Étiquette : Grèce
Angleterre athénienne
L’Angleterre, depuis des siècles, a reproduit le modèle de la démocratie grecque. L’Amérique lui ressemble de plus en plus. Curieusement, mes amis anglo-saxons ne semblent pas trouver grand-chose à redire à cette hypothèse.
- Société divisée en deux classes quasiment héréditaires. L’une fort riche et oisive, assez égalitaire, administre sa fortune et discourt agréablement. C’est une démocratie modèle, que personne n’a encore réussi à égaler. L’autre, pauvre et peu éduquée, sert la première.
- L’Angleterre est le berceau des sports les plus pratiqués au monde (même le cricket, inconnu chez nous, est le deuxième sport le plus populaire sur la planète). Le sport était vu par les public schools comme un moyen de développer les vertus de l’honnête homme.
- À Cambridge, il y a fort longtemps, j’ai découvert une sorte de club med où tout était fait pour l’épanouissement de l’individu. L’être supérieur brille par sa participation à une vie sociale exceptionnellement riche. Éditer la revue de l’université, jouer dans son théâtre… sont des titres de gloire éternels. D’ailleurs, tout l’enseignement ne semble viser qu’à développer l’art de la parole. Le sujet étudié est indifférent, ou, plutôt, il a l’utilité de nourrir originalement la conversation. (Je me demande même si l’on ne me considérait pas comme super habile car totalement inattendu dans mon choix de sujet : les mathématiques.)
Malédiction de l’euro ?
- Ce qui rend acceptable le changement européen est probablement, donc, la protection sociale. Attention, à ne pas trop l’affaiblir ? Méfions-nous du conseil de l’économiste anglo-saxon pour qui ce système plombe notre efficacité économique ?
- Histoire du système monétaire international.
Dette européenne
- À qui profite le crime ? Qui achète cette dette ? Manœuvre des pays émergents pour maintenir l’euro à un cours élevé et rendre ses exportations sous compétitives, donc, à terme, détruire son tissu économique ?
- Danger ? Si l’Europe fait comme la Grèce et l’Amérique et continue à vivre à crédit sans réforme structurelle, elle va connaître, comme la Grèce, des moments extrêmement désagréables ?
Turquie européenne
Sécession belge
Crise grecque ou allemande ?
- L’Europe et l’euro ressemblaient trait pour trait à l’Allemagne. L’Allemagne y était donc comme un poisson dans l’eau, d’autant plus qu’elle y gagnait beaucoup (en 8 ans les exportations de l’Allemagne vers la zone euro seraient passées de 19 à 25% du PIB allemand !). Or, elle découvre qu’Europe et zone euro ne se dirigent pas vers ce modèle, qui ne marche pas.
- Son modèle même est en crise. Or, elle veut conserver inchangé ce qui a fait sa grandeur (formation, industrie lourde, exportation), alors que la réforme est nécessaire.
Rigueur ?
- Les économistes prétendent prévoir l’avenir, qu’il suffit de suivre leurs recommandations et leurs modèles pour connaître le succès. Mais si la physique ne peut donner la trajectoire d’une sonde, pourquoi l’économie, qui n’est pas une science, pourrait-elle prévoir quoi que ce soit ? A-t-on l’exemple d’un économiste qui ait fait une prévision juste ? Robert Shiller, qui pourrait presque entrer dans cette catégorie, pour avoir distingué les précédentes spéculations, observe lui aussi que le monde est « chaotique ». Futur insondable.
- Mon expérience du changement me dit cependant que « quand on veut on peut ». Si l’on ne sait prévoir l’avenir, du moins peut-on, en partie, choisir le sien. D’ailleurs l’histoire de l’Estonie ou de l’Allemagne montrent que les nations peuvent se réformer, si elles le désirent.
Lorsque l’on regarde l’histoire récente, il me semble que les nations ont essayé de fixer le cours relatif de leurs monnaies. Peut-être avaient-elles des raisons fortes pour cela ? Cette stabilité serait-elle une condition nécessaire de crises moins violentes ? Alors, faut-il condamner les efforts de la zone euro comme donquichottesques, ou, au contraire, faire tout pour qu’ils réussissent, parce qu’elle est le creuset d’une économie durable ?
- Hypothèse personnelle (biaisée certainement par mon métier). La zone euro tenterait d’acquérir des techniques de conduite du changement. C’est-à-dire chercherait à adapter son tissu social aux mouvements de l’économie, en abandonnant l’usage exclusif des mesures macroéconomiques.
- Exemples d’événements imprévisibles qui peuvent brouiller toutes les prévisions : Greekman brothers.
Nicolas le Grec ?
The Germans are sticklers for rigour, peer pressure and discipline, against coming to the aid of the stragglers, devoted to absolute independence for the central bank whose brief is confined to ensuring the stability of the currency and guarding against inflation.
The French push a more political, expansive approach, arguing the euro rules be geared to economic growth and jobs, tighter co-ordination of national policies, and greater harmonisation of, for example, tax and spending policies.
The Germans won in the 1990s when the euro rule book was being written. But yesterday’s game changer was a French script.
In the fighting of the past several months, Chancellor Angela Merkel of Germany has won most of the battles, but has lost this particular war. Berlin dictated the terms for the €110bn euro Greek bailout agreed last week, but had to bow to the bailout itself, which it did not want. Ditto at the weekend.
Angela Merkel, dont la faiblesse est la lenteur de décision, a-t-elle été prise de vitesse ? En tout cas, il se pourrait que la relation franco-allemande soit abîmée.