Boarding school

Drôle de chose que ces « boarding school ». Si je comprends bien, leur rôle est de former des leaders. Pour cela; on met des enfants de 5 ou 6 ans en pension.

Comme souvent, cela produit un effet imprévu. L’enfant coupé brutalement de sa famille subit un choc psychologique violent. Il développe une double personnalité. Il a des failles tout à l’opposé de ce qui est attendu d’un leader. Et, un peu comme il semble que ce soit le cas pour l’église catholique, ce type d’institution attire les pervers et les psychopathes. Les enfants y subissent des traitements dégradants.

Paradoxe ? On nous rebat les oreilles avec l’innocence de l’enfant, alors qu’on lui fait subir les pires vilénies.

(D’après une émission de la BBC4 : How boarding school shaped Britain.)

La nouveauté du harcèlement

A-t-on suffisamment noté le changement qu’était l’entrée de « harcèlement » dans le droit français ?

Jusque-là, les violences étaient physiques, maintenant, elles peuvent aussi être psychologiques.

Le fait de reconnaître ces dernières permet d’éviter de répondre à la violence psychologique par la violence physique : pour se défendre, on peut s’en remettre à la loi. La définition de la civilisation ?

Pouvoir de la femme

Le caprice est-il une arme ? Les femmes de jadis étaient dites capricieuses. Ce que l’on traduit par tête de linotte. Mais n’est-ce pas les sous-estimer ? Car le capricieux est imprévisible. Il demande une attention de tous les instants. Il ôte toute liberté à celui qui croit l’asservir. Et si le caprice était une technique d’emprise ? C’est ce que l’on voit dans les romans classiques : le caprice conduit à l’aliénation.

L’homme n’aurait-il pas beaucoup gagné avec le féminisme ?

(Sacha Guitry aurait dit :  » Si le plus grand plaisir des hommes est de se payer les corps des femmes, le plus grand plaisir des femmes est de se payer la tête des hommes. »)

Pince-fesses

Il paraît qu’une championne de foot s’est fait pincer les fesses par le président de sa fédération. Harcèlement. Mais, n’aurait-elle pas pu lui balancer une baffe ?

Un jour, ma grand mère a rencontré un exhibitionniste. Jetant un coup d’oeil à l’objet du délit, elle s’est exclamée, consternée : « oh que c’est laid ». Je me demande s’il n’y aurait pas des moyens efficaces de réduire le harcèlement, autres que le peloton d’exécution.

Roman Polanski

Roman Polanski, nouvelle cible de la parole féminine libérée. Encore un homme de gauche. Pourtant le monde du spectacle français l’a longtemps protégé de son corps.

La pensée 68, finalement, serait-elle victime de ses contradictions ? Crise existentielle ? Aura-t-elle le courage de l’affronter et de se transformer ?

Pouvoir

Une personne, visiblement de sensibilité MLF, disait à France Info que le problème du harcèlement sexuel était une question de pouvoir. Sous-entendu, le jour où les hommes seront au pouvoir des femmes, il n’y aura plus de harcèlement.

Pas sûr. Une de mes jeunes voisines fait un stage dans une grande société. Et elle est soumise, de la part de sa dirigeante, à quelque chose qui ressemble beaucoup à du harcèlement (moral). En particulier, elle respecte fort peu le droit du travail. Le pouvoir n’a pas de sexe ?

Mais sa perversité n’est pas fatale. Une ancienne élève, par exemple, s’est, elle aussi, trouvée en situation de harcèlement. Et elle s’en est sortie fort bien, sans se mettre personne à dos. D’ailleurs, le pouvoir ne conduit pas forcément au harcèlement. Il y a beaucoup de gens de pouvoir, et pas tant de harcelés que cela.

Le harcèlement est peut-être une caractéristique d’un monde individualiste. D’une part parce que l’individualisme tend à s’affirmer aux dépens de l’autre ; d’autre part parce que l’individu, seul, est faible par rapport à une personne de pouvoir. Pour lutter contre le harcèlement, il semble donc qu’il faille briser la solitude. Sans société pas de vraie liberté ?

Palme

Un ancien président et des artistes se seraient émus de la question du harcèlement sexuel. Mais n’est-ce pas dans leur métier qu’il est le plus pratiqué ? (Sans oublier les médias.) N’auraient-ils pas pu se manifester plus tôt ? (Et l’ancien président a-t-il traité son ancienne compagne avec les égards dus à un égal, à l’époque où il s’en est séparé ?)

Et s’il fallait voir là un réflexe pavlovien ? Ils sont, par principe, du côté du bien. Donc, dès qu’il est menacé, ils protestent ? Par habitude. Quant à leurs comportements, ils ont une vie qui leur est propre ?

Harcèlement

Pourquoi parle-t-on de harcèlement à Hollywood et dans la Silicon Valley, se demande Le Monde. Et pourquoi de vieilles affaires émergent-elles maintenant ?

C’est une illustration du changement comme phénomène, selon Kurt Lewin. Il ne se fait pas instantanément. Il demande du temps, des circonstances favorables, et la mise en place de structures sociales. Dans ce cas, les harceleurs ont perdu en pouvoir de nuisance, ce qui les a rendus fragiles ; et les journaux ont mis sur pied des équipes et des techniques d’enquête efficaces. Le sujet rapportant beaucoup, elles sont en recherche systématique de nouveaux scandales à révéler.

La question qui se pose est : jusqu’où ira le balancier ?

Le manager face au harcèlement moral

On parle de plus en plus de « narcissisme ». Conséquence : « harcèlement moral », art du pervers narcissique. Mais en est-il la seule cause possible ? Et si la société, elle-même, avait une tendance à la perversion ? Manager, il n’est pas possible d’être indifférent à cette question. L’efficacité, au moins, de votre équipe est en jeu. Que faire, si vous soupçonnez un danger ? Quelques prudentes réflexions sur une question grave et perversement compliquée… en espérant, surtout, qu’elles stimuleront votre propre réflexion. 

Harcèlement moral

D’anciens dirigeants de France Télécom, sont poursuivis pour harcèlement moral. Une première ? Il y a une loi : « Quiconque « harcèle autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail » est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, dit l’article 222-33-2 du code pénal. »
D’après ce qu’en dit Le Monde, les dits dirigeants avaient clairement expliqué qu’ils voulaient réduire de 20% les effectifs de la société. Et les traces qu’ils ont laissées semblent tout aussi clairement signifier qu’ils voulaient le faire par dégradation de leurs conditions de vie professionnelle. 
Ce qui est curieux, c’est qu’ils ne se soient pas demandé si, en dégradant les conditions de travail de leur société, ils n’allaient pas aussi dégrader sa performance. Il est vrai qu’à l’époque on disait que le changement, n’importe quel changement, était bon. Parce qu’il forçait à la remise en cause des routines.