Espoir à l’Est ?

Dans mon bilan de santé des économies de début de crise, j’avais laissé l’Europe de l’Est dans une situation quasi désespérée (Europe de l’est : bombe à retardement ?). Que lui est-il arrivé ?
Cette situation n’était pas homogène, mais une menace planait sur beaucoup d’États : leur économie dépendait des banques étrangères, qui risquaient de se replier sur leur territoire d’origine. Vu de loin, la question semblait bien plus critique que celle de la Grèce.
Mais il n’y a pas eu de drame. Exemple de solidarité sociale, même internationale ?
  • Les États les plus touchés ont procédé à des plans de rigueur redoutables. Mais le peuple n’a pas bronché, pas plus que les fragiles coalitions gouvernementales.
  • Le FMI et la BCE, notamment, sont venus au secours des banques européennes, afin d’éviter leur désertion.

Grâce à la chance, à un sain jugement, et à une aide amicale, l’Europe de l’Est a conjuré le désastre.

FMI et Grèce

Il semblerait qu’il y ait un différend entre gouvernants européens sur quel organisme doit apporter des fonds à la Grèce.
  • Depuis le début de la crise, les économistes anglo-saxons semblent favorables au FMI.
  • Les gouvernants français préféreraient semble-t-il une solution européenne, au motif que la zone euro se ridiculisera si elle n’est pas capable de régler ses propres problèmes.
Mais, l’Europe ne se ridiculise-t-elle pas tous les jours, du fait de sa désorganisation, de son absence de ligne directrice, d’armées, de tout ? Alors, un peu plus, un peu moins ?

Compléments :

Le FMI juge le monde

Les enjeux internationaux de France Culture évoquent l’opinion du FMI sur l’état économique du monde. En gros, les USA vont rapidement se redresser. Mais ça va mal se passer pour l’Europe. Surprenant : n’est-ce pas les USA qui sont à l’origine de la crise ? Les Asiatiques dont les économies ont été dévastées en 97 par la gestion américaine de leur économie ont dû ressentir une frustration équivalente.

Explication du FMI : les économies d’Europe ne sont pas assez libérales, leurs rigidités sociales s’opposeront à une reprise rapide. En outre, leurs banques sont fragiles : contrairement à celles de la vertueuse Amérique, elles masquent leurs actifs toxiques. Or, l’économie européenne est beaucoup plus dépendante des banques que celle des USA. Et là se trouve un curieux cercle vicieux : plus votre économie va mal, plus vous avez d’actifs toxiques !

Derrière ce paradoxe, il se peut qu’il y ait une explication simple. Celle notée par Paul Krugman au sujet de la crise de 97 : c’est le « marché » qui impose sa loi à l’économie en crise. Non seulement il doit être sauvé (la crise doit être circonscrite pour ne pas être « systémique »), mais selon la méthode qui lui semble bonne (la « rigueur », pour les économies asiatiques). Or, ce « marché » est probablement constitué par un tout petit nombre d’entreprises critiques pour le fonctionnement de l’économie, notamment les grandes banques américaines. Quoi qu’il arrive, elles doivent être protégées.

Je me demande si la logique de ce cœur protégé n’est pas le parasitisme. Comme le montre l’affaire Madoff, il est relativement facile, lorsque l’on est bien placé, d’organiser des fuites d’argent à son profit. Depuis quelques années le % le plus riche américain absorbe l’intégralité des augmentations de PIB du pays, le reste de la société s’endettant (l’endettement a représenté, par rapport aux revenus annuels : 55% en 60, 65% au milieu des années 80, 133% en 2007, et il n’est revenu qu’à 128% en dépit de féroces économies). Il en est probablement de même avec le reste du monde.

Ce qui menace le « marché » est qu’il est très dépendant des américains ordinaires qu’il a parasités. Si leur situation se dégrade, l’état des banques américaines aussi. La relance keynésienne tentée par MM. Bush et Obama n’a pas réussi mieux qu’un fragile décollage. Une seconde relance fait peur. L’état américain n’a donc pas d’autres solutions que de nous expédier sa crise, pour sortir son peuple du chômage (le taux réel de chômage américain serait de 18,2%) et de l’épargne forcenée, sans demander d’efforts à ses banques.

La victoire ne sera que de courte durée : aucun système ne peut fonctionner sur le principe du parasitisme. Quant au FMI, son opinion ne fait que refléter des théories qu’il s’agit maintenant de réformer.

Compléments :

  • L’ouvrage cité : KRUGMAN, Paul, The Return of Depression Economics, Princeton 1999.
  • Ce que M.Madoff révèle du fonctionnement du système économique mondial : Saint Madoff.
  • En fait, le parasitisme ne semble pas se limiter au système financier, le système médical en a été l’une des plus grandes réussites : Le marché contre l’homme, Les origines du déficit de la sécu ?. Le jeu du parasite est probablement de mettre la main sur tous les points névralgiques du système pour le faire travailler pour lui.
  • Sur l’état, peu glorieux en dépit de l’opinion du FMI, des USA : Mike Whitney: The Deflating Economy (d’où je tire les informations des deux avant-derniers paragraphes).
  • Tentatives de réforme : Combat de libéraux et de banquiers.

Paradoxe de Triffin

The next global reserve currency parle d’un paradoxe que l’économiste Robert Triffin a repéré en 1961 : détenir une monnaie de réserve force au déficit de la balance des paiements du pays qui a la dite monnaie.

Cela est rendu nécessaire par le développement de l’économie mondiale, qui demande une extension de l’offre de monnaie de réserve. Le déficit est financé par la dette (cf. bons du trésor). Ce serait donc une bénédiction à court terme (pas de risque de change, faible coût d’emprunt, prêt gratuit à la banque centrale…), mais une malédiction à long terme.

Les jours du dollar monnaie de réserve pourraient être comptés :

  1. Par définition, tend à être monnaie de réserve la monnaie du pays avec lequel on commerce le plus (puisque l’on achète cette monnaie pour réguler son taux de change). La Chine devrait réunir les conditions nécessaires vers 2050 (l’Amérique serait dans la situation de l’Angleterre en 1914 : débiteur + ne dominant plus les exportations mondiales). Mais le mouvement aurait démarré.
  2. Une autre solution (meilleure si j’en crois le paradoxe de Triffin) serait, comme l’ont suggéré les Chinois, d’utiliser une monnaie mondiale, composite, les Special Drawing Rights, du FMI. Cette monnaie semble une sorte de Cac 40 des grandes monnaies mondiales, qui reflète la puissance respective de leurs économies.

Compléments :

  • Précédente étape de la réflexion sur les perversions du système : Nouvel ordre mondial ?
  • Sur l’historique récent des monnaies de réserve : Devises.

Dette

Une épée de Damoclès au dessus de la tête des (ex ?) pays riches : leur dette. Elle tuerait tout espoir de redémarrage de l’activité autre que négligeable. J’essaie de comprendre l’effet que cela pourrait avoir, mais je ne suis pas sûr d’avoir réussi :

On a trop de dettes si elles entraînent le pays dans un cercle vicieux : les prélèvements sur l’économie sont tels que celle-ci périclite. D’après des calculs du FMI, la dette accumulée va forcer les états à augmenter les prélèvements prévus pour 2014 sur l’économie, de 1,8% pour l’Allemagne, 4,5% pour la France, 5,7% pour l’Angleterre, 14,3% pour le Japon, 3,5% pour les USA, 3,1% pour l’Espagne. Le chiffre de la France, s’expliquerait plus par un endettement fort en début de crise, que par l’ampleur relativement modeste de son plan de relance.

Quant au Japon, il semble aller de mal en pis, sa dette passe de 170% du PIB en 2007 à 234% en 2014 (niveau de la dette de l’Angleterre à la fin de la seconde guerre mondiale). C’est peut-être ce qu’il y a de plus préoccupant. Les crises sont si fréquentes, qu’elles ne laissent peut-être pas le temps nécessaire pour liquider les effets de la précédente. Une fois touché, il n’est plus possible de se relever ?

Parmi les facteurs favorables à la santé d’un état endetté, il y a : la valeur des biens de l’état (qui viennent en déduction de la dette – ce qui améliore la situation du Japon), le fait que la dette soit en monnaie du pays (avantage pour les USA de détenir une monnaie de réserve) et qu’elle soit détenue par des nationaux (Japon). J’imagine aussi qu’à un certain niveau de dette son intérêt doit augmenter brutalement.

Finalement l’économie des pays « riches » souffrirait moins de cette dette que du vieillissement de leur population, dont le coût actualisé serait de 5 fois le PIB américain. Probablement, il va falloir allonger nettement la durée de travail. Mais comment éviter de subir un nouveau choc, une fois de plus en position de faiblesse ?

Compléments :

À quoi sert le FMI

Un économiste américain apparemment respectable apporte une réponse paradoxale à cette question. Si le FMI, jadis honni, a connu un regain d’estime et de moyens ces derniers temps c’est parce qu’il joue un rôle capital dans le redressement anglo-saxon.

En effet, en venant au secours des pays en défaut de paiement, il leur permet de rembourser leurs créanciers anglo-saxons. Sur le fond, il n’y a rien de condamnable là-dedans, si ce n’est que les dits créanciers ont joué au pousse-au-crime, et que ceux qui vont payer pour leurs méfaits sont les populations locales, innocentes. Elles devront rembourser pendant des années le FMI, comme le font les pays africains.

Exemple d’application : l’Islande. Gordon Brown vient d’annoncer qu’il allait forcer le FMI à renflouer les banques islandaises, pour sauver leurs filiales anglaises (y compris celles qui sont du ressort du gouvernement britannique !). Brillant : l’Islande contribue au désendettement anglais. Les Anglais auraient des complices dans la place : ceux qui ont fait subir une gestion hasardeuse aux banques islandaises ont des intérêts à l’étranger, les mêmes que ceux des britanniques.

Pour mener à bien cette stratégie, on aurait copié le gouvernement américain et son « stress test » : faire croire que les banques se portent mieux que prévu, qu’elles n’ont besoin que d’un petit coup de pouce. Bizarrement, deux cabinets anglais ont été chargés du dit stress test.

Compléments :

  • L’Amérique a procédé de même, mais en utilisant son peuple en guise d’Islandais : elle a renfloué AIG, grâce aux finances publiques, pour que l’assureur AIG rembourse les pertes dues aux manoeuvres douteuses des grandes banques, et les sauve de la noyade.
  • Je comprends mieux la haine que suscite Gordon Brown en Angleterre : il met au jour la perfidie d’Albion. L’intention est bonne, mais il parle trop ?

Trou noir

Dans The Atlantic Online, l’ancien économiste en chef du FMI, Simon Johnson, explique que la situation actuelle de l’Amérique est celle des républiques bananières que secourt régulièrement le FMI. Bien sûr, il n’est pas possible de traiter la superpuissance mondiale comme tel. La crise de 29 ne sera donc qu’une douce farce de l’histoire par rapport à celle qui se prépare.

La chute de la République bananière, un cas

Les pays qui ont connu des faillites ces derniers temps suivent une voie relativement prévisible. Une oligarchie, fruit du « partenariat public-privé », se constitue à leur tête. En période faste, ses initiatives profitent à tous. L’appât du gain lui donne de plus en plus d’ambition, elle prend de plus en plus de risques, accumule les dettes. Ça claque. Le gouvernement répare les premières faillites, en ami, par détournement de bien social. Mais la crise dépasse ses moyens, et la question devient : quel oligarque doit être sacrifié ? C’est presque un appel au suicide. La question peut donc demander des années pour être tranchée, et le pays trépasser.

La Russie actuelle traverse cette phase.

L’Amérique comme application

La couche oligarchique américaine s’est constituée ces 25 dernières années. L’élite du pays est faite de financiers qui entremêlent, comme les grands commis de l’état français (mais en sens opposé), passage du privé au public et inversement. D’ailleurs la finance est vue comme un service public dont la mission est le bonheur mondial. On avait une telle confiance en sa sagesse, et si peu en celle du reste de la planète, qu’on lui a confié la gestion de ses risques.

Jusqu’ici la crise a été un petit arrangement entre amis. Le règlement des premières faillites a été l’occasion de quelques dons généreux. Mais, aujourd’hui, toutes les grandes banques sont en faillite virtuelle. Seulement, elles ne peuvent pas le dire. Alors le gouvernement américain a recours à une créativité qui évoque le meilleur d’ENRON : non seulement il masque des subventions colossales par des dispositifs d’une extrême complexité, mais il a mis la main sur d’énormes sources d’argent sans autorisation de qui que ce soit.

Le dernier plan de Timothy Geithner en est un exemple. Il lui aurait été suggéré par la profession financière. Elle a trouvé le moyen de payer aux banques leurs actifs à risque au dessus de leur prix (de ce fait les sauvant), et de faire que ceux qui les achètent s’enrichissent (à tel point qu’un autre article pense que les banques pourraient racheter leurs propres actifs – par des structures hors bilan). Bien entendu, c’est le contribuable qui paie ce beau tour de passe-passe.

Il n’est pas possible de prévoir l’avenir. Mais, comme le dit mon premier livre, la méthode des scénarios peut y aider.

Le scénario FMI

Si le FMI devait intervenir, il imposerait une nationalisation des banques, qui seraient nettoyées et revendues par appartements ; et un renouvellement de l’élite dominante. Pour que celle-ci ne puisse pas se reconstituer en oligarchie, il faut détruire ses véhicules de pouvoir (découpage des banques, lois anti-trusts, mécanismes anti-accumulation de fortune…).

Ce scénario n’a aucune chance de réussir : l’Amérique donne des leçons au monde.

Le Scénario russe

Les petits arrangements entre amis se poursuivent, ainsi que les faillites. Le chaos économique s’installe pour longtemps, car il a l’intérêt de masquer les culpabilités. De l’oligarchie on passe au grand banditisme. Allemagne années 30 ?

L’abîme

Un scénario favorable, quand même. L’économie mondiale s’effondre, l’Europe de l’est est balayée, emmenant avec elle les banques et l’économie de l’Europe de l’Ouest, les pays émergents sont terrassés par leur dépendance à l’exportation. Les USA finissent par être touchés. Ils sont forcés de revenir à la raison.

Compléments :

Elections européennes : du nouveau ?

Dans Pauvre Europe, je ne voyais pas ce que l’on pouvait attendre des élections européennes, chaque parti l’utilisant pour placer les « petits copains ». Il semblerait que les choses s’animent un peu.

Du néant émergerait un début d’idée : il faut se débarrasser de José Manuel Barroso.

C’est ce que dit Jacques Delors (Delors tacle Barroso et vote Fillon) et Poul Nyrup Rasmussen, le président du Parti socialiste européen (M. Rasmussen : « Si une autre majorité se dégage, M. Barroso ne pourra pas être reconduit »). Ils reprochent à M.Barroso son inexistence.

Observations :

  1. Il y a peut-être là un moyen de rendre les élections européennes intéressantes : un affrontement entre deux leaders porteurs de vues opposées. Espérons que cela va donner des idées à nos partis politiques qui sont désespérément en panne d’inspiration, au moment où la situation demanderait détermination et courage.
  2. Bizarreries politiques. M.Rassmussen voudrait une politique de relance européenne agressive : que chaque pays y consacre 2% de son PIB comme demandé par le FMI (G20). Étrangement, il a contre lui les socialistes anglais, qui pourtant font, avec les USA, de gros déficits. Mais ils veulent sauver M.Barroso (Changements en Europe, Trafalgar), champion du libéralisme. Parmi ces mêmes étrangetés, The Economist (Those exceptional British) explique que les conservateurs anglais veulent sortir du groupement de partis européens auquel ils appartiennent pour rejoindre un ensemble qui corresponde mieux à leurs idées. Ils sont tentés par l’extrême droite. Le spectre politique anglais semble décalé vers la droite par rapport au nôtre.

Complément :

G20

Difficile de comprendre ce qui va s’y passer, et si c’est dans notre intérêt.

D’après la BBC, le problème est le suivant : le FMI a demandé à chaque pays un plan de relance correspondant à 2% de son PIB. Cela devrait avoir un double effet bénéfique : relance de l’économie intérieure et des exportations (puisque la consommation du reste du monde va repartir). Si la relance est insuffisante, chaos possible. Les Européens hésitent. Ils n’aiment pas les déficits.

Bizarrement, ce n’est pas l’Allemagne qui est la plus tiède, mais la France : avec 0,7% du PIB, son plan de relance serait le plus faible de tous. Par contre elle insiste pour une ferme réglementation des marchés financiers. Mais tout le monde est d’accord avec elle.

Interrogations :

  • La France serait-elle tentée de jouer les « free riders » ? Serait-elle plus rusée que je ne le dis d’habitude ? En effet, c’est l’Allemagne qui semble avoir attiré l’attention générale. Derrière son hyperactivité, notre président aurait-il un cap ferme (relance minimale, pour déficit aussi faible que possible), que dissimuleraient des contre-feux (indignation contre les turpitudes financières) ?
  • Qu’est-ce qui justifie notre position ? Réalisme ? Dogmatisme : pour l’entreprise le déficit c’est bien, pour l’état, c’est mal ? Il est vrai que ces plans de relance semblent plus ressortir de la danse de la pluie que du calcul scientifique. D’ailleurs, au lieu de nous parler de relance de ce grand mystère qu’est l’économie, ne serait-il pas plus convaincant de nous expliquer que c’est un investissement qui va servir notre avenir ? Qu’il va nous apporter des bénéfices qui nous importent ? Par exemple ? Que grâce à cet argent notre économie pourra se transformer et l’espèce humaine avoir un avenir (sans effet de serre) ? Ou encore qu’en améliorant les services du Pole Emploi, les chômeurs retrouveront rapidement nouvelle qualification et travail ?… ne comprendrions-nous pas mieux les idées du FMI et celles de notre gouvernement ?

Sommet du G20 : bravo ?

Expectations for the weekend summit of global leaders from the Group of 20 countries in Washington, D.C., were low. And they were fully met dit Business Week.

Sentiment général : peu semble être sorti du sommet du G20.

Pas tout à fait. Les anglo-saxons estiment, avec soulagement, que les Européens en ont rabattu beaucoup sur leur ardeur collectiviste. Mais RFI semblait penser que les Américains avaient considérablement modéré leur ultralibéralisme habituel.

Pour ma part je trouve que nos gouvernants ont été habiles. Au lieu de se battre sur un plan d’action, sur « comment faire », on s’est mis d’accord sur les problèmes à résoudre. Or, il n’y avait pas de désaccord là-dessus. Pour chaque question, on a fait une liste de dysfonctionnements et de points à régler. Mais aussi des solutions proposées pour cela. On a donné jusqu’à avril aux organismes compétents pour arriver à un compromis satisfaisant, suivant ces lignes. On se retrouvera alors.

  • Parmi les questions soulevées : comment poursuivre la stimulation des économies ? Comment améliorer les systèmes de régulation ? Notamment des produits complexes (CDS), ou des acteurs dont les dysfonctionnements ont créé la crise, tels que les organismes financiers transnationaux et les agences de notation.
  • Parmi les solutions avancées : constituer des comités de régulateurs des pays concernés par les organismes financiers internationaux ; donner un rôle accru au FMI, seul organisme capable d’apporter une réponse globale à des problèmes mondiaux. Mais pour cela, il lui faut plus d’argent, donc un abondement des pays émergents, donc qu’ils partagent sa direction. Une révolution. Mais on est d’accord pour discuter. Tout n’est plus qu’une question d’ajustement de curseurs.

J’appelle ce mode de fonctionnement Ordinateur social. Qu’il réussisse ou pas dépend de la qualité de l’animation du changement.