Au 1er janvier 2019, les femmes représentent 51,6 % de la population en France : elles sont 2,2 millions de plus que les hommes. Les garçons sont cependant plus nombreux que les filles à la naissance et le demeurent jusqu’à 23 ans : ils représentent ainsi 51,1 % des moins de 24 ans (). Mais à partir de 24 ans, le rapport s’inverse et l’écart se creuse progressivement en faveur des femmes. Les hommes deviennent largement minoritaires aux âges avancés : ils représentent seulement 43,1 % de la population des 65 ans ou plus et 38,9 % des 75 ans ou plus. Début 2019, 12 700 femmes sont centenaires en France, contre seulement 3 000 hommes.
Je savais qu’il y avait plus d’hommes que de femmes à la naissance, puis que le rapport s’inversait, mais je ne savais pas qu’il s’inversait si vite. En fait, en regardant d’autres statistiques, je constate que plus on avance dans le temps, plus l’inversion se produit tôt.
J’ai même l’impression que plus une société est avancée, plus c’est le cas : j’ai lu récemment que le Japon comptait 100.000 centenaires, dont 88% de femmes, par exemple.
Qu’est-ce qui pourrait expliquer ce phénomène ? La femme est apparemment beaucoup plus solide que l’homme. Mais pourquoi le rattrape-t-elle si jeune ? L’homme vit dangereusement ? La femme avait des maladies que la médecine soigne ? (Elle ne meurt plus en couche, elle a peu d’enfants, et tardivement… ?)…