Les mémoires de Mme Obama : succès sans précédent

Le Financial Times déclare que les mémoires de Mme Obama s’annoncent comme un succès sans précédent. Un autre article explique qu’un éditeur a payé M et Mme Obama 65m$ pour les dits mémoires.

Désormais, faire de la politique de gauche rapporte monstrueusement. Quant au citoyen, il ne semble pas y trouver son compte. C’est peut-être pour cela qu’il élit des milliardaires.

Macho de gauche

Harcèlement par un groupe de mâles dominants de la presse. Après DSK et Harvey Weinstein, une fois de plus, des piliers de la gauche morale sont accusés.

Etrangement, on ne parle pas de ce genre d’événement du côté de la droite macho. Comme pour l’Eglise : omerta bien organisée ? Ou est-ce que la culture de gauche attire naturellement le prédateur ?

(Ou aussi « moral licensing » : quand on fait le bien, on peut tout se permettre ?)

Gauche et pauvreté

Je me moquais de la Californie, un des Etats des Etats Unis où il y a le plus de pauvres, lorsque j’ai découvert que le taux de pauvreté à Paris était quasiment au même niveau. (Mais calcule-t-on les choses de la même façon des deux côtés ?)

Ce qui me surprend est que, dans les deux cas, il s’agit de zones extrêmement riches et qui ont un gouvernement de gauche, et qu’il dépense beaucoup : je pensais qu’une partie de cet argent allait aux pauvres. Par définition, peu d’argent fait une grosse différence pour les pauvres ; cela ne coûte pas cher d’avoir bonne conscience, donc. (Suis-je le seul à associer « gauche » et « hypocrisie »?)

Je n’ai pas d’explication. Peut-être la gauche moderne est-elle individualiste, et pas collectiviste : elle ne sait pas aider « en masse » ? Peut-être a-t-elle « ses » pauvres ?…

(Article du Monde sur la pauvreté à Paris.)

Signes annonciateurs

J’ai toujours tort. Je pensais que personne n’avait vu arriver les difficultés de gilets jaunes. Faux. M.Hollande parlait de « sans dents ». Il était au courant. Mais cela ne l’émouvait pas.

On lisait dans les années 2000, aussi bien aux USA qu’en Russie que les oligarques et « working rich » déclaraient : on doit notre argent à notre travail. Les classes dirigeantes françaises ont-elle partagé ce point de vue ? Les pouvoirs en place ont-ils considéré que les pauvres étaient des résistants au changement ? Ils verraient leur sort se transformer si simplement ils adoptaient l’esprit du temps, le « libéralisme » ? S’ils ne le faisaient pas, qu’ils ne viennent pas se plaindre ? Le malheur était une question de valeurs ?

(Est-ce ce qu’il faut entendre par :  « L’Ile-de-France, elle a les cheveux lâchés, elle est libre, elle est progressiste ! (…) Elle monte des start-up, cultive des champs, fait du hip-hop, se tatoue les bras! Elle est jeune, elle est vieille, elle se bat, elle y croit ! » (Claude Bartelone.) ?)

La gauche est-elle de gauche ?

Lula ne voulait pas instruire le pauvre, mais en faire un consommateur. Voilà ce que disait un de mes billets. Mais n’est-ce pas la caractéristique de la gauche occidentale ? Si l’on regarde La fiancée du pirate, on y voit une aspiration à la consommation sans frein. La gauche de 68 est née avec une cuillère de caviar entre les dents ?

Dans ces conditions, qu’est-ce que la gauche ? De bons sentiments ?

Apartheid à Paris

Un week end, je vais de ma banlieue à Paris. Quelque-chose me surprend. Cela me fait penser à « La machine à remonter le temps ». La Terre, demain, sera peuplée d’êtres diaphanes et fragiles, le sous-sol, de méchants tout noirs, dit Wells. Eh bien c’est cela. Le Parisien est blanc, délicat, couteusement habillé pour le loisir auquel il se prépare; le banlieusard est gros, noir et fruste, il dort ou joue électroniquement.

C’est l’apartheid. Le saint protecteur de la Mairie de Paris est Nelson Mandela.

Que se passe-t-il au Brésil ?

On s’inquiète de l’élection d’un Hitler au Brésil. Mais il ne vient pas de nulle part. La responsabilité de la gauche de gouvernement est sacrément engagée. Non seulement elle a sombré dans la corruption massive qui affecte la politique locale, mais encore elle s’est désintéressée de la violence qui sévit dans le pays. Lula a lâché ses partisans initiaux, qui défendaient le petit peuple, et a cédé aux attraits du capitalisme, cherchant à créer une société de consommateurs, plutôt que de former des esprits éduqués. Voilà ce qu’il m’a semblé comprendre d’un débat, dimanche soir, chez France Culture.

Mais, n’y a-t-il pas là un schéma que bien des gauches ont adopté, que ce soit aux USA, en Angleterre ou en France ? Ne serait-il pas bon, parfois, elle qui n’est que bonne conscience, que la gauche s’interroge sur les conséquences de ses actes ?

Causes de Trump

The Economist disait que le sort de noirs aux USA est pire que jamais. La cause n’en est plus la main visible de la société, mais celle, invisible, du marché. C’est étrange, après 8 ans de gouvernement démocrate, et alors que le pays a connu une des périodes de croissance les plus longues de son histoire. (Et que l’on s’attend à une crise d’un instant à l’autre.)

Ne devrait on pas s’interroger sur le rôle de la gauche dans les grandes calamités ? On nous parle d’Hitler et des autres, mais n’aurait-on pas pu les éviter ? Si Mme Clinton n’avait pas insulté ses électeurs et avait cherché à comprendre leurs problèmes, n’aurait-elle pas été élue ?…

La gauche, parti d’intellectuels, confond la parole et l’action ?

Dérive

M.Macron est de droite, disait un Communiste dans un débat de France Info. C’est vrai, c’est vrai, répondait une représentante du PS. Mais ce qui m’étonne, reprenait le premier, c’est à quel point M.Macron s’est senti à l’aise dans le gouvernement socialiste. Peu de temps après, la femme de gauche pronostiquait que le PS allait se redresser aux élections européennes. En effet, il avait, dans ce domaine, de bonnes idées : celles de M.Macron ne venaient-elles pas de lui ? Mais alors, M.Macron est un peu de gauche ? disait l’animateur. Le Communiste a dû penser : ou le PS bien à droite.

Comme la SFIO, le PS n’est pas de gauche. Coeur à gauche, portefeuille à droite ? comme pour les radicaux. Ou langue à gauche, corps à droite ? SFIO et PS sont des mouvements d’intellectuels, de virtuoses de la parole. Ils dominent le champ de bataille du débat d’idées. Mais quel rapport entre leurs actes et leurs paroles ?

Sales pauvres

France culture était à Chicago et interrogeait ce qui semblait être une intellectuelle démocrate. Elle parlait des électeurs de M.Trump. Des petits blancs qui n’avaient pas compris que le progrès balayait leur emploi. Ils devaient s’adapter. Toute résistance était vaine. Et, pour montrer à quel point ces gens étaient méprisables : les noirs et les Latinos n’ont pas voté pour M.Trump. Eux sont intelligents ?

Je me suis demandé si elle n’était pas le porte parole de la gauche. Une gauche qui se définit comme le défenseur du « perdant ». Mais pas de n’importe quel perdant. Comme à l’époque victorienne, il y a les bons et les mauvais pauvres ?