Google contre Apple

Suite de l’analyse de l’acquisition de Motorola Mobility par Google (Patently different)
Apple aurait deux avantages sur Google : des brevets et un logiciel optimisé pour ses terminaux.

Google, avec Motorola, referait son retard.
Acheter un fabricant de mobiles (outre les brevets) ne me semble toujours pas judicieux : il y a risque d’intégration verticale. (Il semblerait d’ailleurs qu’Amazon veuille entrer sur le marché.) Alors, pourquoi chaque fournisseur ne proposerait-il pas son service de recherche et la publicité qui va avec ? Mauvais pour Google ?
Le marché va-t-il ressembler à celui de l’automobile, avec différents types de marque (Apple en Mercedes ?). Ou pas tout à fait : les plates-formes de service fidélisent le client : gros avantage pour Apple, Amazon a des atouts, les autres feraient bien de s’inquiéter ? 

Google et Motorola

L’acquisition de Motorola Mobility par Google pose de curieuses questions.

  • Il semble que Google ait surtout voulu acheter les brevets de Motorola, plutôt qu’un fabricant de téléphones mobiles. Les défenses d’Android n’étaient probablement pas suffisantes pour résister aux poursuites en justice d’Apple.
  • La bataille des TIC se jouerait sur le terrain de la mobilité « intelligente », avec Apple en leader.
  • Cet achat ne signe-t-il pas la mort des développeurs de systèmes d’exploitation ? Plus exactement, ne vont-ils pas adopter le modèle Apple ? (Fabricant et éditeur.)
  • Google sera-t-il capable d’absorber un fabricant de matériel ? Si non, ne devrait-il pas conserver les brevets et se débarrasser des téléphones ?
Compléments :

Succès de Google+

Je lis que Google+ a 25m de visiteurs, selon Le Monde.

Il me semble que le réel critère de succès est l’activité des dits adhérents. Pour ce que j’en juge, elle n’est pas grande.
Pour le moment le scénario qui me semble le plus vraisemblable est que Google+ occupe une niche. Mes observations : ceux qui rejoignent Google+ sont des « early adopters » qui aiment la technologie pour la technologie. Si une communauté de telles personnes part en même temps, il est probable qu’elle survivra sur Google+. Mais je ne vois pas bien quels intérêts pourraient avoir la grosse majorité des utilisateurs de Facebook à les suivre, d’autant plus que les « early adopters » resteront sur Facebook. 

Expérimentation Google+

Cela fait une semaine que j’ai un compte Google+. Silence total.

Ce type de réseau social doit être alimenté par un flux d’informations. C’est du twitter ou du blog, mais en vase clos.
Or, à de rares exceptions, les gens avec qui j’aurais envie de converser dans un tel cercle, sont irrémédiablement réfractaires aux réseaux sociaux. Pour le reste, j’ai déjà un blog.
Google+ serait-il destiné aux collectivités de leaders d’opinion des TIC ?

Blogspot change

J’ai lu quelque part que Google « souhaiterait aussi réunir sous la marque Google plusieurs services de l’entreprise, tels que Picasa et Blogger ». Est-ce pour cela que l’interface de gestion de Blogspot a changé ?

L’éditeur de saisie s’est amélioré mais l’abricot et le bleu de l’interface ne sont pas du meilleur effet. Et il y a des bugs. Par exemple, les statistiques concernant certains billets ne sont pas les mêmes à différents endroits. Et, de temps à autres, blogspot me dit que mes billets ont été lus par mois une personne.

Et mon type de blogging, qui consiste à écrire des billets qui paraissent longtemps après ne paraît pas avoir été prévu : l’interface de saisie de dates est particulièrement peu pratique, et me semble buggé.

Bref, Google est certainement porté par des sentiments louables, mais ne connaît pas la « compatibilité ascendante ».

Killer app de Google+ ?

Google+ peut-il rejouer, vis-à vis de Facebook, Microsoft contre Netscape ? Éternel problème de marketing : le nouvel entrant face au concurrent installé.

Avec Google+, plus de demande (difficile à refuser) de rejoindre le réseau d’une personne. L’effet réseau est obtenu en choisissant ceux que l’on veut informer. Ils peuvent refuser l’invitation, et qui sont ou non des utilisateurs de Google+.

Google+ permet de dire non poliment à des gens à qui on ne peut pas dire non. Donc de débarrasser son réseau « d’amis » Facebook de ceux qui ne l’étaient pas vraiment, ou ne le sont plus. (How Google+ Will Balkanize Your Social Life)
Si les réseaux sociaux peuvent être facilement piratés, pourquoi leur valorisation est-elle aussi élevée… ?

Compléments :

  • Hervé Kabla se demandait comment il se faisait que Google, ayant depuis plusieurs années les briques techniques qui lui permettait de nuire à Facebook, ne l’avait pas fait. Manque de réactivité peut-être. En tout cas, cela lui a peut-être permis de voir la faille de Facebook. (En leur temps les Japonais laissaient à un concurrent innovant le temps d’explorer une niche, avant de l’en déloger et de développer agressivement le nouveau marché. Facebook, un peu japonais ?)

Google+

Ce qu’il y a surprenant avec Google+, n’est pas tellement que Google veuille ennuyer Facebook, mais la prise en main de cette innovation par Hervé Kabla.
Il s’achemine déjà vers la centaine de contacts, et sature le système de ses commentaires, lapidaires. (Serait-ce lui qui l’a fait s’effondrer ?)
Hervé Kabla : le Kasparov du média-social ? La seule personne capable de produire vingt idées à la minute ?
Compléments :
  • Et très supérieur à Einstein, qui pensait que l’on n’avait qu’une idée par vie.
  • Mais, moins populaire que Mark Zuckenberg.
  • Curieusement, il n’a pas encore investi la rubrique vidéo. 
  • Et pourquoi choisit-il une photo qui lui coupe le haut de la tête ? (Par modestie, pour masquer son aura ?)

Blogspot en panne

Avant hier, Blogspot était en panne et avait effacé deux jours de publications.
Un enchaînement d’idées m’a fait passer de la faible qualité de service de Google (d’ailleurs qui peut mesurer celle de son moteur de recherche ?) au problème que pose son monopole, et, plus généralement, celui de toutes les entreprises des TIC (aussi bien Microsoft que Facebook, d’ailleurs).
Je ne connais pas une théorie qui approuve le monopole. Pourquoi laisse-t-on subsister des positions aussi dominantes ?
Parce que le service public n’a plus la cote et que les casser serait difficile ?
Quid du modèle Wikipédia ? Un bien commun (ici la connaissance) peut-il être apporté par la charité (de ceux qui fournissent le contenu du site et de ceux qui financent, par leurs dons, les moyens dont il a besoin) avec un minimum d’organisation ?
Wikipédia est utile, mais n’atteint pas la profondeur d’analyse du spécialiste patenté en ce qui concerne les sujets que couvrent d’ordinaire les dictionnaires. En outre le travail gratuit que fournissent les rédacteurs de wikipedia n’élimine-t-il pas des emplois de spécialistes qui auraient pu porter bien plus loin la satisfaction collective ?
Et si la situation actuelle était une variante du brevet ? Pour encourager l’inventeur, il faut lui donner un monopole momentané. Mais il doit être bref.