Réseaux nationaux

India boosts homegrown WhatsApp rival in tech nationalism drive

Financial Times du 13 novembre

Aux temps glorieux du « world wide web », les auteurs américains pensaient que ce serait un moyen de diffuser leur culture, et leur type de démocratie.

Cette idée gagnerait-elle du terrain ? Les cultures puissantes vont-elles toutes développer leurs propres réseaux sociaux ? Conséquences ?

Top officials promote domestic messaging platform as Narendra Modi pushes self-reliance in face of US tariffs

Ketamine

Ketamine, un nom que j’ai découvert récemment. Et ce parce qu’Elon Musk en abuserait. C’est devenu la nouvelle source de revenus des mafieux.

Pour certains pays c’est un médicament, pour d’autres c’est un produit dangereux. C’est devenu la drogue à la mode. A haute dose, elle fait des dommages considérables. Pour le mafieux, avec un tel produit, le risque de prison est faible. Il joue sur l’hypocrisie mondiale. L’Inde est le principal producteur de Ketamine. L’industrie allemande est son grand client. Mais seul un quart des achats allemands va vers ladite industrie. Le reste alimente les circuits criminels.

(The Ketamine Trail. BBC.)

Accident

Avant hier un 787 s’écrasait dans un immeuble indien. Curieusement, les nouvelles qui annonçaient la catastrophe (du moins celles que j’ai lues) s’inquiétaient surtout de la santé de Boeing.

Qu’est-ce qui conditionne les réactions humaines ?

(Société individualiste ? Soit l’expression de notre sympathie est due à une convention sociale, soit elle tient à ce que nous aurions pu être à la place de la victime ?)

Inde triomphante ?

Il y a longtemps, The Economist disait que l’Inde triompherait de la Chine, parce qu’elle était une démocratie.

M.Modi ne semble pas un grand démocrate. Mais, je lisais que les Américains étaient en train de détourner leurs affaires de la Chine vers l’Inde. J’entendais aussi BBC World service dire que la qualité de vie de l’Indien s’est améliorée. Et ce, en grande partie, du fait de programmes publics.

La grande affaire de l’Inde est, apparemment, que sa population a dépassé celle de la Chine, si j’en crois cette émission. La Chine, quant à elle, aurait été victime d’un « mauvais calcul » selon un tweet d’un journal américain. Elle a cru aux prévisions du Club de Rome et a adopté une politique de dénatalité. Si bien qu’elle vieillit. Et que sa puissance s’en ressent.

La raison est mauvaise conseillère ? Contrairement à ce qu’a écrit Montesquieu, le mérite de la démocratie ne serait pas la vertu, mais le chaos ?

Yoga

Le Yoga, une « fake news » ?

Le Yoga d’origine était méditation. Le Yoga moderne viendrait de la gymnastique suédoise. Les armées européennes auraient adopté cette gymnastique, qui serait arrivée en Inde, via l’armée anglaise. Elle aurait été adoptée par les natifs, constatant qu’ils manquaient de vigueur, et qu’ils avaient besoin d’exercice.

Le « Made in India » se vendant bien, ils auraient exporté leur invention vers l’occident. Dans la même veine, le sanscrit qu’utiliserait notre Yoga serait fait de néologismes. (The secret history of yoga, BBC4, 2016.)

Une âme saine dans un corps sain ? Un peu d’exercice, un peu de méditation ?

Le grand jeu

A l’occasion du G20, Christine Ockrent (Affaires étrangères de France Culture de la semaine dernière), s’intéressait, avec les invités de son émission à tectonique des plaques de la géopolitique.

D’un côté, la Chine, qui a mis la main sur les BRICs. De l’autre les USA qui découvrent, petit à petit, qu’ils sont mal aimés de tous, et qu’ils feraient bien d’être un peu plus sympathiques. Chaque camp manoeuvre pour se faire le plus d’amis possibles.

Et au milieu se trouve l’Inde. Géant au pied d’argile, ou peut-être village à la Potemkine ? Car l’Inde c’est immensément peuplé. Mais c’est invraisemblablement fragile. Son armement est russe. Elle est aux côté de la Chine, chez les BRICS, mais en guerre contre elle, qui lui grignote son territoire, et totalement dépendante d’elle, y compris pour son industrie pharmaceutique. Et tous ses ennemis sont à la solde de la Chine. Son « multi alignement », dans ces conditions, paraît un voeu pieux.

Inde

Lorsque Narendra Modi est parvenu au pouvoir, la presse que je lisais le considérait comme une créature maléfique. Et pourtant, il est toujours au pouvoir. Et il est courtisé par l’Occident.

L’Inde ressemble beaucoup à la Turquie. D’un côté c’est un irritant pour l’Occident, elle ne lui obéit pas au doigt et à l’oeil, et continue à commercer avec son vieil allié russe, de l’autre, c’est un pays extrêmement fragile. Il est en guerre avec la Chine. Sa population s’appauvrit d’année en année. Il y a étonnamment peu d’emplois pour un peuple qui croit à grande vitesse. Il n’a pas les moyens de s’industrialiser, comme la Chine, donc de la remplacer…

Peut-être y a-t-il quelque-chose à corriger dans la pensée occidentale ? Arrêtons de demander aux autres de nous aimer, et de croire à nos valeurs, et prenons-les tels qu’ils sont ?

(Réflexions suscitées par Affaires étrangères, de France Culture.)

Suella Braverman

Suella Braverman pourrait être la remplaçante de Rishi Sunak, à la tête du partie conservateur anglais.

Sue-Hellen Braverman (qui doit son prénom au feuilleton Dallas) est d’origine indienne. Elle est mariée à un Juif sud-africain. Elle est peut-être bien plus Margaret Thatcher que Liz Truss. En effet, elle semble redoutable. Elle a commencé par soutenir Liz Truss, avant, une fois que cette dernière a donné sa démission, de voter Rishi Sunak. Ce qui lui a valu d’être ministre de l’intérieur dans deux gouvernements successifs.

Surtout, c’est une immigrée anti-immigrés. Elle veut les rejeter à la mer, ou les envoyer immigrer ailleurs. Même si, du fait de quelques indélicatesses, elle est actuellement peu populaire, avec un tel tempérament, cela ne devrait pas durer.

Aux USA les Indiens dominent la silicon valley, en Angleterre, la politique ? Race élue ?

(Inspiré par Profile de BBC 4.)

Chaos en Inde

Inquiétante Inde, si j’en crois l’émission de Christine Okrent, de la semaine dernière. 

La nouvelle « vague » de coronavirus s’est déclarée sans crier gare. Le gouvernement, par ailleurs vraiment très populiste, a choisi de l’ignorer superbement. Dans tous les cas, l’économie qui avait déjà beaucoup souffert, pourrait se porter bien plus mal. Ce qui est terrible pour un pays où vivent autant de pauvres… 

Plus ou moins, tout le monde espère que l’épidémie va finir par s’arrêter, et que tout va recommencer comme avant. Mais, pourtant, l’équilibre mondial paraît extrêmement précaire. Il semble bien que l’on ait dansé sans s’en rendre compte sur un volcan, épidémique et populiste, entre autres. Et qu’il serait bien de ne pas recommencer… 

A house for Mr Biswas de V.S.Naipaul

Sir V.S.Naipaul. Grand écrivain anglais. Prix Nobel. Un de ses romans les plus célèbres. C’est le roman de son père.

Le roman se passe dans la communauté indienne de Trinidad. Mr Biswas naît dans une famille extrêmement pauvre. Il perd son père, alors qu’il n’est qu’un enfant. Sa vie sera promiscuité et misère. Son rêve : avoir sa maison. Ce qui le sauve, c’est son mauvais caractère. Il ne s’avoue jamais vaincu, même par plus fort que lui, il n’est jamais inférieur, il ne plie jamais l’échine. Au fond, c’est un libertaire.

C’est un brahmane. Cela ne veut pas dire grand chose hors de l’Inde. Mais cela lui vaut d’être un peu éduqué. Et c’est probablement quelqu’un d’intelligent. Un tournant de sa vie surviendra lorsqu’il est embauché, alors que jusque-là il peignait de la publicité pour des commerces, comme reporter par un des titres de l’ile. Mais c’est aussi ce contre quoi il lutte qui le sauve. Il se marie, par mégarde, avec une fille d’une famille nombreuse. Cette famille joue le rôle d’assurance pour ses membres. Qu’ils travaillent ou non, elle les habille et les nourrit. Ils vivent les uns sur les autres, dans le bruit, les disputes et les fêtes.

Ces familles indiennes sont industrieuses et entreprenantes. Elles investissent aussi considérablement dans l’éducation de leurs enfants, qui ont droit, mêmes pauvres, à des cours particuliers intenses. Les plus brillants partent à l’étranger poursuivre leurs études (V.S.Naipaul va à Oxford).

C’est aussi l’histoire du monde. La prospérité d’après guerre, l’ascenseur social de l’éducation supérieure, qui se « massifie », la dislocation de la famille et le triomphe de l’individualisme.  C’est peut être ce que signifie la maison de M. Biswas.