Hollywood en grève

Les scénaristes d’Hollywood sont en grève. Alors qu’ils sont la cheville ouvrière d’une société de milliardaires, ils ne parviennent pas à joindre les deux bouts.

Toute l’Amérique ? Une incapacité « quasi génétique » au partage ? Une culture qui produit naturellement la « lutte des classes » et la violence ? Le contre-coup du « libéralisme » ? La justice n’est pas compatible avec le laissez-faire ?

(Et encore une profession qui craint chatGPT.)

Psycho

Psycho, le film d’Hitchcock, vient d’un livre d’un certain Robert Bloch. La BBC en a fait un feuilleton radio.

L’intérêt de ne pas avoir de mémoire est que la vie est un éternel émerveillement.

L’histoire est celle d’un dédoublement de personnalité. Hitchock a été assez fidèle à l’original, si j’en crois wikipedia. Seulement, il a changé le dédoublé, de petit et gros, en grand et mince…

Dans les années 50, Hollywood a été transformé par la psychanalyse, même le Macbeth de Lawrence Olivier en a pris un coup. Une quantité de livres et de films en résultent.

Tout cela était-il très sérieux ? Licence poétique ? Ou l’homme a-t-il besoin de croire au père Noël ?

Nuit des enfers

A l’approche d’Halloween, France Culture rediffusait des émissions sur l’enfer.

La religion est un reflet de la société, disait-on. On retrouve la théorie de Malinowski selon laquelle, la religion assure la cohésion d’une société en aidant ses membres à ne pas céder à la panique.

J’ai appris que le purgatoire était une invention du douzième siècle. Déjà l’enfer avait une partie supérieure dont, avec un peu de bonne volonté, on pouvait sortir. Car on pouvait se racheter en enfer. C’est devenu le purgatoire, où l’on se purge et se purifie de ses mauvais penchants. (A ce sujet, je me suis demandé pourquoi tout le monde ne s’y trouvait pas : après tout le pire des tortionnaires a sûrement expédié ses victimes au paradis… Qui fait la bête fait parfois l’ange ?) On s’extirpait du purgatoire avec le secours de la communauté, qui priait pour votre âme. D’où l’apparition fréquente du revenant appelant ses frères à l’aide. Mais aussi les indulgences, qui ont rendu hystérique Luther, d’où la réforme. (Et les guerres de religion, entre des cultures qui n’avaient pas les mêmes attentes vis-à-vie de l’existence ?)

Quant à la BBC, elle consacrait aussi une émission au sujet. La tradition remonterait à la nuit des temps, et serait propre à toutes les cultures européennes. La fête correspondrait à la période la plus terrible de l’année : l’entrée dans l’hiver. La version actuelle d’Halloween est une invention américaine. L’original est celte. Ecossais et Irlandais transmettent leurs traditions aux USA. L’amour victorien du morbide leur apporte une première transformation. Mais c’est Hollywood, très récemment, qui leur aurait donné sa forme actuelle.

Société de trafiquants d’opium du peuple ? L’enfer : autre ou nouveau monde ?

Soldat Manning

Aux USA, on juge le soldat Manning, qui a transmis des informations diplomatiques à Wikileaks.
Ce qui est curieux dans cette histoire est que le personnage de Manning est le héros type d’Hollywood. C’est le « whistleblower », celui qui se bat, seul contre tous, pour faire triompher la vérité.
Alors, procès de l’armée américaine et de son incapacité à s’accommoder des valeurs de sa nation, sinon par l’hypocrisie ?

L’HEC est beau

Je suis frappé par le physique des diplômés d’HEC, tel que me le montre leur revue des anciens élèves. Il est exceptionnellement avantageux. On ne trouve certainement pas aussi bien à Hollywood.

Et si c’était un critère de sélection ? Et si HEC était l’école du succès social ? Et si le physique était l’atout premier de ce succès ?

Compléments :
  • En mineur, l’HEC parle remarquablement bien. Autre atout social décisif ?

Vous ne l’emporterez pas avec vous

Film de Frank Capra, 1938.
Grande dépression. Un affameur du peuple découvre qu’il perd son âme à empiler de l’argent.
Je pensais que la morale anglo-saxonne voulait que l’individu qui avait reçu un don de Dieu (le bonheur en affaires) le pousse à son extrême. Ce film prône-t-il l’anarchie ?
D’ailleurs comment a-t-il pu être produit ? Les magnats d’Hollywood se sentent-ils différents des autres riches ? Ou produisent-ils ce qui plaît au peuple ? 

Industrie cinématographique : rien ne va plus

Rien n’irait plus dans l’industrie cinématographique. La vente de DVD et autres supports du même genre, la majorité de ses revenus, serait attaquée par la location.
Résultat ? Qui a dit que l’innovation faisait le bonheur du marché ? Les studios produisent moins que par le passé et ce qui résiste le mieux à l’érosion. Ce n’est pas le meilleur.
Solution ? Relation directe avec le consommateur, communication ciblée, politique de marque (studios spécialisés, acteurs…).
Mauvaise nouvelle pour la distribution et l’industrie de la publicité et des médias ?

Jane Russel

Le décès de l’actrice Jane Russel, dont la poitrine fit la carrière, est l’occasion du rappel d’un paradoxe américain.
Elle a dû son succès au scandale, elle a vécu la vie dissolue de la star hollywoodienne, et pourtant c’était une ultra-fondamentaliste religieuse de tous les combats conservateurs.
Je continue à penser que beaucoup d’Américains savent qu’ils sont élus et que tout ce qu’ils font ne peut qu’être le bien, puisque désiré par Dieu. C’est en cela que N.Sarkozy pourrait être américain

Le lombric d’Hollywood

De nombreux états et pays attirent les tournages de film à coups de subventions. À Hollywood, l’hémorragie est sévère (« la part de la Californie du marché mondial des films de studio (…) est tombée de 66% en 2003 à 34% en 2008 »).

Raison ? En moyenne 566 emplois créés par film, mais aussi « à chaque fois qu’un film est tourné dans un autre État, les gens du coin acquièrent des compétences qui rendent les tournages suivants plus faciles ».

Va-t-on assister à une reprise de la « théorie du lombric » dont parle Hervé Kabla ? Les décideurs d’Hollywood, trouvant qu’ils peuvent avoir le « petit boulot » moins cher ailleurs, vont laisser péricliter les compétences locales ? Puis ce sera au tour des acteurs, et enfin des « décideurs » remplacés par une génération spontanée de volontaires apparue là où les « petits boulots » se seront implantés ?

Et si, ici comme ailleurs, le « petit boulot » sans grade était le défenseur du savoir-faire national ? Le meilleur ami du grand ponte, qui pourtant le massacre, pensant ainsi augmenter ses bénéfices ?