Ivan Levaï

Ivan Levaï à voix nue (France Culture). Orphelin immigré crevant de fin et de froid pendant la guerre et sauvé par L’Education nationale et son ascenseur social, qui devient une célébrité, et un homme heureux. 

Je me demande si les gens qui affirment que l’islamisme fondamentaliste est un mal génétique ne devraient pas se renseigner sur ce que fut « l’intégration » des immigrés et des pauvres, jusqu’à il y a quelques décennies. 

Religion et intégration

Le fondamentalisme musulman, phénomène récent, a révélé chez certains Français une sorte de phobie de l’Islam. Les Musulmans seraient, par nature, porteurs du mal. Ce qui est curieux. (C’est une constatation personnelle, elle ne vient pas de la lecture d’articles.)

J’écoutais une émission sur le Salafisme, qui expliquait qu’il y en avait une quantité de versions, et que, par certains côtés, il ressemblait au protestantisme : certaines variantes voient la volonté de Dieu dans l’enrichissement d’une personne. (Le prophète était lui même un marchand.)

En France, il a été saisi comme un « discours d’opposition », par des gens qui « avaient beaucoup à reprocher à la France ». Plus on le combat, plus il séduit. Selon une des thèse de ce blog, la réaction fondamentaliste est causée par la défaillance de la « logique d’intégration sociale ». 

(Cette logique a été longtemps celle de la France (cf. l’ascenseur social et les « hussards noirs »). Quelle est la cause de sa disparition ?)

France : la désintégration des pauvres ?

Samedi dernier (La suite dans les idées de France Culture), j’entendais Serge Paugam parler de « l’intégration » en France. En fait, cela concerne toute la population, pas exclusivement les immigrés. La société nous intègre de différentes façons : travail, famille, patrie, pour faire simple. Or, on constate que des pans entiers de la société sont désintégrés. Par exemple, alors que c’est lui qui aurait le plus intérêt à l’entraide, c’est chez le pauvre que le lien familial est le plus faible.

Curieux. Au fond, le libéralisme, théorie de riches, n’est valable que pour les pauvres. Eux ont droit au modèle du marché. A la lutte de l’homme contre l’homme.