Élections régionales (fin)

Avant d’aller voter, j’ai lu les dépliants des candidats. Comparaison UMP / PS :

Découverte. Les régions sont riches (4,5md de budget dit l’UMP) et ont une impressionnante capacité d’intervention (le PS parle d’investir un md€ pour la santé), y compris en appui de l’économie (le PS veut investir dans des PME, l’UMP annonce un « plan de relance »). Tout cela aurait dû donner un débat passionnant : pour une fois, il est question de sujets qui nous concernent tous les jours (par exemple la ligne 13 du métro, repérée par PS et UMP). Pourquoi n’a-t-on rien entendu ?

L’UMP semble proposer pas mal de choses en commun avec le PS, mais plus vague, plus brouillon, moins de chiffres, tentation de jouer sur la crainte (vidéo protection) ? Surtout une brochette d’extraterrestres, des « people » parachutés de ministères ou de secrétariats d’État (qu’ils occupent pour une raison difficile à saisir).

Je me suis demandé si l’UMP avait parié sur la communication, plutôt que sur le fond.

Compléments :

  • Un de mes anciens collègues, qui vit aujourd’hui à Montpellier, m’a dit que l’immense force de Georges Frêche était de croire en sa région, d’avoir de grands projets pour elle.
  • Je ne suis pas sûr que le poids des régions soit pris en compte dans le fonctionnement du pays. Quid du bon usage, et du contrôle démocratique, de leurs ressources énormes ? De l’articulation des actions nationales et régionales ?…

Georges Frêche

Comme Louis XVIII, je m’informe sur la France dans la presse anglaise.

J’y apprends que l’offensive du PS contre Georges Frêche fait un flop : 6 à 31 (% d’intentions de vote).

La raison en serait un réflexe « anti-parisianiste », le rejet par l’électeur régional du diktat de l’élite du PS, donneuse de leçons et « bien pensante ».

Y aurait-il deux socialismes ? Un socialisme régional, apprécié des électeurs ; un socialisme national qui ne l’est pas ?