(Citation : « addiction to Facebook is strongly linked to narcissistic behaviour and low self-esteem ».)
Étiquette : internet
Numérique : le retour d'Orwell ?
Curieux. Tout comme chez Orwell. 1984. Les mots ont le sens inverse de ce qu’ils veulent dire. Autre forme de totalitarisme ?
Internet et filtrage de l'information
La science émergente des réseaux
Internet sous-tend de plus en plus d’autres réseaux, par exemple les réseaux électriques. Ils jouent un rôle grandissant dans le fonctionnement de l’humanité. Or, les scientifiques semblent découvrir qu’ils ont des comportements inattendus. Ils pourraient subir des « transitions de phase » qui les rendraient hyperconnectés. Alors ils pourraient s’effondrer comme un seul homme. Et ce pas forcément par malveillance.
- Conformément à ce que dit la théorie de la complexité, c’est le comportement local qui fait les caractéristiques globales du système : si l’on change les règles d’interconnexion, le réseau ne se développe pas anarchiquement, mais de manière homogène. Par ailleurs, il connaîtra l’hyperconnexion d’un seul coup. (« percolation explosive« ). J’imagine qu’ainsi on peut contrôler son développement, et l’arrêter à temps.
- Le mieux serait l’ennemi du bien. Il faut tolérer des légers dysfonctionnements, une non optimisation du réseau, de façon à éviter qu’il devienne hyperconnecté et fragile.
- Militaire : le jeu est probablement d’éviter que les réseaux de son camp ne soient hyperconnectés, et, au contraire, pousser le réseau adverse à l’hyperconnexion.
- Médical : prévenir les épidémies.
- Changement. Il semble qu’il y ait ici une façon de mener un changement social. Il retisserait un réseau, plutôt qu’il n’utiliserait ses caractéristiques existantes pour le faire évoluer.
Sérendipité
Blog : comment écrire un best seller ?
- Ce qui marche le mieux : le billet pédagogique, court, amusant mais profond, sur un sujet éternel, mais qui n’est pas inquiétant, qui n’accuse pas le lecteur de quoi que ce soit, une sorte de sujet de cours : par exemple une introduction à l’oeuvre d’un philosophe éminent, à la systémique ou à des questions de psychologie. Il y a, encore, le billet qui part d’un fait de la vie courante, et qui l’utilise pour illustrer une théorie. Comme pour Hervé, ces thèmes sont très loin de la préoccupation centrale du blog (une réflexion sur l’évolution du monde, et les mécanismes à l’oeuvre.)
- J’ai noté ce phénomène sur JDN : une de mes chroniques a eu un succès inattendu : une introduction aux techniques de conduite du changement.
- Mes interviews fonctionnent aussi assez bien. Peut-être parce qu’elles servent de CV un peu plus vrai qu’un CV à mes interviewés.
- Y a-t-il un effet communauté ? Grande école et numérique ?
- La diffusion de mes billets étant programmée, ce blog ne réagit pas à l’information en temps réel. Du coup, je rate l’effet notoriété qui est une des caractéristiques monstres du web. Quand j’utilise ce phénomène, j’obtiens des résultats étonnants. Par exemple un petit best seller vient d’un entretien Finkielkraut – Serres sur France Culture !
- Globalement, l’orientation de mon blog et la notoriété sont antinomiques. C’est une réflexion agressive sur le monde. Nous n’en sortons pas grandis. Qui a envie d’entendre qu’il n’est pas un héros ? Eh puis, nous souffrons déjà suffisamment, nous avons besoin de détente.
Castigat ridendo mores n’a jamais été aussi vrai qu’à l’heure d’Internet ?
Vidéo : comment faire un best seller ?
- Leur message ne parle pas à la raison (ce n’est pas un cours), mais à l’émotion. L’image doit frapper. La bande son doit jouer sur l’émotion. Plus de la musique que des paroles. C’est un nouveau langage. Il peut provoquer une réflexion. Mais indirectement.
- Pour surmonter le blocage au clic, il faut une pression sociale : « c’est la vidéo à regarder ».
La liberté de parole disruptée ?
- Les leaders d’opinion du web ont un intérêt économique à la « digitalisation » du monde, puisque c’est avec elle qu’ils gagnent leur argent. Imaginons que celle-ci tende, sans contrôle, au totalitarisme. Que feront-ils pour l’empêcher ?
- Sur Internet, la notoriété s’achète, il est facile d’étouffer les voix discordantes.
- La censure n’est plus dans les mains de l’Etat, supposé représenter le peuple, mais dans celles d’acteurs privés, comme Facebook et Google, supposés défendre leurs propres intérêts.
- Mes élèves craignent de plus en plus de s’exprimer sur Internet, même sur un blog privé. En entreprise, les échanges de mails sont surveillés, et les réseaux sociaux ne contiennent que des banalités. (Ce qui est regrettable, car un réseau social permet d’aider plusieurs changements en parallèle, et à distance.)
- Les médias traditionnels ont été torpillés.
Les études de marché "disruptées" ?
Sur le web, tout est différent. On ne pose pas de questions. On interprète ce qui s’y trouve. Et il y a des masses d’informations, y compris sur les sujets les plus exotiques. En outre on peut y distinguer des tendances. (Linkfluence capte en permanence ce qui se passe sur Internet.) Et on peut en apprendre beaucoup sur soi et ses concurrents. Mais peut-être encore plus y trouver des idées stimulantes, des tendances émergentes, par exemple. Seulement tout ceci ne tombe pas tout cuit. L’enquête web est avant tout l’art de poser des questions intelligentes. Mais aussi celui d’interpréter les données que vous obtenez (un service que fournit Linkfluence, qui n’est pas qu’éditeur). Il y a certainement des logiciels sophistiqués ici, mais il n’y a pas de miracle, il faut du talent pour saisir les opportunités d’Internet !
