Curieuse Angleterre. Le Financial Times peut être punk. Les classes élevées récupèrent la culture du peuple. C’est peut-être ce que l’on appelle « s’encanailler » ?
Les enjeux du Brexit, expliqués façon punk :
Curieuse Angleterre. Le Financial Times peut être punk. Les classes élevées récupèrent la culture du peuple. C’est peut-être ce que l’on appelle « s’encanailler » ?
Les enjeux du Brexit, expliqués façon punk :
Les changements de l’université mériteraient une enquête. Quelques idées inattendues récoltées au hasard des rencontres :
La recherche devait devenir excellente. Elle aurait, elle aussi, été restructurée, encadrée par allocation de crédit et orientée vers ce qui compte vraiment pour l’avenir de l’humanité : le classement de Shanghai et les besoins de l’économie.
Cette technique a une double particularité. 1) C’est un moyen de démolition, non de changement. 2) Elle procède par enfermement de l’ennemi, en lui coupant les vivres. Se produit alors un effet curieux, quasiment auto-réalisateur : les misérables s’entretuent.
Curieux que l’on ne parle pas de ses grandes entreprises. Or, leurs difficultés racontent une toute autre histoire que celle du « choc de compétitivité ».
L’automobile, dont nous avons été un des pionniers mondiaux, pourrait bien être rayée de notre territoire. Alcatel est à la limite du dépôt de bilan. Air France et Veolia sont-ils en très bonne santé ? Quid de l’industrie des télécoms, depuis la quasi faillite de FT : dynamique et conquérante ? Et l’assurance ? Et Carrefour ?…
Avez-vous envie d’acheter une voiture française ? Ces entreprises internationales, pour la plupart, ont mal fait leur métier. Et pour une raison qui paraît bien être un vent de folie libérale. Autrement dit, croire que l’on pouvait dépenser sans créer. N’est-ce pas ainsi qu’il faut lire le succès des déréglementations des années 90 (FT ? SFR ?…) ? La stratégie d’Alcatel ? Et celle de Carrefour, miné par des activistes ?… D’ailleurs, si elles tiennent encore, est-ce en dépit de la France, ou grâce à elle ? Ne se nourrissent-elles pas quelque peu de leur monopole local ? Ne peuvent-elles pas compter sur notre gouvernement en cas de faillite ? La France n’est pas une exception : comme ailleurs, les bénéfices y ont été privatisés, et les pertes socialisées. D’ailleurs, l’Etat fut aussi victime de l’irrationnelle exubérance du moment. Il a dépensé sans compter.
Depuis FT, transformer ses personnels en commerciaux est in dans l’administration. Ses services ne doivent-ils pas gagner leur vie, maintenant ?
L’État se serait réformé, mais en confondant dégradation de qualité et réduction de coûts. Plusieurs personnes m’ont dit la même chose, la semaine dernière. Leurs arguments :
Après l’ère libérale, nous en sommes revenus à une politique industrielle, une forme de protectionnisme.