Intel contre ARM

Le marché des microprocesseurs est divisé entre le géant Intel et le nain ARM.
On ne peut pas imaginer deux modèles économiques plus dissemblables. Intel, qui emploie 100000 personnes, est totalement intégré. ARM, 2000 personnes, est au cœur d’une fédération d’entreprises. ARM conçoit les microprocesseurs et collecte de faibles droits sur la vente des produits qui utilisent ses plans.
Le plus intéressant n’est pas là. C’est à quel point imprévisible est l’avenir et idiots ceux qui croient tirer des bonnes pratiques de l’exemple de ceux qui réussissent (le fonds de commerce d’Harvard Business Review).
En effet, ARM a eu des débuts de looser. À son origine est Apple. Apple va mal, il joue sa vie sur le Newton, qui a besoin d’un processeur simplifié et qui consomme peu (architecture Risc). Le Newton fait flop. ARM poursuit sa vie peu glorieusement. Jusqu’au boom des smartphones. ARM domine maintenant ce marché. Et on découvre que son type d’architecture économe est bien adapté aux serveurs du cloud, mais aussi au colossal marché de « l’Internet des choses » (équiper de processeurs tout ce qui nous entoure et le relier par Internet).

Microsoft et Intel : has been ?

Microsoft et Intel ne sont plus là où est l’action.
Ils essaient de combler leur retard. Microsoft, en particulier, annonce un mirifique Windows 8. (Wintel swings)
Un retour aux vieux procédés ? Pour gêner ses concurrents, Microsoft a longtemps eu la pratique d’annoncer la mise à disposition imminente de produits qu’elle ne savait pas mettre au point.
Compléments :
  • WALLACE, James, ERICKSON, James, Hard Drive: Bill Gates and the Making of the Microsoft Empire, Collins, 2005 (premier tirage en 1992).

Rigueur et déflation

BBC ce matin. Une étude du cabinet PWC dit que le plan de rigueur anglais coûtera autant de chômeurs au privé qu’au public. 1 million en tout.
Au même moment, j’entends que les résultats d’Intel n’ont jamais été aussi bons. Pourquoi ? Parce que l’ordinateur élimine l’emploi, économie oblige.
Oui, mais ce que remplace l’ordinateur c’est, au mieux, ce que faisait une personne. Il ne fournira jamais sa capacité à apprendre, à s’adapter ou à évoluer. L’entreprise sacrifie son avenir à des gains à court terme. Notre économie devient de moins en moins concurrentielle. Et elle crée des masses de chômeurs qui seront très vite inemployables.
Nous sommes dans une spirale déflationniste. Tant que les logiques qui ont créé la crise ne seront pas renversées, nous nous enfoncerons.