Big Google

Google parle de ses échecs comme d’un bien, inévitable pendant de l’entrepreneuriat. Mais n’auraient-ils pas pu être évités ? Google+, par exemple, n’avait rien de bien séduisant. De même que cette plate-forme de blogging. Or, à chaque fois, Google affronte ou affrontait une entreprise dont le produit était sa raison d’être.

Google donne l’impression d’être une bureaucratie. Ce qu’il fait est soviétique. Sa vache à lait est son moteur de recherche. Il n’a rien de brillant, mais il occupe un monopole. Pour le reste ses succès se situent là où il n’y a pas de concurrence. Par exemple son système d’exploitation pour mobile ou ses bibliothèques d’algorithmes.

Quantum supremacy

L’article Quantum computing de wikipedia parle de Quantum supremacy. L’ordinateur quantique va écraser les ordinateurs classiques. Le même article dit que Google y est arrivé avant la fin de l’année dernière, et IBM y parviendra d’ici moins de cinq ans.

Etrange que l’on puisse considérer tous ces gens avec sérieux. Vit-on à l’heure de la Quantum supremacy ou de la marketing supremacy ?

(Concernant Google, et plus exactement, l’article dit que Google a prévu, quand ?, d’obtenir la « supremacy » avant fin 2017.)

Google out

Un des marronniers de ce blog est l’histoire des abandons de Google. Maintenant, c’est Google + qui a été dézingué. Pourtant, c’était un concurrent de Facebook, c’était donc supposé être du sérieux.

Un temps on a dit craindre que le pont de l’Ile de Ré soit coupé par des pub, puisqu’il avait été construit par Bouygues. Mais, que dirait-on d’un pont construit par Google ?

Commentaires

Je ne suis pas, ou rarement, averti des commentaires que l’on fait sur mon blog. Je ne sais pas d’où cela vient. Peut-être du fait que ces commentaires soient liés à Google+ ? Cela semble provoquer des phénomènes étranges : on ne les voit pas sur Google+, mais j’ai moi-même souvent des difficultés à répondre à un commentaire. Il faut que j’aille chez Google+, ou ne figure pas le commentaire, pour sélectionner mon article, et avoir accès à la fonction commentaire…

Ce qui me paraît bizarre, c’est que Google est très riche, et que faire fonctionner correctement une plate-forme de blog ne doit pas être bien coûteux. Et ce d’autant que cette plate-forme est ancienne, et que, depuis le temps, tous ses problèmes auraient dû être réglés. Cela donne l’impression d’un grand amateurisme, et d’une totale absence de management. Et si cela tenait, justement, à ce que Google a été très vite très riche ? Google ne s’est pas construit comme une entreprise normale, sous la pression du marché et de la concurrence, qui ne pardonne pas l’à peu près ?

Google bien public

De grands publicitaires anglais poussent Google et Facebook à se doter de régulateurs indépendants, disait, en substance, le Financial Times.

Une de mes vieilles idées : ces réseaux sont des monopoles, ils auraient besoin d’une régulation pour bien public. Cela n’exclut pas la propriété privée : les routes sont confiées à des concessionnaires, The Economist possède une sorte de comité d’éthique, par exemple.

Cela réduirait peut-être leur liberté de manoeuvre, mais, surtout, cela les déchargerait de lourdes responsabilités, et les rendrait peut être sympathiques. Compliqué à réussir ? Ou, plutôt, intéressant exercice de RSE, mondial ?

Google : agence de communication ?

Un « cadre à haut potentiel », lors de sa préparation à l’exercice de ses futures responsabilités parcourt le monde et va chez Google. Surprise : tout le monde y est jeune. Car personne ne parvient à y rester. 
Un ami y a passé des entretiens. Ingénieur, visionnaire, à sa place partout dans le monde, travaillant jour et nuit, il semblait fait pour Google. Il a fuit : il y a retrouvé les conditions de travail dont il avait constaté qu’elles ne marchaient pas ailleurs. Pour lui Google est une « boîte de pub ». Ses revenus viennent des annonces Internet. Pour le reste, Google gaspille son argent dans des investissements stupides. 
Et si Google était une agence de communication, plutôt ? Et si sa force était de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ? 

Incohérent Google

Google donne un nombre de vues à chacun de mes billets. Or, lorsque je regarde les « statistiques » concernant mes billets, les chiffres ne sont pas les mêmes. Parfois de beaucoup. (En outre, Google me dit que mon blog a été créé en 2010, ce qui est faux.)
Cela tiendrait à la différence SQL / NoSQL, me dit-on. « Une même requête ne donne pas la même chose à Paris et à New-York« . Les bases de données traditionnelles (SQL) sont cohérentes, mais rigides (on précise a priori ce que l’on va y mettre). Pour ne plus être soumis à cette contrainte, Google a dû renoncer à la cohérence. Résultat : on n’est jamais tout à fait sûr que ce que l’on y a vu un jour s’y retrouvera le lendemain.
Un logiciel « incohérent » est-il la menace que l’on a dite pour les industries traditionnelles ? 
(Il existerait un « Google Spanner » qui est SQL.)

Evil Google

Qu’entend Google par « evil », se demande un article de The Atlantic. Quel est le « mal » selon Google ? « Don’t be evil » est une curieuse devise pour une société qui tend à se comporter comme « Big brother ».

En fait, evil appartiendrait au langage de la programmation. Ce serait ne pas suivre les bons usages. Usages définis par l’ingénieur dominant.

The Internet industry is committed only to itself, to the belief that its principles should apply to everyone. « Don’t be evil » is just another way of saying so.

AltaVista

Les hasards me font redécouvrir AltaVista qui fut un moteur de recherche précurseur de Google. 
AltaVista a été inventé par DEC. Puis récupéré par Compaq, qui l’a transformé sur le modèle de Yahoo. Or changé en plomb ? On a tenté de profiter de la bulle Internet, mais, trop tard. AltaVista semble aussi avoir été peuplé de gens très intelligents, notamment ceux qui ont créé Exalead. 
Pourquoi AltaVista n’est-il pas devenu Google ? Les entreprises tendent à s’accrocher à ce qui a fait leur succès, et à tuer ce qui pourrait être leur avenir ? Pour développer un Google, il faut un entrepreneur, et les bureaucraties leur sont néfastes ?

Google ou l'entrepreneuriat comme un combat

Google m’annonce qu’il suspend la version de Chrome que j’utilise. En effet, mon système d’exploitation lui fait perdre du temps. Google n’arrête pas de suspendre ses produits et de laisser ses clients en rade. Ce n’est pas le client qui est roi, mais Google. La loi du marché est la loi du plus fort ?
Uber et Google, c’est l’esprit de la Silicon Valley, un esprit viril, à la Poutine, qui veut que l’on « casse du client » ?
(Pas étonnant que les dirigeants de Google aient trouvé bon de se rappeler, de temps à autre, de « ne pas faire le mal » ?)