Google réenchante la vie

Je dois être une star en Turquie ! C’est du moins ce que me disent les statistiques de Google. 
En réalité, mon blog a une popularité tournante. Longtemps, l’Allemagne a fourni le gros de mon fan club. Auparavant, il oscillait, curieusement ?, entre la Russie et l’Ukraine. 
Après cela qui pourra prétendre que le numérique va désenchanter le monde ? Le numérique, c’est la fantaisie, l’originalité, l’imprévu, la poésie ! 

Google : mauvais choix

Lorsque j’ai créé ce blog, j’ai choisi Google comme plate-forme. Ce choix n’était pas raisonné. Je voulais créer quelque-chose rapidement, et j’ai pensé que je trouverais certainement ce quelque-chose chez Google. C’était plutôt une mauvaise décision. Certes, cette plate-forme me semble plus facile à utiliser que les autres. Mais j’ai l’impression qu’elle est beaucoup moins vue. J’y reste, parce que, en fait, cela me convient. Je peux écrire ce que je veux dans une certaine discrétion. Je n’ai pas à perdre du temps à défendre mes idées en réponse à des commentaires qui ne les auraient pas comprises. 
En outre, cela m’a amené à utiliser Google+. Or même Google ne semble pas croire à Google+. Par exemple, lorsque j’utilisais Gmail ou Blogger, il y avait en haut à droite un « +christophe » qui m’envoyait, lorsque je cliquais dessus, sur mon compte Google+. Maintenant, il est devenu « christophe » et est inactif. D’ailleurs, par comparaison avec Facebook, bien peu de médias utilisent Google+. 
Google m’a toujours donné le sentiment d’une sorte de déglingue. Il vous propose un service. Quelques temps après il n’est plus disponible. C’est un peu comme si votre voiture, votre maison… partaient en morceaux sans vous prévenir, et sans que vous sachiez trop pourquoi. Tiens, les freins ne marchent plus… 

Internet et filtrage de l'information

Il y a une décennie, on faisait des découvertes sur Internet. Par exemple, j’ai trouvé le site d’un professeur américain spécialiste de la Chine ancienne. En quelques références, j’ai appris ce que je sais sur la civilisation de ce pays. Aujourd’hui, le mieux que je puisse espérer est trouver ce que je cherche. 
Contrairement à ce que l’on nous dit, la caractéristique d’Internet n’est pas la quantité d’informations que l’on reçoit, mais sa valeur. Internet c’est une masse de déchets sans intérêt. Le problème que cela pose est le filtrage. Hier, il était fait par les journaux. Mais, aujourd’hui, eux aussi ont été victimes du syndrome Internet : ils nous disent ce que l’on entend partout.
Les réseaux sociaux me servent à filtrer l’information. Pas avec beaucoup de succès. Google+, pour commencer. Je me suis abonné aux flux d’information de quelques titres internationaux. Mais, même là, il y a peu d’intérêt. D’ailleurs, j’ai découvert que l’offre était plus étendue sur Facebook que sur Google+, réseau que je n’utilisais pas jusque-là. Finalement, ce qui marche le mieux est la liste de blogs qui figure sur mon blog. Il y apparaît la dernière publication d’un des sites que j’ai sélectionnés. C’est encore là que j’en apprends le plus. 

Google européen

Pourquoi l’Europe ne partagerait-elle pas un peu de la rente des monopoles américains du numérique. Après tout, c’est ce que la Chine a fait. Comment procéder, par exemple pour Google ? Il semble qu’il y ait deux problèmes :
  • Le moteur de recherche. Il apparaît que la motivation nécessaire pour mener à bien ce projet ne peut qu’être privée. C’est probablement ce que les Chinois ont pensé. Cela nous éviterait un nouveau « champion national » ou européen, Bull ou autre catastrophe. 
  • Le paramétrage de l’algorithme de recherche. Lui, semble devoir faire appel à une sorte de mécanisme politique, qui permette de respecter les règles locales. En Chine, le PC impose sa loi. Aux USA, la NSA aurait aussi des relations intimes avec les entreprises du pays. En Europe, les usages sont différents. Un processus démocratique, peut-être lié au parlement européen, pourrait être responsable de cette partie du dispositif. 
Mise en oeuvre. L’UE ou la zone euro pourrait faire un appel d’offres à l’initiative privée pour fournir et opérer le moteur. 
Le problème restant serait Google. La solution chinoise, l’interdire, n’est pas possible en Europe. Une façon d’éliminer Google, à l’européenne, serait de donner au nouvel entrant un avantage unique. Dans ce cas, Google pourrait répondre à l’appel d’offres. Une condition nécessaire serait probablement que ses opérations soient européennes, afin, qu’au moins, Google paie ses impôts en Europe, et emploie des Européens.  

Big data : tremblez, Google arrive…

Curiosité. Je regarde ce que Google me dit des sources du trafic de mon blog. Première source : http://myhealthcare.com/blog/stop-forced-vaccinations/, un article américain qui refuse la vaccination obligatoire, et qui ne fait, bien entendu, aucune référence à mon blog. Deuxième source : un article du wikipedia anglais concernant « Jeovah ». 
Est-ce ainsi que Google nous démontre sa capacité exceptionnelle à analyser l’information ? Si c’est le cas, les assureurs peuvent dormir sur leurs deux oreilles… 

Google ou l'Amérique marque contre son camp ?

Comment peut-on accuser Google d’être un monopole ?,  s’exclament les Anglo-saxons. C’est de la jalousie ! Curieusement, la législation que nous utilisons vient de chez eux, dit Jean Quatremer. Elle a été conçue pour morceler la puissance des groupes allemands, moteur de la machine guerrière nazi.
Deux idées.
  • L’Amérique est hypocrite. Rien de neuf. La fin (son intérêt) justifie ses arguments. Cela signifie probablement qu’à notre place elle aurait fait comme nous. 
  • L’Allemagne a certainement été fortement marquée par la guerre. Cela l’a peut-être rendue, de manière épidermique, allergique au pouvoir des grands monopoles capitalistes. 

Google : la stratégie comme acte de foi

“For Larry and Sergey, they really want to go out and solve big problems.” Creating a “huge positive impact for society” should lead to big new businesses, even if the way to make money can’t be seen yet (Financial Times).

Les investisseurs commencent à s’inquiéter de la gestion de Google par ses fondateurs et de l’échec de plus en plus fréquent de projets coûteux (Google Glass, Google+). Les fondateurs leur répondent 1) qu’il ne faut pas se préoccuper du marché ; 2) idem pour l’actionnaire. D’ailleurs il a le choix, soit il est d’accord avec eux, soit il part. Qui a dit que l’entrepreneur américain croyait à la perfection du marché ?