Internet peut-il révolutionner un éditeur de logiciels?

Le cas : je suis un directeur d’un éditeur de logiciel. Dans son domaine, ce logiciel est une révolution. Je commence à avoir de très belles références, mais je n’arrive pas à me faire connaître. En grande partie parce que toute mon équipe est occupée à vendre. Internet et les médias sociaux peuvent-ils faire quelque chose pour moi ?

Un espoir ? Ce qu’Internet permet de faire c’est le « momentum effect » du professeur Larréché. C’est le top du marketing ! Le momentum effect (effet boule de neige ou domino ?) c’est transformer vos clients en ambassadeurs. Le moyen ? établir une réelle relation avec eux. Pas simple à réaliser, certainement. Mais à partir du moment où cela est possible, il faut se donner cet objectif. Et la vidéo apporte quelques idées très concrètes de comment procéder.

Internet nous fait perdre la mémoire

La dématérialisation, ou gestion électronique des données, a beaucoup de mérites, notamment elle économise le papier. Mais elle a un inconvénient : elle nous fait perdre la mémoire. Il n’existe plus d’ordinateurs pour lire les documents produits il y a quelques années, à supposer qu’ils aient été stockés. (Bit rot)

Va-t-on arriver à résoudre la question ? En tout cas, s’il y a une solution, elle passera par l’État. Car, sur le long terme, nous sommes tous morts pensent le marché et ses entreprises. 

Les médias sociaux font trembler Goldman Sachs

Offre d’emploi. Goldman Sachs cherche un « stratège en médias sociaux ». (Article du FT.)

Pourquoi ? Parce que ce que véhiculent ces médias n’est pas favorable à la banque. En particulier une chronique de ce qui se dit dans ses ascenseurs a 250.000 « followers », alors que le compte officiel de Goldman n’en a que 3500.

Voici une nouvelle qui va intéresser Hervé Kabla. En attendant son avis, définitif, je soupçonne qu’elle illustre deux choses.
  1. Tout d’abord la puissance des médias sociaux, qui sont devenus le relais principal du bouche à oreille, le moyen naturel de communication des sociétés humaines.
  2. Ensuite, les techniques de communication de crise, qui, justement, partent de ce que la communication passe par le bruit de couloir, et cherche à donner à l’entreprise le moyen de l’occuper.
Dans le cas de Goldman, je soupçonne qu’il va falloir un génie pour réussir. S’ils le trouvent, les patrons de la banque feraient bien de lui réserver un bonus plus gros que le leur…

Compléments :
  • REGESTER, Michael, LARKIN, Judy, Risk Issues and Crisis Management: A Casebook of Best Practice, Kogan Page, 3ème edition, 2005.

Pourquoi subventionner la culture ?

Les théâtres et les concerts classiques sont naturellement non rentables. Il suffit de calculer le nombre d’artistes sur la scène x les heures qu’il peuvent facturer et mettre en face le nombre de spectateurs x le prix qu’ils peuvent payer par spectacle pour se rendre compte que ça ne marche pas (sans même aller jusqu’aux autres frais). Pourquoi les subventionnons-nous ? En effet, la démocratisation de la société est liée au développement technologique qui a permis de créer une culture, rentable, pour tous (le cinéma, Internet, les stades de foot et leurs concerts de rock).

Peut-être parce que la culture était celle d’une élite disparue, et que nous jugeons utile son héritage ? Ou peut-être parce que ses descendants spirituels ont toujours le pouvoir, mais plus les moyens qui allaient avec ?…

Internet peut-il révolutionner l'Université?

Le cas : Internet, les réseaux sociaux… cela peut-il apporter un différenciateur majeur à un Master universitaire ? Y a-t-il une typologie de stratégies Internet adoptées par les universités mondiales ? Qu’en déduire ? Changement cosmétique ou révolutionnaire ? Que faire et par ou commencer ?

Qu’est-ce que je retiens de cet entretien ? Des conseils pratiques. Mais, surtout, oui, Internet peut être un tsunami. Curieusement, la dimension pédagogique est secondaire, ce qui compte est la « visibilité ». Internet peut faire et défaire les réputations et les classements. En profiter ne coûte rien, si le corps enseignant parvient à « transformer son état d’esprit ». Ce qui me semble une mauvaise nouvelle pour une Éducation nationale de donneurs de leçons autistes…

Compléments :

Internet : une révolution ?

Internet transforme le monde nous dit-on. Mais, a-t-on pris conscience de ce que signifie cette phrase ?! Toutes les ruptures technologiques que l’homme a connues ont rebattu les cartes de l’économie et de la vie ! Et si cela devait être le cas ?

Pour répondre à cette question, j’ai décidé d’interviewer Hervé Kabla, notre grand spécialiste des médias sociaux.

Au travers de courtes vidéos, nous allons explorer une série aussi exhaustive que possible de cas réels.

Est-ce qu’Internet peut réellement changer la donne ? Si oui, comment en tirer profit ?

A suivre, chaque vendredi, 12h. 

La voiture n’est-elle plus une valeur américaine ?

Les jeunes américains conduiraient moins. Ils tendraient à se rapprocher des villes et de leurs transports en commun. Raison ? Peut-être, crise, chômage et médias sociaux. L’homme s’adapte au changement.

L’article dit aussi que le jeune américain aime de moins en moins se faire manipuler par la publicité. Ce qui est probablement une bonne nouvelle pour l’humanité, et une mauvaise pour Facebook.

Facebook et Google : l’impasse ?

Les usages se déplacent du PC vers le mobile. Or, pas facile d’y faire de la publicité. Les revenus de Facebook et de Google, entre autres, paraissent donc menacés.

La valorisation de Facebook semble de plus en plus le résultat d’un acte de foi ?

Compléments :
  • Apparemment le glissement de terrain serait tangible chez Google : The Mobile Paradox | TechCrunch (en provenance d’HBR)
  • Pour le moment, le seul modèle qui fonctionne est celui d’Apple ou d’Amazon : celui de distributeur de contenu.

Newsring

Je découvre un site de débat, Newsring. Sous les auspices de M.Taddeï, star intellectuelle people, il ne peut que réussir. Pourtant la formule ne semble pas encore au point. Pourquoi ?

Au fond, c’est une reprise de la fonction commentaire des sites d’information. Mais ces derniers ont l’avantage de l’image de marque du titre qui les héberge. Surtout, ils suscitent un débat bien plus riche et spontané, car à chaud sur l’actualité.
Pourrait-on améliorer l’idée ? En partant de l’option site de débats, trois scénarios me viennent en tête.
  1. La formule Wikipédia. Elle exploite le principe même du « crowdsourcing », la sagesse des foules. Elle illustre aussi ses faiblesses. Wikipédia n’a aucune profondeur. Il n’a d’intérêt que pour les sujets people. Pour le reste, rien ne remplace l’avis d’un spécialiste, qui a consacré sa vie à creuser son sujet.
  2. La formule débat France Culture. Cette fois des intellectuels savants sont réunis. Mais ils ne semblent pas s’écouter. Il n’en sort rien. Ce qui manque est peut-être une volonté de construire. Un débat a besoin d’hommes d’action autant que de pensée ?
  3. La formule John Stuart Mill, et des Lumières. La logique d’un gouvernement représentatif, ce que devrait être notre Assemblée nationale, c’est l’affrontement vigoureux des idées de personnalités remarquables. C’est le seul moyen de faire surgir le bien collectif. John Stuart Mill disait aussi que ces personnes ne se manifesteraient peut-être pas spontanément (elles ne sont pas poussées par leur intérêt personnel, comme l’homme politique). En outre, on leur prend du temps, ce qui signifie rémunération minimale…

Instagram, Facebook et le mécanisme de la spéculation

C’est amusant comme les événements se répètent.

La bulle Internet a été marquée par une révolution des méthodes de valorisation. À l’époque, on s’était mis à multiplier le nombre d’abonnés à un service, que les gourous appelaient « infomédiaire », par une somme qui pouvait atteindre 40.000F (6000€), si mes souvenirs sont bons. L’infomédiaire était supposé contrôler les achats de ses abonnés, et donc prendre une part des dits achats, comme le fait une grande surface.

Ce raisonnement a été repris pour évaluer Instagram et Facebook. Leur utilisateur vaut entre 20 et 50$. (Facestagram’s photo opportunity) La raison en est la même : avec toute l’information que ces sites récoltent, il se peut qu’un jour ils sachent s’en servir pour aider les entreprises à améliorer leur marketing.

Ridicule ? Pas du tout. Ceci représente une forme de rationalité. Le spéculateur a établi une règle à durée déterminée entre spéculateurs. Il sait que tant qu’elle tiendra il s’enrichira. Mais qu’il ne faudra pas être le dernier à porter la patate chaude. Le monde de la finance est follement excitant.