Droits de l’homme

Le féminisme aurait-il réussi au delà de tout espoir ? L’homme serait-il KO ? Et tous cas, on s’inquiète pour lui dans les pays anglo-saxons.

Men are floundering at school and in the workplace. Some conservatives blame a crisis of masculinity, but the problems—and their solutions—are far more complex. http://nyer.cm/68lJqnB

The New Yorker (@newyorker.com) 2025-11-29T04:00:50.172247Z

En considérant le passé, j’ai tendance à penser que la femme a toujours été la tête, et l’homme les jambes. La crise actuelle viendrait-elle de ce que l’on a oublié que l’on avait besoin des deux ?

Nouvelle femme

Apparemment une femme aurait été condamnée à perpétuité, en France. Ce serait une première. La presse étrangère en fait sa une.

J’ai lu que jadis une femme avait assassiné un grand nombre d’enfants sans jamais être condamnée, même lorsqu’elle était prise sur le fait. Que la femme ne soit pas l’ange du foyer menaçait d’ébranler la société, comme la condamnation de l’armée dans l’affaire Dreyfus ?

Grâce au féminisme, tout change ?

Maternalisme

the authors propose that high levels of prenatal sex steroid hormones in the womb, combined with increased placental function, may have made human brains larger and more interconnected. At the same time, a lower ratio of androgens (like testosterone) to oestrogens may have led to reductions in competition between males, while also improving fertility in females, allowing humans to form larger, more cohesive social groups.

Article.

Ce qui aurait fait le succès de l’espèce humaine se jouerait dans le placenta, il aurait fait de nous une espèce féminine, ce qui a de nombreux avantages.

Alors, le féminisme actuel serait-il la fin de l’histoire ? Peut-être. Car il est exceptionnellement agressif : chant du cygne du masculinisme ?

Masculinisme

La grande affaire de la Grande Bretagne, c’est le « masculinisme ». Apparemment manipulés par les réseaux sociaux les, généralement, jeunes hommes se comportent mal vis-à-vis des femmes.

Cela s’accompagne d’une dégradation massive de la condition masculine. (A tel point que l’on a émis l’idée d’un « ministère à la condition masculine ».) Ne serait-ce pas la véritable cause du mal ?

D’ailleurs, Trump, Xi et Poutine ne sont-ils pas les résultats du même phénomène ?

La pensée chinoise constate l’alternance entre le Yin, plutôt féminin, et le Yang, plutôt masculin. Serait-ce ce qui nous arrive ? En tous cas, la particularité de la période féministe que nous avons vécue a été son agressivité. Aux USA, on parle de « féminazisme ». Yang-Yang ?

Désinformation

Un professionnel de l’édition me disait que le premier livre qu’écrivait un auteur était un règlement de comptes avec sa mère.

Voilà qui est surprenant, ai-je remarqué : ces gens ont de l’audience, et pourtant l’on n’entend que vanter les mérites de la femme, éternelle victime de l’homme, incarnation du mal.

Pour lui, les canaux d’influence étaient aux mains d’intellectuels de gauche. Des milliardaires essayaient de changer les choses, mais ils n’étaient guère rassurants.

L’homme a-t-il un avenir ?

Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu ? Les rêves du féminisme semblent exaucés. En Angleterre, au moins, l’homme est défait, la femme triomphe. Cela commence dès le premier jour de l’école : elle le surclasse de la tête et des épaules. On parle de « crise des jeunes hommes ». (Une émission de la BBC.)

La cause première en serait l’explosion de la cellule familiale. Dans un cas sur deux, l’enfant grandirait sans père. Or, l’enfant mâle aurait besoin d’un modèle. Du coup, il tombe sous l’emprise des médias sociaux, qui ne veulent pas son bien.

Seul désagrément pour la femme : cet homme nouveau lui en voudrait, parfois, à mort. Il va falloir l’enfermer ?

(Je lisais un article de wikipedia qui expliquait que « Californie » signifierait quelque-chose comme « état des Amazones ». Notre avenir ?)

Inégalité des sexes

Dans mon enfance, j’étais persuadé que la femme était supérieure à l’homme.

Je viens d’un milieu que l’on dit pauvre. Et, dans ce monde, les femmes étaient les mieux éduquées. Elles dirigeaient la maison. Elles géraient la boutique, quand le mari était artisan. L’homme s’enorgueillissait de son courage, de sa force physique. Un rien Trump : grande gueule qui n’a peur de rien. Quand il était parvenu à se faire une place, il bâtissait une famille. Cela ressemble à ce que font les Libanais : l’homme part faire fortune à l’étranger, dans des emplois dont personne ne veut, et s’il y parvient, il revient dans son pays chercher une épouse.

En famille, l’homme de mes souvenirs jouait les matamores, mais, en fait, sa famille était sa raison d’être. Ce qui n’était pas le cas de son épouse. Il mourrait généralement à l’âge de la retraite, elle menait alors une longue vie calme et heureuse.

C’était une société maternaliste. A l’image de ce que je perçois des sociétés musulmanes modernes.

Le paradoxe de la situation est que ces femmes avaient conscience qu’elles avaient des capacités intellectuelles qui méritaient beaucoup mieux et qu’elles reportaient leur ambition sur leur fils !

Cela a-t-il changé ? Lorsque l’on regarde le baccalauréat et tous les types d’études qui donnent les meilleurs métiers, à l’exception de celles qui demandent des concours violents (ingénieurs), ou mènent à des métiers inconfortables (médecine de ville, ingénieur), les femmes dominent. Différence génétique ? La tête et les jambes ?

(Qu’a changé le féminisme moderne ? La femme n’aime peut-être pas plus sa fille que par le passé, mais elle veut profiter de la gloire de son vivant ?)

La femme et le pantin

Surprenant que l’on puisse mener encore de telles études :

After taking this difference in total brain volume into account, at a regional level, females on average showed larger volumes in grey matter areas related to memory and emotional regulation, while males on average had larger volumes in grey matter areas involved in sensory processing and motor control.

Article

Il y aurait donc des différences marquées entre l’homme et la femme ? Et elles semblent se voir dans notre société. La femme paraît plus apte aux études que l’homme, qui lui serait conçu pour l’action et le risque. Trump et Musk.

Bataille du passé

« Who controls the past controls the future » aurait dit George Orwell.

En écoutant les chaînes musicales, je me dis que ce pourrait être la devise de notre époque. Elles découvrent sans cesse des compositrices que seul le complot masculin a maintenu dans l’ombre.

Pourquoi ne pas dire, simplement, que l’on n’a plus envie de vivre dans la société de nos parents ? Pourquoi vouloir faire reposer l’ordre social sur une sorte de loi naturelle ?

Et si l’on prenait conscience que c’est un procédé totalitaire ? Peut être en arriverait-on à penser que la démocratie a des ressources tout aussi efficaces de conduite du changement ?

Femme fatale (suite)

En lisant des polars, je découvre la logique ignorée de la femme fatale. Une femme fatale est une femme qui a découvert qu’elle avait un pouvoir sur les hommes. Et elle en abuse.

Je me suis demandé pourquoi le féminisme n’en avait pas fait une héroïne.

En fait, il l’a fait. Dans le film La fiancée du pirate, une sorte de manifeste de l’esprit de 68, on assiste justement à la libération de la femme par la prostitution (car, comme chacun sait, l’homme est un obsédé sexuel).

Visiblement, l’idée a fait long feu. Une théorie de plus qui n’a pas résisté à l’expérience ? Un fantasme en moins ? Malheureusement ?