Dans un précédent billet, je disais que le pauvre avait transformé le sport. Non seulement, il était devenu professionnel, mais, aussi, il avait battu tous les records. Il en est de même partout. Le progrès semble avoir besoin de sang neuf.
Actuellement, on est en période de « pénurie RH ». Or, les recruteurs ont découvert que le mal avait une solution quasi miraculeuse : la motivation. Une personne motivée est capable de quasiment tout apprendre ! Et très vite. Pour une société pour laquelle le diplôme est tout, voici un constat déprimant.
Ce qui fait la force du pauvre est probablement cette motivation. Mais aussi la caractéristique de l’autodidacte, qui poursuit toujours des objectifs plus élevés, parce qu’il met au compte de son incompétence son incapacité à les atteindre facilement. Et peut être aussi que, comme c’est le cas pour Martin Eden, vu de loin, ce que possède la classe privilégiée paraît bien plus beau qu’il n’est. Motivation décuplée.
Seulement, tout le monde n’a pas ce type de motivation, et la classe privilégiée, qui, elle, tend à s’endormir sur ses lauriers, cherche souvent à couper les ailes de celle qui ne l’est pas. Et à se reposer sur l’immigration, comme le firent les Athéniens, un temps.
Rien n’est simple ! Mais que donnerait une société d’égaux ?