Wiki Tribune va-t-il couler Facebook ?

Le fondateur de wikipedia annonce un concurrent de Facebook, qui n’aurait pas ses défauts.

Ce que je remarque :

  • Lancé sur la seule force du bouche à oreille. 
  • Le modèle économique de l’idée pourrait faire trembler le GAFA, et les licornes : c’est celui de wikipedia : paient ceux qui veulent, et uniquement les coûts de fonctionnement. 

Demain, Google ?

Google bien public

De grands publicitaires anglais poussent Google et Facebook à se doter de régulateurs indépendants, disait, en substance, le Financial Times.

Une de mes vieilles idées : ces réseaux sont des monopoles, ils auraient besoin d’une régulation pour bien public. Cela n’exclut pas la propriété privée : les routes sont confiées à des concessionnaires, The Economist possède une sorte de comité d’éthique, par exemple.

Cela réduirait peut-être leur liberté de manoeuvre, mais, surtout, cela les déchargerait de lourdes responsabilités, et les rendrait peut être sympathiques. Compliqué à réussir ? Ou, plutôt, intéressant exercice de RSE, mondial ?

Facebook est-il un média ?

Grand débat aux USA, depuis quelques temps. Facebook est-il un média ? Si Facebook était un média, il devrait contrôler ses contenus. Exit le déviationnisme qui a fait élire M.Trump. Apparemment, M.Zuckerberg, qui lui était opposé, serait en faveur de cette idée. J’entendais France Culture s’en réjouir.

Mais, M.Zuckerberg est un patron exceptionnel, un homme de gauche. Et si Facebook tombait entre les mains d’un patron normal ? France Culture a-t-il songé à cette éventualité ?

Facebook et le data driven

On reproche à Facebook d’avoir fait élire Donald Trump. Facebook désinforme. 
Il me semble que c’est une question de « data driven » mal compris. L’algorithme de Facebook fait comme celui d’Amazon. S’il constate que vous regardez quelque chose ou avez des liens avec quelqu’un, il vous en ressert de plus en plus. C’est ainsi qu’il va vous inciter à reprendre contact avec vos « ex » ou à acheter, pour Amazon, des produits dont vous n’avez pas voulu. Et si Facebook vous identifie comme un facho, il va vous envoyer de la nouvelle pour facho. 
Le vrai « data driven », comme je le disais précédemment, lui, ne vous enfonce pas dans vos vices, mais vous pousse à la remise en cause. Qu’est-ce que cela signifie, en pratique ? Il va identifier des anomalies dans ce que vous faites. Par exemple, vous êtes un écolo, et un collectionneur de vieilles bagnoles qui consomment du 20l aux 100. Ensuite, il va vous donner les moyens d’enquêter. Par exemple, comment se sont guéris ceux qui furent atteints de mon mal ?

Facebook : la chute ?

Un ami m’envoie un article sur « The Fall of Facebook« . 
Ce qu’il me semble dire est que les gens ont surtout besoin de communiquer entre eux, des banalités, pas d’exposer leur vie en détails et de manière permanente. 
Pour ma part je n’utilise pas Facebook. Jusque-là son seul usage était de discuter avec mes petites cousines, qui n’ont pas d’email. Mais elles ne s’en servent plus ou pas régulièrement. Le SMS est ce qui marche le mieux. Je ne ferme pas mon compte, parce qu’en avoir un me permet de dire que j’aime ce que font quelques amis… Ce qui leur fait plaisir, probablement.

Les robots arrivent…

Les robots vont-ils envahir le monde ? L’invasion serait plus une question de robotisation que de robots. L’avenir serait à des robots bêtes et pas chers ; des robots partiellement dépendants de l’homme ; une « robotisation » accrue de parties mais pas du tout. Selon The Economist, ce serait suffisant pour liquider un grand nombre d’emplois.

Ukraine. M.Poutine désirerait étendre l’empire russe. En commençant par l’Ukraine de l’Est. Les russophones du monde entier s’en réjouissent. Les pays baltes craignent d’être les prochains sur sa liste. Et, grâce à lui, les USA et l’Europe se rapprochent et l’OTAN a retrouvé une raison d’être.

Explosive Irlande du Nord : « Les principales raisons qui expliquent l’échec de l’Ouest à remodeler les sociétés en Irak, en Afghanistan et ailleurs étaient visibles depuis toujours dans ce coin de Grande Bretagne : l’histoire et la culture, les orphelins d’une politique néoconservatrice, ont presque toujours le dessus sur ses favoris, la démocratie et la prospérité. »

Raidissement du pouvoir en Turquie, prise de pouvoir de l’armée en Egypte et Obamacare dysfonctionnel, course en avant.

Amérique latine. Ralentissement en Chine. Fin de la croissance tirée par les matières premières. Heureusement, les pays de la région ont été un peu moins cigales que d’ordinaire. Mais, ils innovent peu, et leur infrastructure de transport est mauvaise. « Le risque que coure la région n’est pas, comme avant, une crise, mais un choc entre une croissance faible et le réveil des attentes d’une classe moyenne en pleine expansion. » Les entreprises africaines emploient peu. Taux de change surévalués, main d’œuvre exceptionnellement peu productive, gouvernements qui rançonnent les grandes entreprises et poids de l’agriculture, privée d’investissements.

Elections en Afghanistan. « Beaucoup d’Afghans ont peur de perdre dans le changement de gouvernement – une menace qui apparaît à certains plus grande que celle d’un retour des Talibans. » La Chine, curieux pays. Riche (collectivement) et pauvre (individuellement) à la fois, et qui s’endette pour pouvoir économiser…

Bataille contre les cartels. Ils s’établiraient dans des métiers dominés par 3 ou 4 entreprises. Le cartel serait une « réaction à une menace existentielle », des donneurs d’ordres exerçant une trop forte pression sur leurs fournisseurs. On les attaque en divisant pour régner. C’est-à-dire en promettant l’impunité à ceux qui balancent leurs comparses. Stress tests. Apparemment, les banques centrales cherchent à créer, par leurs tests, des crises fictives. Et ce afin que les banques ne puissent s’endormir. Immobilier d’entreprise : bulle ? Les bas taux d’intérêt font que l’on construit des immeubles, sans demande (notamment à la Défense). Les investisseurs forcent les entreprises à s’intéresser aux risques environnementaux (la législation en étant un). Toujours pas assez d’inflation. Les banques centrales doivent viser plus haut.
J’imagine que Mark Zuckerberg doit laisser des pourboires d’un m€. Il vient d’acheter 2md$ une nouvelle start up. Il obéirait, comme ses pairs, à deux modes. Celle de la plate-forme, et celle de la réalité virtuelle, la prochaine plate-forme. Uber, service de taxis en ligne, fixe ses prix selon l’offre et la demande. Si bien, qu’ils atteignent des sommets quand tout le monde a besoin de se déplacer. (Invention du taxi pour les riches ?) De grands journaux numériques apparaissent aux USA, capables de faire du vrai journalisme. Mais ça n’a pas profité à la presse locale. Et il y a de moins en moins de journalistes.

Bricolage génétique. On reconstruit les chromosomes de la levure, en éliminant ce qui ne semble pas utile, et en ajoutant ce qui pourrait l’être. Demain, c’est au tour de l’homme. On découvre que les confins du système solaire ne sont pas ce que l’on croyait. Par des exercices, ont parvient à éduquer le cerveau et à guérir des maladies (certaines dystonies).

Guerre de 14. Histoire d’un changement ? La guerre a été d’un degré de complexité sans précédent. Les armées ont dû s’adapter. La responsabilité de son déclenchement irait à l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Russie. 

Entreprises et Etats : la paix des braves ?

Entreprises et Etats doivent s’entendre. Ils sont complémentaires, pas ennemis. En prétendant à l’autorégulation, le monde des affaires a entraîné une surréaction de l’Etat. L’un et l’autre sont engagés dans un cercle vicieux du gendarme et du voleur. Le rôle de l’Etat, c’est la formation, les infrastructures, la recherche et l’aide au lancement de l’entreprise. Le rôle de l’entreprise, c’est l’industrialisation et le marketing de l’innovation. Pour cela elle a besoin avant tout de règles du jeu claires et stables.

En attendant les multinationales jouent sur les règles locales pour partager leurs implantations. La Hollande permet d’arranger les statuts de l’entreprise à son gré. Pas mieux que l’Angleterre en matière d’accommodements financiers. La Suisse serait out.
Thaïlande. La bataille entre le peuple et les privilégiés pourrait tourner au profit des premiers. Le futur roi leur serait favorable. Ukraine. Le pays est pris entre des forces centripètes. Un Ouest polonais avant l’annexion soviétique, un Est proche de la Russie, la Crimée, base russe, communauté russe. Avec Kiev comme trait d’union. France. On parle de « théorie du genre ». La différence homme / femme serait une invention sociale. Cela a révélé qu’il existait un courant pro famille fort. Mais aussi que « une nouvelle génération de députés socialistes a été amenée à la politique non par le mouvement ouvrier ou par la politique locale mais par le mouvement associatif, où ils ont combattu pour les droits de la femme et contre la discrimination. Dans une société post industrielle où les travailleurs ont abandonné la gauche pour le Front National, les députés voient ces sujets comme un terrain de batail clé. » M.Sarkozy penserait à revenir au pouvoir. Malheureusement les Français l’aiment quand il se tait. Espagne. Elle redonne droit de cité aux descendants des Juifs expulsés en 1492. Toute la communauté juive serait concernée (au moins). Initiative business. Italie. M. Renzi a renversé le gouvernement. Apparemment, il n’a d’autre programme que de prendre tout le monde de vitesse. Ecosse. Va-t-elle faire sécession ? Ce serait une question de gros sous. Comment récupérer les bénéfices de la liberté sans assumer les charges de l’Etat anglais ? Et revenir dans l’UE prendrait du temps. En tout cas son succès pourrait encourager d’autres régions à prendre leur envol. Ces projets d’autonomie, d’ailleurs, n’auraient pas été possibles sans la protection européenne. Elle fait perdre son intérêt à celle des Etats. Iran. Suite de la tentative de se rabibocher avec l’Ouest en échange de revenus pétroliers. Un succès de M.Rohani pourrait nuire à M.Khamenei. Syrie. L’échec des négociations de Genève pourrait montrer à M.Obama qu’il a eu tort de laisser croire à M.Assad qu’il avait le haut du pavé. Lybie. C’est le chaos. Bientôt, un coup à l’égyptienne ? USA. Le congrès devrait couler les négociations de libre échange. Les précédents (NAFTA) seraient vues comme n’ayant pas tourné à l’avantage du pays. Réchauffement climatique. Croyants et non croyants pourraient trouver un terrain d’entente, à condition que les seconds ne s’en prennent pas aux valeurs des premiers.
Facebook achète WhatsApp. 19md$ pour 32 ingénieurs. Facebook veut injecter du sang neuf dans sa fortune déclinante. Tout étant informatique, la piraterie devient une grosse affaire. Elle coûterait plus de 100md$ par ans. Certains pirates passent au contreterrorisme. Les syndicats américains changent de marché. Le travailleur qualifié de l’usine automatisée n’en veut plus. Le syndicat doit se tourner vers les « exclus », personnels de service, universitaires sans poste fixe et autres intouchables. Révolution à San Francisco ? Mouvement de rejet de l’hypocrisie atroce des « barons du high tech », et d’un monde fondé sur la discrimination ? Les gestionnaires de fonds s’enrichissent au détriment de leurs investisseurs. Leur talent, s’il existe, ne compense pas leur coût. L’OPEP en difficulté. Le pétrole afflue de partout (USA, Iran, Iraq…). L’OPEP ne pourra pas maintenir ses prix. Pourquoi ne pas les baisser brutalement ? Cela tuerait ses concurrents. Le Bitcoin est victime d’une faille informatique. Sa valeur a été divisée par deux. Les économistes cherchent à mettre une valeur sur ce à quoi le marché n’en donne pas, parce que ça pourrait en avoir une un jour.

Le développement intellectuel de l’enfantest fonction du nombre de mots qui lui sont adressés, et de la complexité du dialogue que l’on entretient avec lui. Le réchauffement accéléré de l’Arctique ferait baisser le différentiel de température qui crée le jet stream. Du coup, il pourrait se mettre à zigzaguer paresseusement, et aléatoirement. D’où un climat incertain et stagnant. Un nouveau type de panneaux solaires pourrait produire de l’énergie à un prix concurrentiel avec le charbon. Les hyènes communiquent par leur odeur. Elles sous-traitent cette communication à des bactéries. En éclairant les tableaux pixel par pixel, on leur redonne leurs teintes d’origine. 

The Economist contre Internet

Qu’arrive-t-il à The Economist ? La semaine dernière il reconnaissait qu’avoir donné le pouvoir aux hommes d’affaires était une erreur. Cette semaine, trois articles s’en prennent à Internet.
On y lit que l’usage de Facebook cause la déprime chez les adolescents : chacun n’y parlant que de ses triomphes cela renvoie le lecteur à sa médiocrité. (« L’émotion la plus fréquemment suscitée par l’usage de Facebook est l’envie. ») La relation directe, au moins, nous met en face des hommes tels qu’ils sont. On y lit aussi qu’Internet produit stress et désorganisation, avec pour premières victimes les créatifs. Tout d’abord parce que le traitement des mails prendrait un quart de la journée, en moyenne. Mais surtout parce que l’homme vit en permanence son travail. Bref, on pensait utiliser Internet au service de l’homme, et c’est le contraire qui s’est produit. « Il y a certainement des raisons d’en faire beaucoup moins – de rationner les emails, de réduire le nombre de réunions, de se débarrasser de quelques dirigeants excessivement zélés. Depuis quelques temps s’impliquer dans son travail a un retour sur investissement négatif. Il est temps d’essayer une stratégie bien plus radicale : prendre du recul. » Mais ce serait surtout en dehors de l’entreprise que la perte de productivité produite par Internet serait la plus violente. Internet a remplacé l’emploi fixe traditionnel, par un emploi précaire, peu productif. « Les auto-entrepreneurs (40% de la création d’emploi en Angleterre) travaillent plus longtemps – 6 % de plus que les employés – mais leurs revenus horaires moyens sont moins de la moitié de ceux des employés. » Internet a aussi « transformé certaines branches de l’économie – la vente de détail, la musique et l’édition, par exemple -, en grande partie en détruisant des modèles économiques existants. » « Internet, par opposition (à l’usine), semble atomiser la force de travail. En donnant un plus grand contrôle au possesseur de capital, il pourrait expliquer pourquoi les profits aux USA sont au plus haut depuis l’après guerre. »
Pour le reste, pas grand-chose de neuf. L’Egypte semble partie pour un scénario algérien. Que ce soit du côté des frères musulmans ou de celui de l’armée, l’affrontement stimule, en quelque sorte, les forces du mal. Des composants extrêmement dangereux, masqués jusque-là, s’affirment et s’affrontent. Inde / Pakistan. L’économie pousse les deux pays à s’entendre. Mais c’est tout. L’avenir ? Peut-être des « décennies de troubles – « une série de crises ponctuées par l’apathie » ». En attendant, l’Inde construit une marine de guerre moderne avec porte-avion, et sous-marins nucléaires. Israëlmodifierait sa politique d’implantation. De la Cisjordanie, elle irait vers le Néguev. Mais, une fois de plus, c’est au détriment des populations locales (Bédouins). Israël, par ailleurs, relâche une poignée de prisonniers, en signe de bonne volonté. Ce qui n’est pas suffisant pour les Palestiniens, pour qui les prisons israéliennes ont quelque-chose d’un rite de passage (« 750.000 Palestiniens sont passés par les prisons israéliennes (depuis 1967) » « 5071 Palestiniens seraient derrière les barreaux, pour des actes de violence ou de subversion à motivation politique. »). Pour sa part, l’Amérique, est le premier incarcérateur mondial, loin devant la Chine. « Un Américain sur 107 était derrière les barreaux, en 2011 – le taux le plus élevé au monde – et un sur 34 était sous « surveillance correctionnelle » (soit sous les verrous, soit sous probation, soit en liberté conditionnelle). Un noir a 3,6 fois plus de chances d’aller en prison en Amérique qu’en Afrique du Sud, en 1993, juste avant la fin de l’Apartheid. » Mais le pays a décidé de se réformer. « Le coût élevé de la prison a attiré l’attention à la fois de la gauche et de la droite. » La vertueuse Suède pourrait passer à gauche. Le parti au gouvernement est pris entre une montée du chômage (8%) et un mouvement anti immigration.
L’industrie des médias commencerait à profiter d’Internet. Les revenus passeraient de « produits physiques » au numérique, téléchargement et streaming, de la vente à la location. (Remarque : aux USA, les livres électroniques représenteraient 30% des ventes totales.) Aussi, l’industrie sortirait de ses activités traditionnelles. « Les journaux entrent dans de nouveaux métiers tels que le marketing et les conférences. » Quant aux fonds activistes ils en ont après les entreprises de haute technologie, comme Apple. Pourquoi ? Parce qu’elles sont remplies d’un argent qu’elles ne savent pas utiliser. Et qu’elles ont du mal à changer assez rapidement (cf. Microsoft). Qui a tué par le glaive… ? L’Europe cherche à développer le fret ferroviaire. Pour cela, il s’agit d’aménager des « corridors » aux travers de l’Europe. Mais cela coûte cher, demande des collaborations entre Etats, et, de toute manière, le rail est moins flexible que la route. En tout cas, il semblerait que ce marché doive-t-être dominé par les chemins de fer allemands. Pour sa part, un entrepreneur américain envisagerait de construire des trains sous vides.
Et les groupes d’oiseaux n’entreraient pas en collision en se posant, parce que, grâce à leur capacité à repérer le champ magnétique, ils adoptent tous le même angle d’atterrissage. 

Facebook : déjà fini ?

Les enfants quitteraient Facebook, dit be Angels. Raison ? Big parents are watching you. Ils fuient le regard parental. Plusieurs idées me sont venues en lisant ce billet :

  • Les parents vont suivre les enfants sur les réseaux sociaux qu’ils ont choisis : ce qui n’est bon ni pour eux, ni pour Facebook.
  • Ces mêmes parents ne devraient-ils pas s’interroger sur la nature du lien qu’ils ont avec leurs enfants ? Se demander ce que cette relation augure de l’avenir ? Et s’il ne serait pas possible de faire du plus solide et plus sain ?
  • Enfin, une pensée pour l’inusable Tocqueville. Déjà, en son temps lointain, il notait que l’entreprise américaine (en l’occurrence navale) tendait à n’être qu’un feu de paille. En sera-t-il une fois de plus ainsi de Facebook ? Take the money and run ?