(PS. Je découvre qu’un journaliste de The Economist a la même interprétation que moi de ce que dit son journal.)
Étiquette : fusion
Perte de valeur par fuite de talents
Si près des trois quarts (73%) des entreprises interrogées à travers le monde affirment avoir réussi à retenir plus de 80% des collaborateurs clés à qui elles ont fait signer une convention de maintien en poste au moment de la fusion-acquisition, moins de la moitié (44%) disent avoir réussi à retenir ces mêmes collaborateurs un an après la fin de cette période
Non man’s land européen ?
The Economist s’intéresse aux élections européennes. Les extrêmes arrivent. Pour sa part, il voudrait se débarrasser du parlement européen.
L’Europe de l’est a été un succès remarquable, combinant le capital de l’Ouest avec une main d’œuvre bon marché pour devenir une partie intégrante de la machine à exporter allemande.
La Bulgarie, souvent vue comme le cheval de Troie russe en Europe, est presque entièrement dépendante du gaz russe.
(La position de la Hongrie et de la République Tchèque) pourrait être influencée par un mélange pernicieux d’institutions faibles, de corruption, d’argent russe douteux et de propagande agressive du Kremlin.
Nucléaire iranien. Négociations. Iraniens très flexibles. Américains pas trop. En Afrique du sud, « presque 44% des foyers dépendent de la sécurité sociale pour joindre les deux bouts ». La dite sécurité sociale ayant été créée par l’ANC, il bénéficie du vote populaire, en dépit de sa corruption.
A qui obéit notre démocratie ? D’après une étude : « ceux qui ont le plus d’influence sont l’élite économique (définie comme les 10% qui gagnent le plus) et les groupes d’intérêt représentant les entreprises. Par contraste les groupes d’intérêt « de masse » tels que les syndicats ont peu ou pas d’impact ». Attention à une révolte des pauvres. Une autre étude estime que la crise n’a pas été créée par les banques, mais par l’immobilier. Il aurait fallu sauver les pauvres plutôt que les riches. En particulier en partageant les risques entre créditeur et débiteur. Idem en Europe. Le coupable n’était pas Grec, mais Allemand, et banquier irresponsable (français et allemand).
Goldman Sachs, fusions et acquisitions
Une étude de Goldman Sachs encourage les fusions acquisitions.
Acquérir une entreprise est généralement une très mauvaise idée. Mais, pas toujours. Comme le dit, en substance, Goldman Sachs, la fusion qui crée un oligopole prend son marché en otage et en retire une rente.
Vous avez besoin d’un coup de main pour acquérir une société ? Goldman Sachs peut vous aider. C’est le leader mondial du secteur.
Chaos au Moyen-Orient, paix en Europe, Chine en guerre, et reflux de l’individualisme ?
Politique. The Economist aimerait que M.Obama s’intéresse enfin à la Syrie. Somalie, en puissance, elle se transforme en chaos. Tout le monde se bat avec tout le monde, y compris entre opposants. Le terreau et fertile pour le Jihadisme. Demain, une guerre qui s’étend au Liban, à Israël, à l’Iraq, à la Jordanie… ?
Quand le gouvernement joue à l’entreprise : l’audiovisuel extérieur
Il me semble que nous avons vécu une grande illusion. Le gouvernement précédent a pensé que s’il installait la culture de l’entreprise dans le service public, celui-ci deviendrait fatalement efficace. Le plus amusant est que ce gouvernement a voulu appliquer une culture qu’il ne connaît pas. A-t-il jamais mis les pieds dans une entreprise ? La réforme de l’audiovisuel extérieur montre ce qui arrive dans ces conditions : une caricature.
Le Crédit Agricole tiré de Grèce ?
Apparemment, le Crédit Agricole voudrait fondre sa filiale avec d’autres banques grecques. Et l’abandonner en cas de sortie de la Grèce de l’Euro. Pertes ? 5,2md + 2,4 déjà disparus. Le CA « ne serait pas engagé par le portefeuille de prêts d’Emporiki, intégralement assumé par la filiale grecque ». (Crédit agricole envisage de se retirer de Grèce, Le Monde.)
HP catalogue de changements ratés ?
HP a investi 42md$ dans une série d’acquisitions, mais ne vaut que 42md. Sa division services (le résultat d’une mode ?) bât de l’aile. Il fusionne ses divisions PC et imprimantes, ce qui avait déjà été fait par un prédécesseur et défait par un autre.
Vague de fusions avant nationalisation ?
Apparemment les fusions / acquisitions procèdent par vagues. Il leur faut des circonstances favorables, notamment que les entreprises baignent dans le cash (ce qui est actuellement le cas). Puis, tout démarre par un choc. Et là, à partir du moment où une société en achète une autre, un cercle vertueux s’engage qui fait que tout le monde à intérêt à acquérir le voisin, ne serait-ce que parce que cela augmente le bonus du dirigeant de l’entreprise.
Acquisition de sociétés : malédiction du vainqueur ?
Des scientifiques ont fait une curieuse expérience (Winning by Losing: Evidence on the Long-Run Effects of Mergers). Ils ont suivi le rendement pour l’actionnaire d’entreprises qui s’étaient affrontées lors d’une acquisition. Première année : rien ne se passe. Mais, au bout de trois ans, le rendement de celui qui a gagné est de la moitié de celui qui a perdu…


