RIP Google ?

Depuis quelque temps, on lit que le moteur de recherche de Google va être victime de chatgpt (et équivalents). Je me demande si Google ne va pas être, plutôt, victime de lui même. En effet, plus je l’utilise, moins il trouve. Les requêtes les plus simples, avec lesquelles je pensais ressortir un document consulté il y a quelques années, ne donnent plus rien. Et il m’oriente vers des sujets « populistes ». (Je cherche des statistiques sur la transmission d’entreprise, il me parle de la question de la fiscalité des successions.)

Il semble victime du fric et de l’intelligence artificielle. Le premier parce qu’il faut payer pour être vu, la pertinence du contenu n’entre plus en jeu, le second parce que toute requête, même parfaitement rédigée, est interprétée et déformée. Curieusement l’IA semble convaincue que l’homme est un boeuf, incapable d’exprimer ses désirs. (J’ai d’ailleurs noté le même phénomène chez Amazon.)

Google champion d'échecs (suite)

Je découvre que mon blog avait des abonnés ! Google a supprimé la fonction d’abonnement. (Voilà pourquoi mon blog a changé d’emplacement.)

Google est un cimetière. Le nombre de ses flops est sans limite.

Ses affidés y voient la marque du génie. L’échec, c’est l’entrepreneuriat !

Idiot. L’entrepreneuriat, c’est l’échec qui réussit. Et nous sommes tous des entrepreneurs de notre vie. Elle n’est que revers surmontés. « C’est le métier qui entre » disait un de mes cousins à ses filles, lorsqu’elles pleuraient.

Il n’y a que les bureaucraties qui ont l’échec définitif. Et, on l’a un peu vite oublié, mais la bureaucratie est le mal américain. Abritée par son monopole, une autre spécialité américaine, l’entreprise qui a réussi accumule des profits gigantesques, que ses salariés-dirigeants se partagent généreusement. Puis, brutalement, elle disparaît. Victime de la création destructrice, qu’elle n’a pas vu venir.

Quant à Google l’essentiel de ses revenus vient d’un moteur de recherche, qui a eu la chance de s’imposer…

Google joue aux échecs

Je voyais l’autre jour une image de cimetière. C’était celui des projets avortés de Google. Les erreurs de Google sont une sorte de marronnier. Regardez comme c’est bien de rater ! nous dit-on. 

L’enseignement français refuse l’échec. Alors, nous nous vengeons en disant que l’échec est bien ?

Seulement ce n’est pas ce que l’on observe. L’échec est propre à l’apprentissage. Si on sait l’interpréter, il mène au succès. Si Google peut nous servir d’exemple, c’est du méfait d’avoir trop d’argent. On le gaspille en échecs, sans rien en retirer ! L’échec, ce n’est pas le cimetière ! 

Intelligence d'Android

Android partage la culture du PC : il n’est pas intelligent. 

Selon l’expression de ma mère, « ce n’est ni fait ni à faire ». Non seulement c’est laid, mais, contrairement à la logique d’Apple, il n’y a pas de cohérence. Rien n’est correctement fini. Même le français utilisé semble celui d’extra terrestres. Et l’on ne sait jamais bien à qui appartient l’application que l’on utilise et à quoi vont servir les données auxquelles elle demande accès. D’ailleurs, c’est le principe même d’Android : il est proposé gratuitement par Google pour servir ses intérêts. 

Curieux choix : d’un côté du pas cher, moche et dangereux, de l’autre (Apple), du beau et bien fait, mais un très mauvais rapport qualité prix. L’économie de marché produirait-elle nécessairement une société de classes ? 

Les jugements de Google

Dans un précédent billet je disais qu’il semblait que Google possède au moins 3 façons de calculer le nombre de vues d’une page web (du moins d’une page de ce blog), qui donnent des résultats très différents. 

Or, Google, qui est en quasi monopole chez nous, affiche, lors d’une recherche, ces pages en fonction de ses calculs… Est-ce très sérieux tout cela ? 

On avait peur que les champions du numérique dessèchent la société en la rendant incapable de percevoir ce qui ne se mesure pas. Mais ne serait-ce pas le contraire qui se passe ? L’arbitraire est au pouvoir ? 

Génial Google

Cela fait longtemps que j’ai noté qu’il y avait de grosses différences d’opinion entre Google Analytics et le comptage des vues de ce blog (qui appartient aussi à Google). Quasiment un facteur 10. Avec une curiosité : Google Analytics me dit que ce blog a eu des périodes à zéro vue ! 

Mais, avec Google, on n’est jamais au bout de ses surprises. Même le comptage des vues du blog a ses mystères : lorsque je clique sur les statistiques d’un billet, j’obtiens une belle courbe. Eh bien il arrive que la courbe me dise qu’il y a eu deux fois plus de vues de mon billet que ce qu’annonçait les statistiques initiales ! 

(De même, lorsque je demande les « best sellers » du blog, je n’obtiens pas les mêmes résultats, et de très loin, que si je regarde les statistiques individuelles des billets.)

Quand on vous dit que Google ne recrute que des génies ! 

La conduite du changement selon Google

Il y a quelques temps, Google change l’éditeur de ce blog. 

Il annonce que l’on pourra toujours revenir à l’ancienne version. J’essaie, mais visiblement il y a des bugs. Je reviens à l’ancienne version. 

Mais, voilà que l’on m’impose la nouvelle. Et qu’il n’est plus possible de faire marche arrière. 

Façon de conduire le changement à la Google ? Rapport de force ? On l’a vu avec Google+ et quelques autres produits de Google supprimés brutalement ? 

Une hypothèse est que cette décision a été prise par un lampiste, qui ne voulait pas se fatiguer à maintenir deux interfaces. La direction de Google n’est probablement pas intéressée par ce type de détails. Dans une société où l’homme est libre, le lampiste à tous les droits. Mais, il faut bien le faire obéir de temps à autres. Alors, on utilise la loi d’une société libre : le rapport de force. Seulement, celui-ci peut prendre différentes formes. Cela peut être ce que fait notre lampiste. Mais, il y a aussi la manipulation des esprits. Est-ce un hasard si l’on parle tant de « cancel culture » ? 

Quand l'intelligence artificielle nous mène en avion

Je découvre que je dois partir à Buenos Aires. C’est Google qui l’a inscrit dans mon agenda. Il a déduit cela d’une des pièces jointes à un mail d’un client.

Exemple d’application des « robots » supposés automatiser les tâches répétitives

Je dois être un cas particulier, car j’ai l’impression que les initiatives de l’IA, certainement si géniale, me font énormément perdre en productivité. C’est peut-être pour cela que l’on dit qu’avec l’IA, il n’y aura pas de place pour tout le monde dans le monde de demain ? L’IA aura éliminé les marginaux comme moi.

Intelligence artificielle : la revanche des Indiens ?

India über alles ? Alphabet (Google), Microsoft,  IBM et Adobe sont dirigés par des Indiens. (Ce ne sont pas les seuls.) Qu’est-ce que ça signifie ?

La force des Indiens est leur formation d’ingénieur. Curieusement, alors que l’on nous dit que l’avenir sera aux techniciens, les classes dominantes occidentales suivent des formations non techniques (cf. l’ENA).
La précédente dirigeante d’IBM avait pour caractéristiques son salaire, inversement corrélé à la performance d’IBM, son passé commercial, et Watson, l’IA d’IBM, sa stratégie. Un flop retentissant. C’est peut être là que se joue le véritable changement. L’industrie informatique retombe sur terre ? Finies les bulles spéculatives, le « hype » et les modes, le nom de la bataille s’appelle cloud, et ses applications d’entreprise ? On a besoin d’ingénieurs purs et durs ?

Le moteur qui ne cherche pas

Les moteurs de recherche ne trouvent plus. J’ai l’impression qu’ils nous disent, comme Georges Marchais : « vous avez vos questions, j’ai mes réponses ».

On a cru qu’Internet verrait le triomphe de la « sagesse des foules ». Ce qui est arrivé est plutôt « la loi du marché ». Le marché, c’est le rapport de forces. Le bon est menaçant. En conséquence, il est étouffé par celui qui a la force.

Créer un « moteur qui trouve » demande de s’interroger sur comment l’homme cherche.

  • On peut penser que chacun a sa manière. En conséquence de quoi, il serait bien qu’un moteur de recherche possède un moyen de modifier ses critères en fonction de notre satisfaction. 
  • Il est aussi vraisemblable que nous sommes des « suiveurs ». Pour chaque sujet, nous commençons par rechercher une référence fiable, qui puisse nous guider. C’est souvent le rôle de wikipedia. Malheureusement, ses articles sont mal écrits, peu fiables (pas mal de choses varient d’une langue à une autre), et ses références inutilisables. 

Et si la recherche sur Internet commençait chez les hommes ?