Samuel Fuller

La France a censuré Samuel Fuller. C’est ce que disait une émission de France Culture. On était dans les années 50 et un de ses films avait choisi pour méchants des communistes. On ne pouvait pas dire cela en France, alors que 30% de la population votait communiste. Curieusement, le film venait de recevoir un prix en Italie, pays bien plus communiste que le nôtre.

La censure est-elle un trait culturel français ? Une question qui mériterait une étude.

(Le film est « Le port de la drogue« , en français, car il ne parle pas de drogue en anglais… Article Inrock, où l’on voit que la caractéristique de Fuller était, aussi, de se faire censurer…)

Le port de la drogue

Film de Samuel Fuller, 1953.

Jean Peters arpente les taudis de New York en fourreau blanc, et sert de punching ball aux hommes du coin.
L’amour et la lutte contre le communisme sauvent un petit escroc, sur le point de prendre perpète.
Mais pourquoi ce titre ? D’après Jean Tulard (Guide des films), la VF du film parlait de drogue, et pas de communistes. Diaboliser le rouge ne devait pas faire recette en France, alors. 

Violence à Park row

Film de Samuel Fuller, 1952.

Idéal américain de la start up. Idéalisme, talent, détermination monomaniaque et audace, à la limite de la légalité, font le bien collectif et amènent la fortune. Et la violence fait partie du métier.

Où l’on voit aussi que l’idéal de la gratuité, un des grands moments de la Bulle Internet, était déjà présent à la naissance de la presse. De bons articles attireraient le lecteur, qui attirerait le publicitaire, qui ferait vivre le journal et la démocratie, puisqu’elle dépend d’une libre information…