Contribution paternelle

Within a sperm’s minuscule head are stowaway molecules, which enter the egg and convey information about the father’s fitness, such as diet, exercise habits and stress levels, to his offspring. These non-DNA transfers may influence genomic activity that boots up during and after fertilization, exerting some control over the embryo’s development and influencing the adult they will become.

Quanta

Il semble que l’on était arrivé à en douter, mais le père aurait une utilité. Il transmettrait à ses descendants des informations sur les conditions de vie qu’il a rencontrées. Peut-être, dans la mesure du possible, comment il s’y est adapté.

Il y aurait de fortes présomptions que cela soit ainsi, mais il reste encore du travail pour en avoir une raisonnable certitude.

Si c’est le cas, cela signifie que les individus ont de très importantes capacités d’adaptation, qui n’avaient pas été prévues par Darwin.

ADN

Conséquences imprévues des tests d’ADN. Ils révèlent les secrets et l’hypocrisie de notre société. Seconde saison de The gift de BBC4.

On y entend que l’inceste est plus commun qu’on ne le pense. Un sept millième de la population serait conçu ainsi. Les erreurs d’étiquetage des bébés à la naissance se produisent et il arrive aussi, pas aussi infréquemment qu’on ne pourrait le croire, qu’une femme ait des enfants de plusieurs hommes, sans que son mari le sache. Apparemment, la maternité ne serait pas une épreuve pour tout le monde. On apprend, aussi, que certains ont produit des enfants pour les vendre (communauté juive du Québec).

Et l’on constate un autre aspect imprévu du don de sperme. Le donneur n’est plus anonyme, ses nombreux enfants le découvrent lui et son héritage de maladies génétiques.

Cheveux

Nos cheveux valent de l’or ? C’est une question que me pose une émission de la BBC. (Gone today, hair tomorrow.)

Jadis, on échangeait des boucles de cheveux. Aujourd’hui, on spécule sur le cheveu de la vedette. D’ailleurs, à qui appartient-il ? A la vedette ou au coiffeur ?

A ce sujet, le coiffeur a peut-être une chance à exploiter, me dis-je. Il a intérêt à coiffer les vedettes, certes. Mais il y a mieux : nos cheveux contiennent notre ADN. Or beaucoup de monde, plus ou moins bien intentionné, désire acquérir le patrimoine génétique humain…

Une idée de diversification pour la Mafia ?

Fin d'épidémie ?

Lorsque l’on a commencé à parler de la version « petit o » du coronavirus, on a entendu dire qu’elle semblait avoir des caractéristiques qui rendraient inefficaces les vaccins actuels, et qu’elle paraissait relativement bénigne. Elle ne tuerait pas. (Mais, elle a commencé en Afrique, qui a une population beaucoup plus jeune que la nôtre, et donc moins à risque, si le nouveau virus se comporte comme l’ancien.)

Intelligent virus ? Il nous propose une sorte de paix des braves ? On le laisse passer, et il ne nous tue plus ? 

Est-ce pour cette raison que les virus ont une telle part dans notre ADN ? Le virus, agent du changement génétique ? 

Pas très scientifique tout cela, mais c’est une belle histoire. En tout cas, cela a une conséquence pratique. Si c’est le cas, il n’est peut-être pas intelligent de concevoir un vaccin qui l’arrête. Car, qui sait ?, notre petit o pourrait laisser la place à une version pi bien plus méchante. Et si la nature obéissait à la loi du Talion ? 

La vie de l'Université de tous les savoirs

Voilà un livre passionnant ! La question du vaccin m’a amené à des relectures concernant la biologie moléculaire. Après un premier ouvrage de 1975, voici ce que l’on disait en l’an 2000, lorsque l’Université de tous les savoirs a organisé 366 conférences traitant des savoirs du XXème siècle. 

Ce qu’il a de fascinant, c’est la complexité de la nature. Lorsque l’on a découvert la structure de l’ADN on a cru avoir trouvé le Graal. Il suffisait de connaître les gènes et leur fonction, pour pouvoir programmer l’homme, et le garantir, quasiment, de toutes les maladies. Ce que l’on nomme « eugénisme ». Mais cela ne s’est pas passé comme prévu. 

Voici ce que j’ai noté : 

  • Le contexte joue un rôle considérable sur les gènes et les cellules ! La vie humaine part d’une seule cellule, qui se divise. Pourquoi et comment les cellules se spécialisent-elles ? Apparemment tout dépend de leur position, et de leur environnement. Et, à l’envers, si l’on prend un noyau d’une cellule spécialisée, et qu’on le place dans une cellule qui ne l’est pas, il perd sa spécialisation. C’est comme cela que l’on fait des clones. Tout semble une question de « conditionnement ». Les gènes sont « conditionnés » par l’ADN non codant, les cellules sont « conditionnées » par leur environnement, les mécanismes physiologiques ont des fonctions qui dépendent des circonstances, les populations qui se ressemblent physiquement, proches géographiquement, peuvent être très éloignées génétiquement… Un exemple, que j’ai déjà cité, montre ce phénomène dans notre vie : un livre a pour fonction la « lecture », mais, s’il y a du vent et que l’on veut qu’il n’emporte pas des feuilles de papier, le livre devient un presse-papier. 
  • Peut-être pour les mêmes raisons : les clones, des êtres ayant le même équipement génétique, ne se ressemblent pas parfaitement. (De même que l’on peut distinguer des jumeaux l’un de l’autre ?)
  • Il semble aussi que la science ne soit pas sans préjugés. « L’homme préhistorique a une double histoire : la sienne propre et celle de nos représentations. » Ainsi, par exemple, l’évolution de l’homme ne serait pas celle que l’on dit. Il aurait pu y avoir diverses hésitations et recombinaisons entre « singes » et « hommes ». Qui sait si certains « hominidés » ne sont pas, en fait, les ancêtres de singes ? En tout cas, les nouvelles « espèces » partent de mutations affectant un tout petit nombre d’individus. 
  • « Nous sommes aujourd’hui devant une nouvelle ère qui aura des répercussions sur la vie de chacun aussi importantes qu’il y a 10000 ans, lorsque l’agriculture s’est progressivement répandue sur l’ensemble de la planète. » Les espoirs des scientifiques étaient encore immenses en l’an 2000. Le livre est plein de « transgénèse« , de « modification à la demande de n’importe quel gène« ,  « d’ingénierie des animaux domestiques« , de « clonage thérapeutique« , d’utilisation de virus comme vecteur de changement de gènes humains, et de mécanismes robotisés à haut rendement pour identification des fonctions des molécules organiques… Ajoutez à cela ce qui est dit de l’expérimentation sur l’animal, et la complexité de la nature, qui met rapidement la science devant ses illusions, peut paraître notre meilleure amie. 

La recherche en biologie moléculaire

Les questions que m’ont posées les vaccins m’ont amené à sortir de mes armoires un vieux livre de vulgarisation traitant de biologie moléculaire. Il s’agit de dix articles du journal La Recherche, publiés entre 1966 et 1974. Le livre, lui, est sorti en 1975.

Le plus remarquable est l’introduction. Parce qu’elle est critique, et que je ne crois pas que quelqu’un ait aujourd’hui à la fois le talent et le courage d’en écrire une semblable. La biologie moléculaire est une révolution scientifique. Elle commence en 1952 avec la double hélice d’ADN. Les découvertes se succèdent extrêmement rapidement. Comme on l’a cru pour la physique, on pense avoir trouvé le secret de la vie, mais aussi la fondation d’une médecine qui va éliminer quasiment l’intégralité des maux de l’humanité. Un auteur « nous promet pour les années de 1975 à 1985 de gigantesques progrès dans un grand nombre de domaines essentiels depuis la cancérologie jusqu’à la psychanalyse, sans parler des interventions eugéniques« .

Toujours plus fort ? MM. Changeux et Blangy concluent sobrement leur article par cette phrase : « il doit un jour être possible de découvrir les bases moléculaires de l’intelligence« .

Mais, comme en physique, il a fallu déchanter. Ce que montre aussi ces articles, c’est que la science est, pour beaucoup, une question d’idéologies, d’idées reçues bien peu scientifiques (« les bases moléculaires de l’intelligence« ), qui s’entrechoquent et se contredisent, et produisent la confusion : « si ces questions semblent souvent si difficiles et si embrouillées au profane, cela tient en grande partie aux contradictions qui subsistent, voire se développent, au sein même de la communauté des biologistes« .

Voilà qui explique peut-être, en ces temps de coronavirus, pourquoi les « autorités scientifiques » que l’on nous présente font si peu autorité.

(Il n’en demeure pas moins que cette recherche, quand elle évite d’être sentencieuse, et se contente de s’émerveiller, est passionnante. Ce que dit aussi l’introduction !)

Transhumanisme

C’est le GAFA qui serait derrière le transhumanisme. Dommage que l’émission qui débattait d’ouvrages parlant de tranhumanisme ne se soit pas interrogée plus sur les raisons de ce fait.

Car les dirigeants des grandes entreprises américaines se pensent différents de nous. Ils ont des pouvoirs surhumains. C’est faire advenir, éventuellement au péril de nos vies, ce que conçoit leur esprit. C’est cela « le progrès », selon eux. Ayn Rand a écrit, sorte de Marxisme inversé, qu’il y avait des gens qui créent, et des parasites (le reste de l’humanité). L’idée n’est pas neuve. Il y a beaucoup d’histoires qui montrent l’entrepreneur seul face à la masse. Par exemple, affrontant ses ouvriers, les armes à la main, dans les premiers temps de la révolution industrielle. On retrouve aussi cela lors de la guerre du Péloponnèse. Les oligarques, en dépit de leur petit nombre (mais appuyés sur les esclaves et les métèques » – immigrés), prennent souvent le dessus sur la plèbe.

Le noble, lui aussi, se sent autre que le commun. Mais il ne semble pas vouloir l’éliminer. Il vit dans un écosystème et chacun y a sa niche écologique. D’ailleurs l’éducation est une barrière à la concurrence.

Et si le transhumanisme était une conséquence inattendue de l’égalité ?

Génération Monsanto

Nous sommes riches parce que nous avons les meilleurs gènes. Ils sont le résultat de la sélection naturelle. Voilà ce que l’on entend chez les riches Anglo-saxons. 
Une émission de France Culture disait le contraire. La société est première. Le gène est son otage. Illustration : la langue que nous parlons. Elle sélectionne ceux avec qui nous nous marions. 
Il semblerait, par ailleurs, que la sélection sociale ne se fasse plus seulement par la reproduction. Il paraîtrait, ainsi, que nos pratiques agricoles (pesticides et autres) seraient fatales au sperme de vingt pour cent des hommes. Leurs gènes n’auront pas de descendance.

Changement et peste

« Sans deux mutations mineures la peste n’aurait pas été plus qu’un désagrément gastro-intestinal« , dit le Washington Post. Le changement aurait eu lieu il y a 1500 ans. 
Voilà les dangers du changement. Cela est imprévisible, et ça peut être dévastateur. C’est d’ailleurs probablement son principe : une innovation qui trouve une faille dans le vivant. La question qui se pose est : y a-t-il des circonstances qui favorisent ce type de changement ? En particulier d’autres changements ? 
Par ailleurs, j’apprends que la peste serait endémique aux USA. Et que l’on en meurt encore de temps en temps

Le changement, ou la lutte de l'homme et du coléoptère

Le génome de l’homme évolue vite. Et ce, en partie du fait de la pression sociale ! Par exemple, nous nous sommes adaptés récemment à la consommation du lait. (Et encore, c’est essentiellement le cas de l’Europe du nord.) Mais, surtout, nous sommes programmables par la société. C’est elle qui décide de ce qui est « bien » ou « mal ». Que les femmes doivent se faire refaire la poitrine, ou avoir de faux cils. Ou qu’il faut consommer des drogues pour paraître normal. Si bien qu’un de nos grands jeux est de manœuvrer l’inconscient de la société pour qu’elle fasse notre bien. 
Et si le changement était le propre de l’homme ? Mais est-ce une stratégie de développement durable ? Surtout à l’ère de la démocratisation du nucléaireLe colèoptère, lui, ne change pas. Et il résiste à tout. Depuis des dizaines de millions d’années…

Paul McCartney, George Harrison, and John Lennon playing guitars and wearing matching grey suits.
Coléoptères inusables ?