La semaine de Trump

Trump ne se lasse pas de faire l’actualité. L’autre jour, il en avait contre le patron d’Intel. Nouvelle foucade ? Eh bien, il semble que ledit patron ait été un acteur important de l’industrie chinoise du processeur.

Le problème avec Trump c’est qu’une partie de ce qu’il dit est juste. Ce qui explique peut-être qu’il ait si peu d’opposants ?

En cela, il paraît ressembler à Talleyrand. Talleyrand ne faisait qu’exploiter l’hypocrisie de la société.

Nouveau monde

De Gaulle semble avoir pensé que les nations ont des personnalités. C’était peut-être une idée de son temps. Un temps de Kultur. Mais c’est aussi une idée d’anthropologue et de Montesquieu.

A ce sujet, redécouvre-t-on le véritable visage des USA ? peut-on s’interroger. Un visage qu’aurait fait oublier Roosevelt et un après guerre de science et de progrès.

Jusqu’à Roosevelt, les USA furent le pays de la spéculation et de la crise économique terrifiante. Ils se caractérisent aussi par un puritanisme oscillant. Soit l’Américain veut convertir le monde à la vraie foi, soit il veut s’en isoler pour ne pas être corrompu.

Paradoxalement, les USA et la Chine sont des Etats laïques, issus du Marxisme, fils de la raison des Lumières. Les USA sont une théocratie. Ils craignent l’athée, et aiment les fondamentalismes.

Leur force est probablement leur hypocrisie, ce que les Indiens appelaient « langue fourchue », et ce que Robert Merton nommait « innovation ». S’ils s’en prennent aujourd’hui à leurs amis, s’ils renient la ligne qu’ils ont suivie depuis la guerre, c’est une innovation : c’est un moyen efficace d’obtenir un petit gain. Ailleurs, ils appellent la mort « maladie », car la maladie est bonne pour le business.

Comme dans la fable du scorpion et de la grenouille, il ne faut pas leur en vouloir : c’est dans leur nature. En revanche, il faut s’en méfier.

Cela pourrait-il causer leur perte ? Ils ont relancé l’Islamisme, fourni des armes à l’Iran, prôné la croissance par les services et sous-traité leur production à la Chine, etc. Leurs coups tordus finissent toujours par nous retomber sur le nez. Peut-être faudrait il réorienter un peu mieux les effets de leurs innovations ? Façon « containment » ?

ADN

Conséquences imprévues des tests d’ADN. Ils révèlent les secrets et l’hypocrisie de notre société. Seconde saison de The gift de BBC4.

On y entend que l’inceste est plus commun qu’on ne le pense. Un sept millième de la population serait conçu ainsi. Les erreurs d’étiquetage des bébés à la naissance se produisent et il arrive aussi, pas aussi infréquemment qu’on ne pourrait le croire, qu’une femme ait des enfants de plusieurs hommes, sans que son mari le sache. Apparemment, la maternité ne serait pas une épreuve pour tout le monde. On apprend, aussi, que certains ont produit des enfants pour les vendre (communauté juive du Québec).

Et l’on constate un autre aspect imprévu du don de sperme. Le donneur n’est plus anonyme, ses nombreux enfants le découvrent lui et son héritage de maladies génétiques.

Immigration réelle

Je me demandais comment il se faisait que les Britanniques recrutent autant d’immigrés (leur population augmente, de ce fait, de un pour cent par an). Affaires étrangères de France culture me répond : Boris Johnson. Il a conditionné l’acceptation de l’immigré de l’empire britannique à son niveau de qualification professionnelle. Niveau inexistant.

Apparemment les gouvernements européens, à commencer par l’italien, font la même chose. D’un côté, ils se disent férocement anti-immigration, de l’autre ils font appel en masse à l’immigration. Pourquoi ? Parce qu’elle est demandée par le patronat. Si bien que l’immigration est devenue économique. La victime de persécution est indésirable. L’envers de l’esprit européen.

Nouvel exemple d’énantiodromie ? Alors que l’on nous a rebattu les oreilles de la mission humanitaire de l’Europe, elle fait en pratique désormais l’exact inverse ! Et les militants de cette noble cause ? Ils sont inaudibles.

Raison de ce triste état de fait ? L’injonction paradoxale d’une organisation du travail qui n’est pas conçue pour l’homme, mais pour la machine, et à défaut pour la bête de somme et d’une ligne politique uniformémement partagée, qui affirme que la bête de somme est une vache sacrée ?

(Par ailleurs, l’immigration n’est pas une solution durable : l’immigré a pour vocation de subir le même sort que le natif. Si bien qu’il faudra toujours plus d’immigrés pour nourrir une population qui n’a plus envie de travailler.)

Vingt mille lieues

On va prospecter les fonds marins à la recherche de métaux rares, disait la BBC. On en a besoin pour les smartphones et les éoliennes. Qu’en est-il ?

Exploitation des fonds sous-marins : « nous avons besoin de métaux pour la transition énergétique »

Sud Ouest du 2 février

Mieux : c’est l’impeccable Norvège, qui donne le coup d’envoi :

La Norvège lance la prospection minière de ses fonds marins
Le Parlement norvégien a donné son feu vert à l’exploration scientifique de ses eaux profondes, premier pas vers leur exploitation minière.

Les Echos du 10 janvier

Effets toujours étonnamment pervers de l’écologie militante ? En poursuivant une obsession du moment elle porte un coup fatal à la mission qu’elle défend ?

Peut-être faudra-t-il un jour se demander quelle est le véritable motivation de l’écologiste : sauver la planète ou avoir bonne conscience ?

Les Gilets jaunes à Hollywood

Les acteurs d’Hollywood sont en grève. Ils ont peur de l’intelligence artificielle.

Il suffit de lire ce blog pour voir que l’on annonce depuis au moins une décennie que le numérique va supprimer une grande partie de l’emploi qualifié. (Modèle du « sablier ».) Qu’ont fait nos vedettes de cinéma pour les pauvres bougres menacés de chômage, elles qui sont pourtant à la pointe de tous les combats « socialement avancés » ?

Tout homme est un Gilet jaune en puissance ?

Droits de l’homme

L’Angleterre veut mettre un terme à l’immigration « en petits bateaux ». Ce qu’elle veut faire n’est pas conforme avec un jugement de la Cour européenne des droits de l’homme. Elle veut donc s’en dispenser, pour pouvoir reprendre en main les lois qui s’appliquent sur son sol.

Ce qui devrait lui poser une question : peut-on dire à M.Poutine qu’il ne respecte pas les droits de l’homme, alors que l’on ne les respecte pas soi-même ? D’ailleurs, n’est-ce pas pour ce type de contradiction que M.Poutine a envahi l’Ukraine : il a considéré que la parole de l’Occident n’avait aucune valeur ? Ou plutôt, qu’elle ne servait que ses intérêts.

Et si l’Occident commençait à regarder en face ses contradictions ?

Gentillesse occidentale

Ce qui m’a toujours surpris, c’est à quel point l’Anglo-saxon est gentil. « Care » veut réellement dire quelque-chose pour lui. D’ailleurs, il n’a pas peur de montrer ses émotions en public.

Comment expliquer, alors, qu’il ait envahi l’Iraq, exploité l’humanité, et créé le Workhouses pour ses pauvres ?

Ce qui lui a valu une universelle réputation de duplicité.

Il lui manque peut-être une vision systémique. Il ne voit pas sa nation comme un tout, comme un être, ayant des comportements contradictoires. S’il le faisait, il parviendrait, qui sait ?, à combiner ses pulsions opposées, et à faire réellement le bien qu’il a à la bouche ?

Refroidir le monde

La réfrigération, moyen de réduire l’effet de serre. Voici ce que disait 39 ways to save the planet de la BBC. 

Surprenant, non ? Réfrigérer semble être contre nature. 

En fait, l’idée est double. Aujourd’hui, on refroidit avec des moteurs diesel, et, seconde idée, faute de chaîne du froid, une grande quantité de la production mondiale de nourriture se perd. En particulier dans les pays pauvres. 

Une minute… Les pays pauvres souffrent de la faim, apparemment on a une solution à ce problème, et on ne fait rien ? On ne commence à bouger que parce que les riches des pays riches ont peur que le ciel leur tombe sur la tête ? 

Diantre, que nous sommes hypocrites ? 

Trainées et avions

La maison de mes grands parents était légèrement surélevée par rapport aux environs, et du pas de la porte du jardin, on pouvait voir le ciel. Quand j’étais enfant, il y a plus d’un demi siècle, le passage d’un avion était un spectacle. 

Depuis que je suis revenu en banlieue, je vois à nouveau le ciel. Et je constate, les jours de beau temps, qu’il est zébré de trainées laissées par les avions, qui volent à haute altitude. J’ai compris ce que disait un article lu il y a quelques années : si l’on parvenait à supprimer ces trainées, on réduirait l’effet de serre de plusieurs pour cent. 

Je lisais aussi, récemment, que la conscience écologique des jeunes générations ne les empêche pas (au contraire ?) d’utiliser bien plus l’avion que leurs parents. 

A quoi tous ces zigzag riment-ils ? me disé-je, en regardant le ciel.