéger « des centres de population clés », ce qui doit « aider à créer les conditions (…) de transfert de responsabilité aux Afghans ». 2) Assistance à des secteurs de l’économie qui « puisse avoir un impact immédiat sur la vie du peuple Afghan ». 3) Collaboration avec le Pakistan, chez qui la rébellion s’est installée.

Le discours semble ensuite vouloir aborder franchement les questions et inquiétudes. En particulier, il explique pourquoi l’Afghanistan ne sera pas le Vietnam, et il chiffre le coût de l’effort militaire. Ce discours paraît aussi vouloir répondre honnêtement aux critiques étrangères : les USA ont joué le premier rôle dans la sécurité mondiale depuis 60 ans, sans jamais chercher à le dominer, ce qui est exceptionnel ; on ne lui en a guère su gré ; il est vrai qu’il a commis quelques erreurs.

Il revient sur la stratégie de B.Obama : avant tout « reconstruire notre force ici », « parce que la nation que je suis le plus intéressé à construire est la nôtre ». Ce qui signifie réduire le prix de son engagement militaire étranger et donc le partager avec des « alliés et partenaires », d’où les efforts diplomatiques de M.Obama (qui sont donc avant tout destinés aux intérêts économiques des Américains).

Il conclut en rappelant que « quand cette guerre a commencé, nous étions unis », et qu’il aimerait que l’Amérique le soit à nouveau.

Qu’en penser ? Discours probablement intelligent, honnête et habile. Mais y a-t-il de quoi susciter l’enthousiasme des foules ? L’union sacrée qu’il appelle de ses vœux ? Le succès afghan est-il garanti ? La démonstration n’est pas très poussée. Peut-être suffit-il à B.Obama d’avoir atteint une conclusion qui le satisfait, il n’a pas besoin de la faire partager ? C’est vrai que, contrairement à mon parallèle avec la conduite du changement en entreprise, il n’a pas à convaincre son peuple pour obtenir ce qu’il veut. Un honnête discours pour quelqu’un qui n’a pas grand-chose à demander ?

Blair ou pas Blair

Quels critères de sélection pour le prochain président de l’Europe ? Un article reprend ce qu’on lit ça et là, mais légèrement différemment :

Tout d’abord, le premier titulaire du poste fera jurisprudence. Autant ne pas se tromper. Ensuite, il y a deux choix :

  1. Soit une star internationale, qui fera que la voix de l’Europe sera équivalente à celle de l’Amérique ou de la Chine. Ce qui signifie Tony Blair, faute de combattants.
  2. Soit un obscur, un homme de compromis permanents que demandent les processus emberlificotés et fragiles de l’Europe. (Il existe une autre définition, semble-t-il équivalente, de cette personne : quelqu’un qui ne fasse pas d’ombre aux autres chefs d’états, ce que des médiocres ne peuvent souffrir.)

Tony Blair a beaucoup contre lui. Outre qu’il appartient à un pays hostile à l’Europe, sa nomination à la tête de l’Europe serait vue comme une provocation par nombre d’Anglais (du type de celles qui déclenchent guerres et schismes) ; il a joué les va-t-en guerre d’Irak ; il n’a rien fait pour rattacher l’Angleterre à l’Europe, à un moment où c’aurait été favorable aux Britanniques (leur culture n’est plus aussi admirée aujourd’hui qu’avant crise) ; il ne comprend rien aux mécanismes subtils et compliqués de l’Europe.

Et moi ? Pas d’opinion tranchée. Et je ne suis pas sûr que les arguments dont il est question ici soient aussi indiscutables qu’on le dit.

  • La jurisprudence sera-t-elle définitive ? Leur fondateur compte beaucoup, mais les organisations savent changer.
  • L’Europe doit elle avoir une voix de star ? Notre fougue nous a joué de sales tours ; il est parfois judicieux d’avoir une attitude au monde modeste, qui sache opportunément exploiter les occasions que lui offre l’arrogance de contrées qui se croient des grandes puissances.

Serais-je, moi aussi, en train d’enterrer Blair ? Non, l’avenir est imprévisible, on apprend par essais et erreurs, c’est souvent (toujours ?) en faisant de grandes erreurs que l’on fait de grandes découvertes. Je suis contre la logique de la médiocrité.

Compléments :

Reluctant crusaders – les USA façonnent le monde

Mes réflexions sur l’Europe (Idée d’Europe) ont produit une question inattendue : et si l’Europe, loin d’être une invention européenne, fruit de siècles de conflits et de pensée commune, était une création des USA ? Et si l’incompréhension de ce créateur pour notre culture expliquait l’état bringuebalant, mal fini de l’Europe, ses logiques contradictoires qui n’aboutissent qu’à des compromis bancals ? La réalité dépasse la fiction. DUECK, Colin, Reluctant Crusaders, Princeton University Press, 2006.

Ce livre veut comprendre comment se forment les stratégies des nations. Son cobaye est l’Amérique.
Certes, les événements (le nécessaire équilibre des forces mondiales) sont déterminants, mais ils ne sont pas suffisants pour tout expliquer. Les stratégies sont « filtrées » par la culture nationale. Pourquoi ? Essentiellement parce qu’une stratégie doit faire vibrer la nation pour l’entraîner, et qu’il y a très peu de thèmes qui la mettent en mouvement. Après cela, bien sûr, d’autres facteurs entrent en jeu, contexte national du moment, ou personnalité du président, par exemple, mais ils sont secondaires.
Le drame de l’Amérique (et de l’humanité) est que sa culture lui impose des contraintes contradictoires. D’un côté, elle se voit comme le sauveur du monde, elle a une mission : imposer ce qu’elle est à la Planète. De l’autre, elle veut le faire sans moyen. Du coup, notre histoire n’est qu’utopies qui s’effondrent piteusement.
Le bien et le mal expliqués
L’Amérique se voit comme un îlot de civilisation, du bien, appelé à sauver le monde de son incompréhensible stupidité. Ce bien, c’est la démocratie, la liberté des peuples à décider de leur sort, et l’économie de marché (idées de Locke). Par une sorte d’effet domino, le bien gagne le monde et le pacifie. Alors le Paradis est terrestre. C’est ce Paradis terrestre, rien de moins, que l’Amérique a tenté de réaliser ce dernier siècle. À plusieurs reprises, elle a cru y parvenir par un coup de baguette magique. À chaque fois elle s’est engagée dans une aventure dont elle n’avait pas prévu la complexité et le coût.
Une caractéristique concomitante de l’Amérique est sa peur de la contamination. Elle veut garder à distance les influences délétères des autres cultures, les réformer sans les toucher. Un peu à l’image de sa façon de faire la guerre : au moyen de machines. Un débat permanent est donc : faut-il imposer nos idées par la force, ou attendre à ce qu’elles gagnent par elles-mêmes ? Dans les deux cas, on veut réussir avec une extraordinaire économie de moyens, et, surtout, avec le minimum « d’entanglement » de contact avec les indigènes impurs.
Car l’Amérique n’est pas qu’un bon samaritain, c’est aussi une forteresse assiégée. La barbarie (le mal), comme le bien, peut gagner le monde et anéantir l’Amérique, par « effet domino ». La pomme pourrie, le pays refermé sur lui-même (Japon du 19ème siècle, URSS, « états voyous » modernes), qui refuse de commercer, contaminera le tonneau. Face à cette menace, aussi infime soit-elle, il faut adopter des mesures préventives implacables.
Quelques exemples d’application :
Wilson et la Ligue des nations
Grand idéaliste, Wilson veut mettre un terme à toutes les guerres en faisant gérer le monde par les nations, qui auraient abandonné leurs archaïsmes, notamment leurs colonies.
Les européens, favorables à ses idées, lui expliquent toutefois qu’ils ne peuvent vivre sans colonies. Il les leur laisse. Et puis l’Europe, percluse de dettes, lui demande de poursuivre après guerre la coopération économique commencée pendant celle-ci. Mais lier les sorts de l’Amérique et de l’Europe est inacceptable. Alors, pour les renflouer, il n’a qu’une solution : permettre aux alliés de dépecer l’Allemagne. Il a vidé son texte de sa substance, mais l’idée de Ligue des nations est approuvée.
De retour chez lui, une résistance se fait jour. Une ligne plus pragmatique apparaît (qui probablement aurait permis d’éviter la crise économique qui a suivi, et une nouvelle guerre) : un accord, limité, d’entraide avec la France et l’Angleterre.
Aucune de ces idées n’arrivera à trouver la majorité nécessaire au Sénat. La première parce qu’elle lie trop fortement l’Amérique aux affaires du monde. La seconde parce que son pragmatisme rappelle trop les manigances à court terme de la vieille Europe.
Résultat ? L’Amérique se replie sur elle-même. Le Monde est parti pour une nouvelle guerre.
La stratégie de « containment » de l’URSS
Après la seconde guerre mondiale, l’Amérique se demande si elle ne doit pas faire rendre à l’URSS ses conquêtes européennes. Mais cette dernière est trop forte militairement. Alors, s’accorder sur des « sphères d’influence » ? L’URSS serait d’accord. Mais le caractère militant de ses théories promet la contagion. Il faut stopper son avancée, en cherchant, en retour, à la gagner sournoisement aux bienfaits de la démocratie. Ce « containment », cette mise en quarantaine, doit s’étendre au monde entier.
Une fois de plus, l’Amérique ne veut pas s’engager, pas laisser de troupes sur le territoire européen, ou subventionner massivement une reconstruction. Mais ses alliés européens lui font comprendre qu’elle ne peut pas recommencer comme en 14, il leur faut une aide économique et militaire. L’Amérique se trouve contrainte d’obtempérer et de se laisser absorber par les affaires européennes.
Ailleurs, elle veut faire éclore, entre mouvements de libération communistes et colonialismes ou dictatures, une troisième voie démocratique. Son insuccès la force à opter pour la solution non communiste, qu’elle finit par se trouver obligée de porter à bouts de bras (cf. Vietnam).
L’après guerre froide, Clinton et les institutions internationales
Fin de la guerre froide. S’il restait encore quelqu’un qui doutait que l’Amérique n’était pas porteuse de la lumière divine, il est maintenant définitivement convaincu de son erreur.
Bizarrement, les USA ne replient pas le dispositif de la guerre froide. Ils savent qu’ils doivent administrer le monde, avec bienveillance. Il est désormais ouvert à un commerce mondial, la géopolitique est remplacée par la géoéconomie. Mais, le Paradis ne sera terrestre que lorsque la terre sera à l’image des USA : il faut en parachever les réformes libérales.
Certes ce Paradis est peuplé de multiples « serpents venimeux », que l’on découvre avec surprise : « états voyous », terrorisme, armes de destruction massive, grandes puissances hostiles (Chine)… C’est à cette époque que naissent les théories néoconservatrices qui veulent imposer par la force la domination américaine. Mais l’élite gouvernante croit à une contamination naturelle.
Elle pense majoritairement que le monde fait face à des problèmes globaux (environnement, pauvreté, droits de l’homme, développement économique, terrorisme…), qui nous concernent tous, et qui ne se résoudront que par une coordination mondiale pilotée par des institutions internationales, sous le leadership américain (l’impératif de ce leadership est la « leçon centrale de ce siècle »). Retour aux idées de Wilson. Et hasard heureux, ces institutions promeuvent les valeurs et les intérêts américains. Parallèlement, une réforme accélérée de la Chine, de la Russie, et des pays peu ou pas démocratiques (les pays d’Europe de l’est doivent devenir des « démocraties de marché ») les rendra amicaux et civilisés.
Mais, si l’influence de l’Amérique est partout, les moyens matériels (aide, diplomatie) qu’elle met à sa disposition sont remarquablement faibles relativement à sa richesse. Certes le gouvernement Clinton sera entraîné dans plusieurs guerres, mais à son corps défendant, et à chaque fois en y engageant aussi peu d’hommes que possible. Ce qui a conduit à un traitement tardif, et désastreux des problèmes.
Bush et l’après 11 septembre
Initialement Bush semble vouloir mettre un terme aux folies utopiques de son prédécesseur et se replier sur le territoire national. C’est « le retour du professionnalisme ».
Jusqu’au 11 septembre. Alors la vengeance doit être à la hauteur de l’insulte. Il lâche ses conseillers néoconservateurs que jusque-là il n’écoutait pas. Ils vont mettre en œuvre la version « hard » des idées de l’élite. Une fois de plus, sans les moyens qu’il faut. On envahit l’Irak et l’Afghanistan, mais sans penser qu’il va falloir reconstruire complétement ces deux sociétés.
Et Obama ?
Le livre ne traite pas de B.Obama, qui n’existait pas lors de sa publication. Je le prends comme exemple d’application.
  • Le président. Obama semble un idéaliste dans la grande tradition américaine. En même temps, il est un peu plus réaliste que ses prédécesseurs : contrairement à ses engagements de campagne, il a compris que terminer proprement les affaires irakienne et afghane demandera des moyens. Cependant, il ne semble pas prêt à leur accorder le strict nécessaire (= ce qu’il faut pour faire fonctionner des démocraties). Internationalement, bien que convaincu de détenir la vérité, il sait que la suffisance américaine est insupportable au monde. Il joue profil bas.
  • Un paramètre déterminant dans la stratégie américaine est le poids relatif des USA. Important, il les pousse au prosélytisme, faible, ils se replient sur eux-mêmes. La croissance de la puissance Chinoise aura-t-elle pour conséquence un nationalisme étroit, un désengagement des affaires du monde ? Obama semble y tendre (cf. sa demande aux Européens de s’occuper de leur sécurité).
  • Le paramètre culturel. Le triomphe chinois promet d’être celui de la « barbarie ». C’est un régime dirigiste, qui ne semble croire qu’aux rapports de force, et qui plie les lois de l’économie internationale à son bon plaisir. L’Amérique pourra-t-elle ne pas réagir à la dégradation d’un ordre mondial qui lui est nécessaire ? Choisira-t-elle de continuer à se bercer d’illusions ? Mais le modèle culturel de Colin Dueck est-il valable ? L’économie mondiale était le grand œuvre de la pensée américaine, de ses élites intellectuelles et managériales, de ses prix Nobel. La crise a montré la faiblesse de l’édifice. C’est pour cela que le pays a tant de mal à envisager autre chose qu’un replatrage.
Le plus vraisemblable semble donc une fluctuation entre les différentes stratégies culturelles américaines, et surtout une période d’inquiétude et de doute (« dégel » au sens de Lewin). Mais le modèle libéral américain fait l’objet d’un tel consensus, est fiché tellement profondément dans les consciences de tous qu’il paraît impossible à ébranler, à moins de l’équivalent des deux guerres mondiales européennes. Et encore.
Compléments :
  • J’avais remarqué le paradoxe selon lequel un pays replié sur lui-même est une menace mortelle pour l’Amérique : Démocratie américaine.
  • Ce texte explique les certitudes qu’ont les néoconservateurs et sur la nature desquelles je m’interrogeais (Neocon) : fondements du modèle de société américain = bien. C’est ce qu’ils auraient retenu des leçons de Leo Strauss (Droit naturel et histoire / Strauss).
  • L’ère Clinton et ses réformes de l’économie mondiale, et la série de crises qui l’a accompagnée : Consensus de Washington.
  • Une précision sur ce que l’Amérique entend par démocratie, et qui ne correspond pas à la définition que nous en avons. La démocratie américaine est une version ultra light du concept : c’est le strict minimum qui permette au marché de fonctionner. Il semble même que quelques règles explicites bien choisies puissent suffire à encadre l’activité humaine, ce qui évite à l’homme, vu comme un mal absolu, de mettre ses pattes sales dans les rouages de l’univers. (HAYEK (von) Friedrich A., The Road to Serfdom, University of Chicago Press, 1994.) Application: The Economist : anti-démocratique ?
  • Attention, le talon d’Achille de l’Amérique est le doute : Sarah Palin et Gregory Bateson.

Mourir pour la France

Message de François Périgot aux patrons français (informations de ce matin). Il m’a semblé qu’il les enjoignait de partir à la conquête des marchés irakiens. C’est risqué, bien sûr, mais le dirigeant est là pour prendre des risques. Et il faut faire vite, Chinois, Japonais, Allemands et Anglais sont déjà présents.

Le Français a toujours eu beaucoup de mal à savoir ce qu’était un dirigeant, et ce qui le motivait. L’image se précise : il se fait tuer pour faire comme les autres. On le croyait exploiteur, on le découvre idiot. Y a-t-il gagné en estime ? En tout cas, intéressant apport à la théorie de la rationalité, qui, comme chacun sait, est au cœur de la théorie économique.

Que dire des autres pays ?

  1. Ceux cités, auxquels il faudrait ajouter les USA, ont de formidables organisations qui ont pour seule vocation de mettre en œuvre des plans stratégiques, nationaux, de développement des exportations (par exemple l’Irak est une colonie américaine). La marche des entreprises s’inscrit dans ce mécanisme.
  2. Les ressortissants des régions voisines connaissent le pays de l’intérieur.

Dans un cas comme dans l’autre, on sait à la fois identifier les opportunités et réduire les risques.

Il me semble que si la France fournissait l’un et l’autre, elle n’aurait pas à faire appel au patriotisme de ses entrepreneurs, l’intérêt économique les mettrait naturellement en mouvement.

Obama – Dorian Gray

Par touches, Counterpunch peint une bien étrange image d’Obama : celle d’un illusionniste.

Dans cet épisode, il s’agit d’Irak. La politique de George Bush n’aurait pas été annulée, mais remarketée. Les engagements de retrait pris par Barak Obama son discrètement réécrits. Si je comprends bien, les troupes devaient se retirer des villes, pour cela, on serait en train de modifier leurs frontières pour en exclure les zones d’occupation…

Nouvelle illustration de l’innovation selon Robert K. Merton ?