Killer app de Google+ ?

Google+ peut-il rejouer, vis-à vis de Facebook, Microsoft contre Netscape ? Éternel problème de marketing : le nouvel entrant face au concurrent installé.

Avec Google+, plus de demande (difficile à refuser) de rejoindre le réseau d’une personne. L’effet réseau est obtenu en choisissant ceux que l’on veut informer. Ils peuvent refuser l’invitation, et qui sont ou non des utilisateurs de Google+.

Google+ permet de dire non poliment à des gens à qui on ne peut pas dire non. Donc de débarrasser son réseau « d’amis » Facebook de ceux qui ne l’étaient pas vraiment, ou ne le sont plus. (How Google+ Will Balkanize Your Social Life)
Si les réseaux sociaux peuvent être facilement piratés, pourquoi leur valorisation est-elle aussi élevée… ?

Compléments :

  • Hervé Kabla se demandait comment il se faisait que Google, ayant depuis plusieurs années les briques techniques qui lui permettait de nuire à Facebook, ne l’avait pas fait. Manque de réactivité peut-être. En tout cas, cela lui a peut-être permis de voir la faille de Facebook. (En leur temps les Japonais laissaient à un concurrent innovant le temps d’explorer une niche, avant de l’en déloger et de développer agressivement le nouveau marché. Facebook, un peu japonais ?)

Google+

Ce qu’il y a surprenant avec Google+, n’est pas tellement que Google veuille ennuyer Facebook, mais la prise en main de cette innovation par Hervé Kabla.
Il s’achemine déjà vers la centaine de contacts, et sature le système de ses commentaires, lapidaires. (Serait-ce lui qui l’a fait s’effondrer ?)
Hervé Kabla : le Kasparov du média-social ? La seule personne capable de produire vingt idées à la minute ?
Compléments :
  • Et très supérieur à Einstein, qui pensait que l’on n’avait qu’une idée par vie.
  • Mais, moins populaire que Mark Zuckenberg.
  • Curieusement, il n’a pas encore investi la rubrique vidéo. 
  • Et pourquoi choisit-il une photo qui lui coupe le haut de la tête ? (Par modestie, pour masquer son aura ?)

Ami Facebook

Facebook : une fille refuse sa mère comme amie.
Ça me semble logique : mère et fille n’appartiennent pas aux mêmes communautés. D’ailleurs, il suffit de suivre une conversation pour constater que les générations ne partagent pas le même langage, et encore moins la même orthographe. 

Réseaux sociaux et identité humaine

Le rôle de la communication, de l’échange, avec l’autre serait de nous assurer de qui nous sommes,  « après tout, il ne peut pas y avoir de mère sans un enfant ». C’est du moins ce que dit Paul Watzlawick, dans un livre que je commenterai d’ici peu.
Cela explique-t-il la vogue du web social ? S’il y a autant de pages Facebook ou de tweets, c’est parce que nous ne nous sentons pas très sûrs de notre identité et nous en demandons confirmation ? J’ai beaucoup « d’amis » (au sens de Facebook), donc je suis ?
Mais alors pourquoi y eût-il des coureurs de bois, des ermites, ou Bernard Moitessier ? Leur personnalité était suffisamment solide pour ne pas nécessiter de confirmation ? 

Blogspot en panne

Avant hier, Blogspot était en panne et avait effacé deux jours de publications.
Un enchaînement d’idées m’a fait passer de la faible qualité de service de Google (d’ailleurs qui peut mesurer celle de son moteur de recherche ?) au problème que pose son monopole, et, plus généralement, celui de toutes les entreprises des TIC (aussi bien Microsoft que Facebook, d’ailleurs).
Je ne connais pas une théorie qui approuve le monopole. Pourquoi laisse-t-on subsister des positions aussi dominantes ?
Parce que le service public n’a plus la cote et que les casser serait difficile ?
Quid du modèle Wikipédia ? Un bien commun (ici la connaissance) peut-il être apporté par la charité (de ceux qui fournissent le contenu du site et de ceux qui financent, par leurs dons, les moyens dont il a besoin) avec un minimum d’organisation ?
Wikipédia est utile, mais n’atteint pas la profondeur d’analyse du spécialiste patenté en ce qui concerne les sujets que couvrent d’ordinaire les dictionnaires. En outre le travail gratuit que fournissent les rédacteurs de wikipedia n’élimine-t-il pas des emplois de spécialistes qui auraient pu porter bien plus loin la satisfaction collective ?
Et si la situation actuelle était une variante du brevet ? Pour encourager l’inventeur, il faut lui donner un monopole momentané. Mais il doit être bref.

Groupon

Depuis quelques temps j’entends beaucoup parler de « Groupon », nouvelle start up à la valorisation en bulle.
Pour une fois cette start up gagne beaucoup d’argent. Chiffre d’affaires de 760m$ après deux ans d’exercice. Son principe consiste à constituer un groupe d’acheteurs pour un bien en solde (rabais de plus de 50%). Groupon prend 50% du prix de vente. Ce qui fait que ce qui est vendu avec un discount de 90% rapporte 5% de son prix facial au vendeur.
Contrairement à Facebook and co, ce serait un métier qui demande une grosse équipe (d’autant plus que l’activité est locale). En tout cas, l’avantage concurrentiel paraît faible, et il n’est pas dit que les clients de Groupon aient envie de renouveler l’expérience fréquemment.
Dans l’histoire de Groupon, le plus intéressant est peut-être ce qu’elle laisse voir de la capacité de l’Amérique à exploiter d’infimes niches et à les vider de leur substance. Il semblerait d’ailleurs qu’elle ait commencé lorsque l’ancien patron du fondateur de Groupon a découvert que ce dernier mettait aux enchères des pizzas et lui a proposé 1m$ pour développer son idée…
Compléments :