Vive les journaux

Depuis que tout est numérique, je ne suis plus informé. Je m’y perds dans tout ce bruit. Je me suis abonné à plusieurs sites d’information, mais j’efface systématiquement les mails qu’ils m’envoient. Je n’en peu plus de tout ce courier.

L’idéal, c’est le papier. Un bon journal concentre à peu près tout ce qu’il faut savoir. Ce que ne peut faire ni le journal télé ou radio, trop court, ni l’information Internet, trop dispersée.

Pourquoi ne suis-je abonné à aucun journal ? Du fait de l’influence écologiste : cela me fait mal au coeur de jeter autant de papier. (Je n’ai pas ces scrupules avec les emballages.)

Bref, pour le moment la destruction d’Internet est surtout destructive.

Cyber transformation

J’ai découvert que les entreprises prennent le cyber risque très au sérieux. Le paradoxe de la situation tient à ce que le cyber risque n’est pas chez elles, mais chez leurs partenaires. Qu’un client ou qu’un fournisseur ait son système d’information paralysé par un virus, et leurs affaires peuvent mal se finir. (Article.)

Nous sommes liés les uns aux autres comme jamais nous l’avons été ! Dire que les libertaires ont cru un moment qu’Internet serait leur triomphe !

Internet = Empire de la manipulation des comportements ?

Jaron Lanier était un héros dans ma jeunesse. On parlait déjà d’Intelligence Artificielle. Et il était un chercheur en vue. Je suis tout surpris de le retrouver.

Sa thèse est qu’Internet qui devait l’avènement de la liberté est devenu un espace totalitaire. « L’empire de la manipulation des comportements ». Raisonnement systémique :

Péché originel. Les créateurs d’Internet étaient des utopistes. Ils ont voulu la gratuité totale. Accès pour tous. Mais ils n’ont pas vu que ce projet était incompatible avec un autre culte : celui de l’entrepreneur. Car, dans un monde gratuit, ces gens ne pouvaient faire qu’une chose pour gagner beaucoup : nous manipuler. Comment supprimer le cercle vicieux ? En payant.

GAFA et RGPD

Le GAFA semble enchanté de la RGPD, la loi sur la protection des données. Je reçois des mails de Google et autres Facebook me disant : lisez ce que l’on fait pour vous.

Mais je n’ai pas envie de lire. Google et Facebook sont un changement qui nous a été imposé. Et ce sont des produits que nous ne payons pas : pas de valeur pour moi.

Nos parents ont été émerveillés par le progrès, ce n’est plus le cas. Cela explique qu’il n’y ait plus de croissance ?

Internet : illusions perdues ?

Internet a bientôt 50 ans. (En 69 était installé le matériel qui est à l’origine du réseau, voir Wikipédia.)

Il serait intéressant de faire une histoire d’Internet. Les pionniers de son usage moderne, dans les années 80 / 90, étaient des libertaires. Ils pensaient renverser la technocratie et créer un « monde meilleur ». En quelques clics, on trouvait le site d’un humble universitaire américain, qui avait consacré sa vie à la civilisation chinoise. Il vous indiquait les quelques travaux et chefs d’oeuvre qu’il fallait absolument connaître. J’ai beaucoup appris alors. Mais je n’en ai probablement pas assez profité.

Et maintenant ? Big brother et fake news. Ce qui sort de Google n’est pas le plus méritant mais le plus influent. La loi du changement social, quand on ne le contrôle pas : qui sème le vent récolte la tempête ?

(Le père d’André Gide aurait dit : de mauvaises herbes. C’est ce qui arrive à un jardin, si on ne l’entretient pas.)

SPAM

J’ai fait une campagne de désinscription. J’étais bombardé de mails que je ne lisais pas. Je n’en pouvais plus.

Le phénomène du spam est curieux. Par exemple, je n’ai rien contre le fait que certains magasins m’envoient leurs offres, mais pas à cette cadence. Pire : non seulement Les Galeries Lafayette me bombardent, mais le Printemps aussi. Il suffit qu’il y en ait un qui s’y mette pour que tout le monde le fasse : Picard, les Echos, les anciens élèves de différentes écoles… On ne dit pas non à un, mais à tous. Paradoxalement, de ce fait, je n’ai plus l’information que j’aurais eue en d’autres temps.

Certaines innovations seraient-elles destructrices de « valeur » ? Et cela parce qu’elles ne tiennent pas compte de la nature moutonnière de la société ?

Réseaux sociaux

Ce matin, France Culture accusait les réseaux sociaux de tous les maux. Facebook et Google sont de grands Satan : véhicules des fausses informations qui conduisent l’opinion à mal penser. Curieux revirement. A l’époque des printemps arabes, les réseaux sociaux étaient le vecteur de la liberté. Et les patrons du GAFA sont de gauche.

Et si cette opinion ne révélait qu’un biais de pensée ? L’intellectuel est persuadé qu’Internet fait l’opinion. Hier, il était à sa merci. Aujourd’hui, le vote ne lui étant pas favorable, Internet ne peut qu’en être la cause ?

Or l’homme peut aussi penser par lui même, contrairement à ce que semble croire France Culture. S’il absorbe des « fake news », est-ce contre sa volonté, ou parce qu’elles lui sont utiles ? Et si elles lui apportaient un espoir que l’intellectuel, faute d’estime pour lui, ne sait pas lui donner ?

Cybersécurité

La cybersécurité, cela devient un sujet sérieux. Elle consiste à assurer la sécurité de son entreprise face aux risques posés par Internet : virus, espionnage industriel, calomnie (il y a même des robots pour diffuser de « fausses nouvelles »). Mais ils sont, encore plus, systémiques : si une attaque virale paralyse un de vos clients ou fournisseurs, vous êtes atteint, parfois coulé. A plus forte raison, si le système électrique européen s’arrête de fonctionner… Bienvenue au paradis des objects connectés.
On vient de trouver une nouvelle source d’inquiétude. Le « cloud ». Si un grand fournisseur était touché, les dommages pourraient s’élever à 120md$ dit une étude Lloyds citée par le Financial Times
Internet : propriété privée ou bien public ? 

Mammouth

Il y a des années, j’ai rencontré des sommités d’Internet. Elles m’ont dit que ce qui faisait voir un billet étaient les images. Les vidéos, c’est encore mieux. Cela semblait évident. 
Or, au moins pour ce blog, il n’en est rien. Le pire de tout est la vidéo. Les blogs à vidéo font très peu de vues. Les billets à image, pas mieux. Ce qui vend (si j’en crois les statistiques douteuses de Google), ce sont les mots, le texte, les thèmes des billets, voire le style. Un billet populaire peut avoir 30 fois plus de vues qu’un billet à vidéo. En fait, ce qui fait le succès sur Internet, c’est une sorte de génie qui va trouver quelque-chose qui entre en résonance avec l’esprit de la société. Cela va d’un immense professionnalisme à l’anglo-saxonne à de la déglingue totale, très française. 
La morale de cette histoire, c’est que je suis incroyablement crédule. Et je ne suis pas le seul. La « post truth » n’est pas d’aujourd’hui. La société est divisée entre les beaux parleurs et ceux qui les croient. C’est étonnant à quel point nous sommes confiants. Ce qui change, c’est, peut-être, que l’on commence à s’en apercevoir. Et que cela suscite un sentiment de mécontentement qui risque d’avoir des conséquences disproportionnées… 

Qu'Internet est grand !

Mon usage d’Internet est affecté par un problème quasi endémique. Je ne parviens pas, ou difficilement, à expédier de mails de mon compte wanadoo (Orange). Au début, cela affectait seulement mon mobile SFR. Puis je me suis rendu compte que je ne pouvais pas envoyer de mails de mon compte, si mon PC n’était pas chez moi. Puis, même chez moi, il s’est mis à avoir de longs moments de déprime. Comme en ce moment.
Alors, je suis passé à gmail. Mais gmail est pour le junk mail. Il est extrêmement difficile de retrouver un mail ancien. Ou nouveau d’ailleurs. La faiblesse de Google est son moteur de recherche. Or, pour moi, c’est capital. Alors, j’ai commencé à enregistrer le contenu des mails qui semblaient importants. Mais ça ne résout pas totalement la question. 
Qu’Internet est grand, et que je suis petit ! L’homme, l’Occidental ?, une fois encore, s’est donné un dieu qui l’écrabouille ?