Imposition des revenus du capital

Le gouvernement envisagerait plus ou moins de taxer de la même façon revenus du capital et du travail.

Si je comprends bien cet article, aligner l’assiette d’imposition du capital sur celle de la CSG ferait gagner 4,5md€/an en touchant essentiellement le % le plus riche. (En fait, cela affecterait de manière disproportionnée les très riches, parce que leurs revenus proviennent de manière disproportionnée de capitaux, moins imposés que le travail.)

Encore faut-il que les riches restent en France…

Facebook fait des heureux

Tout ce que je lis sur Facebook pousse à ne pas y investir. En particulier, le cours des sociétés qui lui ressemblent se sont mal comportés après leur introduction en bourse.

Mais j’entends aussi que la sienne va être un succès.

Cela signifie probablement qu’il existe une communauté de fans de Facebook, qui ne sont pas influencés par la presse. Il est possible que cette communauté soit suffisante pour l’offre initiale, mais pas pour maintenir le cours du titre.

Cependant, il y aura des gagnants certains dans l’affaire. Tous ceux qui collectent l’argent du rêve. Autrement dit, les actionnaires actuels de la société, les banques qui organisent l’introduction en bourse, ou l’État californien, qui va récolter une masse d’impôts.

Compléments :

Les fonds d’investissement sont-ils nuisibles ?

Mitt Romney ayant dirigé un fonds d’investissement, l’Amérique se penche sur son métier. Mal personnifié ?

The Economist semble penser qu’il crée plus d’emplois qu’ils n’en détruit. Mais les fonds ont des comportements de prédateurs, regrettables. La cause ? Le code des impôts américain qui permet de déduire les intérêts de la dette et qui « incite les dirigeants des fonds d’investissement à empiler une grande quantité de dettes sur les entreprises qu’ils achètent, risquant ainsi la santé de la société ». En outre, les gains qu’ils retirent de l’opération sont taxés à un taux très faible.

Cependant, ce que le journal trouve de bien plus contestable est qu’ils rapportent fort peu à leurs investisseurs.

Compléments :

Taxer les riches à 80%

Aux USA, en 40 ans, le 1% le plus riche a doublé sa part des revenus de la nation. Cela a un inconvénient imprévu : en cette période de crise et de dette, son magot aiguise les appétits.

Quel serait le taux d’imposition marginal qui maximiserait les intérêts des USA ? se demandent des économistes fameux. Plus de 80%.
Raisonnement : les vigoureuses baisses d’impôts qu’ont connues de nombreux pays n’ont eu aucun impact notable sur leur croissance. Une baisse d’impôts encouragerait le top management à un comportement parasitaire, plutôt qu’à la « création de richesse ». Taxing the 1%: Why the top tax rate could be over 80% | vox

Alors, contrairement à ce que prétend Adam Smith, et bien d’autres avec lui, l’appétit du gain ne ferait pas le bonheur collectif ?

Taxer les riches

Subitement, taxer les riches est à la mode.

The Economist se demande comment y parvenir sans affaiblir leur ardeur créatrice.

Il s’agirait d’utiliser d’autres moyens que l’impôt, fort décourageant. Par exemple l’élimination de diverses exemptions (niches fiscales ?) ferait gagner 1000md$ aux USA. En Europe il faudrait taxer la propriété et les gains du capital. (Hunting the rich)

Pourquoi le PDG est-il payé ?

« Ces sociétés font en moyenne 1,9md$ de bénéfice (mais reçoivent en moyenne) 400m$ en crédit d’impôts ».

Le taux d’imposition des entreprises américaines serait élevé, mais elles y échapperaient par un usage habile des niches fiscales. Les auteurs de l’étude estiment d’ailleurs que les PDG ne sont pas recrutés et récompensés pour l’innovation qu’ils apportent à leur entreprise, mais pour les impôts qu’ils leur permettent d’éviter. (Where Pay for Chief Executives Tops the Company Tax Burden – NYTimes.com)

Parasitisme social, moteur de l’entreprise ?

TVA et restauration

Efficacité économique de la baisse de la TVA sur la restauration : l’État et l’Insee jouent au jeu des manifestants et de la police :

Selon l’État la mesure aurait créé 40.000 emplois en plus des tendances usuelles, selon l’INSEE, de l’ordre de 15000 (et la nature et la durabilité de l’emploi ne semblent pas claires).

Les prix n’auraient pas baissé de 2,9%, mais augmenté d’1%. Et les emplois créés auraient coûté 60.000€ par personne. Mais il y a de grosses incertitudes sur les chiffres. La TVA restera-t-elle réduite dans la restauration ?
En tout cas, je suis surpris. Je trouve les restaurants extrêmement chers, leurs prix me semblent avoir beaucoup augmenté (peu de restaurants qui aient un menu au dessous de 15€ – 100F ! difficile de payer moins de 25€). Je n’aurais pas été étonné que dans certains cas, il y ait eu une inflation de 20%. Est-ce une illusion ? 

France, Irlande de l’impôt

« Les PME ne sont pas très loin du taux de 33 % d’IS [impôt sur les sociétés]. Les grandes entreprises, au-delà de 2 000 salariés, c’est 13 %. Les sociétés du CAC 40, c’est seulement 8 %. La plus grande entreprise de France, Total, c’est 0 % ». Dit un article du Monde.
Je comprends mieux pourquoi The Economist accusait la France d’hypocrisie lorsque cette dernière voulait augmenter les taux d’imposition irlandais (12,5%).
Le handicap a pour but de ramener celui qui a un avantage à la moyenne. Les PME sont handicapées, ce qui prouve leur supériorité ? 

TVA

L’Angleterre envisage d’augmenter sa TVA pour réduire ses dettes.
Une augmentation l’année prochaine à 21%, par exemple, générerait des revenus supplémentaires valant 1% du PIB.
La France va-t-elle faire de même ? Et revenir sur la baisse de la TVA de la restauration, par exemple ? 

Imposons efficace

Les états vont devoir retrouver ce qu’ils ont perdu en relance : quel est la bonne méthode de prélèvement ? (The state’s take)

Celle qui semble conduire à la plus forte croissance est celle qui porte sur ce qui ne peut pas partir facilement à l’étranger. La propriété en premier, la consommation (TVA) ensuite, les impôts enfin.

Le système américain, qui repose exclusivement sur un impôt concentré, est un des moins efficaces au monde.

Compléments :