Longue marche vers le capitalisme ?

Longue marche vers le capitalisme. La Chine va-t-elle privatiser la terre ? Ce qui retirerait beaucoup de son pouvoir au parti. Pourtant le capitalisme ne paraît guère séduisant ces temps-ci… Salarié = perdant ?Alors que la part des salaires dans la richesse mondiale semblait une constante, elle a beaucoup chuté. Et, en plus, les hauts revenus comptent pour de plus en plus dans le total. Raison ? Le commerce (avec les émergents), la technologie (dont les prix baisse et qui remplace l’homme), la libéralisation (qui a liquidé les protections du travailleur). Les bénéfices des entreprises américaines sont toujours plus hauts. Part des salaires, dollar et surtout investissement en baisse. Ça pourrait ne pas durer. En tout cas, le climat des affaires n’est pas sain. Les entreprises ont maintenant recours à de douteuses obligations « hybrides ». Avatar des subprimes ? La justice américaine rançonne les banques. Pas besoin de procès pour cela. Elle les menace de leur retirer leur licence. USA, pays de l’arbitraire ?

Barak Obama ne maîtrise ni ses services secrets, ni les développements informatiques nécessaires à son système de santé. Mauvais manager, dit The Economist. Je pense plutôt qu’il s’en fiche. Etre premier ministre en Italie ressemble à un rodéo. L’éducation suédoise va mal. Visiblement le système éducatif est mal aimé. Enseignants mal payés et bizarre mélange public privé qui ne semble ni très sain, ni très contrôlé. La Grèce fait preuve d’esprit entrepreneurial. Energie du désespoir ? Le coût de l’administration européenne n’arrête pas de croître. The Economist aimerait que l’Allemagne sorte de sa culture de surplus. Et qu’elle relance la croissance européenne en libéralisant le marché des services.
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Il faut éduquer les filles disent les économistes. C’est bon pour le développement. Mais la fille est trop importante pour la famille pour qu’elle aille à l’école. C’est une assurance contre les aléas de la vie. Alors, assurons les familles et les filles étudieront !
PSA sort le nez de l’eau. Il a fait le travail qu’il aurait du faire il y a une décennie. Ce qui le remet en course, sans lui donner l’avantage. Fiat fait fabriquer en voiture en Serbie. La main d’œuvre n’est pas chère. Et le gouvernement n’est pas avar de subventions. Et l’entrée en bourse de Twitter ? Excellente occasion de spéculer à court terme. Mais mauvais investissement à long terme. En Angleterre, le crowdfounding s’étend aux start up.  Vu le taux de déchets, l’investisseur doit avoir le cœur bien accroché. Aux USA, les OGMauraient perdu la bataille de l’étiquetage.

Science. On n’arrive pas à détecter la présence de matière noire. On en a besoin pour expliquer le mouvement des galaxies. Pourquoi les espèces se divisent-elles en sous-espèces ? Apparemment cela tiendrait à la capacité de leurs membres à faire évoluer leurs caractéristiques pour se ressembler. 

Lien social : force de l'homme moderne ?

Malgré une taille de cerveau similaire aux humains modernes, qui leur étaient contemporains, les Néandertaliens présentaient une structure cérébrale différente. Une partie importante de leur cerveau était en effet dévolue à la vision, au détriment d’autres fonctions comme le lien social (article)

Cela aurait eu plusieurs conséquences néfastes. Plus petits groupes sociaux que les nôtres, moindre capacité à accumuler du savoir.
Ce qui va dans le sens d’une de mes théories (tri sélectif de l’information ?) : le rôle du cerveau est avant tout social.

Pense-t-on par soi-même ?

Ce blog m’a sorti du néant intellectuel. J’étais muré dans mes certitudes, me dis-je aujourd’hui. Grâce à lui, j’ai découvert beaucoup de problèmes difficiles à résoudre. Mais, pour autant, est-ce que ma pensée a évolué ? Deux observations m’affirment, paradoxalement, que non :

  1. Depuis toujours, je suis assez proche de l’opinion majoritaire et de ses nuances fortes, avec toutes leurs fluctuations. Pas de changement ici.
  2. J’ai mal connu mon père, homme très discret. En particulier, une (petite) partie de sa vie échappait à sa famille. Il lisait beaucoup, mais ne parlait pas de ses lectures. Je me demande maintenant s’il ne menait pas une réflexion sur des sujets de société. En fait, il s’intéressait au même type de livres que moi, aujourd’hui. Et je me demande s’il ne poursuivait pas le même type d’interrogations, et s’il ne le faisait pas de la même façon : par enquête bibliographique. Il est même possible qu’il ait eu les mêmes sujets d’indignation épidermique que moi. Mais, contrairement à moi, cette quête était personnelle. Il ne cherchait pas à changer le monde. Héritage de ma mère.
Quatre hypothèses :
  1. Ma réflexion n’a pas eu d’impact fort sur ma façon d’agir. Je reste marqué par mes origines.
  2. Justement, je suis resté attaché à mes origines, et non à la culture des classes dirigeantes françaises.
  3. Nos décisions non raisonnées sont peut-être raisonnables, puisque la raison ne parvient pas à les remettre sérieusement en cause. La raison rationalise l’inconscient ?
  4. Pour que le travail de la raison change vraiment le cours de notre vie, il faut qu’elle ait eu le temps de construire une sorte de modélisation du monde qui lui donne un avantage concurrentiel. Est-ce ce que les scientifiques entendent par le fait qu’il faudrait dix ans pour faire un génie ? 

Obsolescence programmée, entre péché capital et résurrection

Selon l’article que WIKIPEDIA consacre à ce phénomène, c’est un courtier en immobilier américain qui aurait inventé le concept d’obsolescence programmée pendant la période du NEW DEAL. En 1932, il constate qu’à la suite de la crise de 29, les américains ont changé de comportement en conservant leurs biens acquis plus longtemps que prévu par les statisticiens, ce qui irait à l’encontre de la « loi d’obsolescence ».
En 1950, l’idée a fait du chemin et revient en force grâce à la mode comme catalyseur du renouvellement plus rapide des biens.
Puis l’automobile s’en empare dans les années 60 (VW) et l’affaire est bien lancée. De nombreux cas sont cités par WIKIPEDIA, dont celui de DuPont qui modifia sa formule chimique du NYLON afin que ses bas ne soient plus durables et filent à nouveau!
Ce principe est aujourd’hui omniprésent dans l’électroménager et le paroxysme est atteint dans les secteurs de l’informatique.
Le concept a été bien exploité et décliné très habilement avec :

  • l‘obsolescence fonctionnelle, lorsqu’une pièce d’un produit ne fonctionne plus il faut remplacer le produit complet;
  • l’obsolescence par péremption dans l’alimentation, la cosmétique la pharmacie et la chimie
  • l’obsolescence indirecte, un produit devient obsolète parce que les produits qui lui sont associés ne sont plus disponibles comme le téléphone et sa batterie;
  • l’obsolescence par notification ici le fabricant conçoit un produit qui signale la nécessité de réparer ou remplacer une partie de l’appareil, exemple l’imprimante et ses cartouches à remplacer avant qu’elles ne soient complètement vide;
  • l’obsolescence par incompatibilité c’est la nouvelle version du logiciel de MS qui demande un ordinateur plus puissant;
  • l’obsolescence esthétique les chaussures les vêtements, la voiture.
L’exemple de l’imprimante programmée pour tomber en panne après un certain nombre d’heures de fonctionnement est l’aboutissement de ce principe discutable voire douteux.
Il influence considérablement notre comportement en jouant sur le ressort de l’avoir qui donne l’illusion d’être. 
Il est inutilement destructeur des ressources naturelles, exploitées et consommées à des niveaux devenus insupportables.
Je n’y connais rien en économie mais, s’il a pu avoir des vertus à l’issue de la crise de 29, lorsque la population mondiale était d’environ 2 milliards et la consommation, d’une population essentiellement rurale, raisonnable, il est aujourd’hui probablement un péché capital au delà des prévisions de LORENZ, lorsqu’il évoquait cette consommation destructrice de valeurs humaines.
Triste constat, mais connaître la cause des maux mène à la guérison.
Il semble que beaucoup de mouvements, de nature variée, cherchent à casser ce système en place depuis peu (40 ans, une bonne génération).
Parmi ceux-ci, le concept CRADEL TO CRADEL (traduction : du berceau au berceau) trace son chemin. Il s’agit d’aborder l’industrie par la voie écologique selon l’auteur de ce concept – Michael BRAUNGART – « c’est un processus qui met en oeuvre à la fois l’analyse chimique des éléments à utiliser et un système social fondé sur la restitution« .
L’américain est pour une fois compliqué! Je traduis par la principe de LAVOISIER « rien ne se perd rien ne se créer, tout se transforme« 
La démarche est donc de copier les principes inscrits dans la nature depuis des… millions d’années… et notamment le mode de fonctionnement en cycles. Ainsi, en fin d’usage le produit C to C est déjà prévu pour être démantelé en sous produits qui s’inséreront dans la fabrication de nouveaux biens. Un peu comme un corps qui se décompose sous le travail des organismes et micro-organismes spécialisés et dont les molécules s’insèrent ensuite dans les cycles des écosystèmes.
Le mouvement C to C, malgré la complexité du sujet (il faut le reconnaître la nature a mis plusieurs millions d’années pour peaufiner son modèle), intéresse les industries des pays nordiques, leader du sujet, qui vont créer un master. Mais l’Europe du sud reste à la traîne.
En France DIM serait sur un projet de collant… to C.
A quand un institut ou une fondation qui évalueraient les produits selon des critères très C to C et les référenceraient pour que le citoyen averti choisisse avec sa raison et selon des critères globaux, pour participer au changement impérieux  de modèle de consommation?
Pour aller plus loin

  • Article de WIKIPEDIA
  • Prêt à jeter, documentaire, 2010, de Cosina Dannoritzer
  • L’histoire des choses, documentaire, 2007, 

Jouer est le propre de l’homme

Voici ce que dit, notamment, The Power of Play | Psychology Today :

(le jeu) pourrait en fait être la plus haute expression de notre humanité, à la fois imitant et faisant progresser le processus évolutif. Le jeu semble permettre à notre cerveau d’exercer sa flexibilité même, d’entretenir et peut-être même de renouveler les connexions neuronales qui matérialisent notre potentiel de nous adapter et de répondre à n’importe quelle condition environnementale.

Enfants et adultes doivent jouer.

Curieusement, l’évolution de la société n’a pas été favorable au jeu ces dernières décennies. Un retour de puritanisme en serait la cause aux USA.

Darwin et Lorenz en ont rêvé, la FSE l'a fait!

50, 17 et 2!
Tiercé gagnant? non bien mieux!

50 car c’est dans ma cinquantième année que je connais l’aboutissement d’une évolution d’espèce unique, l’expert.
17 c’est le nombre d’années d’observation de cette évolution
2 c’est le temps d’une métamorphose éphémère ou éternelle.

La semaine dernière se déroulait l’assemblée générale de la jeune Fédération des Sociétés d’Expertise (FSE) au cours de laquelle la charte RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) a été approuvée à l’unanimité, puis ratifiée par l’AG ordinaire.

Cette charte est née en mars 2010, d’une feuille de route simple : « les assureurs ont défini une charte du développement durable, comment devenir un interlocuteur utile de nos donneurs d’ordre sur ce sujet tendance?« .

Après moins de deux ans de réflexion, conception, conviction, la charte est donc acceptée avec motivation par « les vieux sages du bureau ».
Son originalité, un mélange de simplicité et de profondeur. Elle définit la place et le rôle de l’expert dans la Société et propose des axes pour conduire le changement (merci Christophe) et pour que l’expert puisse jouer ce rôle central unique avec l’ensemble de ses parties prenantes.

Même s’il a fallu une chercheuse universitaire, N. RAVIDAT, le spécialiste de la conduite du changement, C. FAURIE, et le pape des médias sociaux, H KABLA, pour convaincre les Anciens du bureau, leur évolution est remarquable à plus d’un titre :
– En premier lieu, depuis 17 ans, j’observe ces Anciens (m’sai africain) qui sont tous à la tête d’une organisation qui représente l’évolution d’une profession à l’origine libérale, respectée et libre.
Poussée par les assureurs, cette profession s’est structurée, hiérarchisée pour survivre au sens de DARWIN.
Ces individus solitaires se sont adaptés pour évoluer en organisations multi-métiers adaptées à leur nouvel environnement.
Paradoxalement, elle reste en danger!
– En second lieu, ces Anciens sont en fin de carrière – réussie – et ne semblent plus avoir grand chose à prouver, ni à craindre.
– Cependant, leur instinct qui a fait leur réussite, fonctionne toujours avec discernement, et ils sentent ce monde qui ne cesse de se modifier plus vite plus fort, et qui veut leur échapper…
Le projet de charte RSE comme un catalyseur diffus est venu titiller cet instinct animal endormi.
La démarche intellectuelle suivie par ces meneurs d’hommes en 2 ans est remarquable.
Ces Anciens sont passés du sourire condescendant devant ce sujet hochet : le développement durable, à une motivation, qui même contenue, mérite le respect.
Ils ont su voir « Le » projet qui permettra à la profession de répondre à ses défis pour prendre sa place centrale dans son écosystème.
Mais, à y regarder de près, quel intérêt avaient-ils à s’engager dans la démarche que propose une telle charte novatrice, qui impose de conduire le changement avec des parties prenantes aussi puissantes et malvoyantes que les assureurs?
La réponse reste à construire!
J’ose y discerner un message très fort à la génération qui suit :

Nous, les Anciens forts de notre riche expérience, avons pétri ce projet d’avenir. A vous jeunes générations de vous engager sur cette trajectoire. Devenez acteurs de la transformation de notre profession et responsables de notre avenir collectif.

Ce projet ambitieux propose donc, ni plus ni moins, de faire évoluer l’écosystème des experts basé sur le rapport défensif, brutal et destructeur entre capitalisme et éthique vers un modèle de coopération, d’échange, de partage d’intérêts, de co-conception qui s’inscrit dans la durée… comme tout écosystème naturel.

Alors, chapeau les Anciens!
Je ne connais pas d’espèce capable de ce genre de preuve d’amour filial, conscient…!
Je suis donc fier d’avoir vécu cette expérience unique.

Mais désormais le challenge est dans les mains de cette génération suivante. Sera-t-elle à la hauteur de ce projet unique et (ré) volutionnaire? 

« Le plus beau métier est d’unir les hommes » Antoine de St Exupéry

LORENZ disciple de BOUDDHA?

Après le débat sur l’agressivité, qu’il ne faut entendre que comme un ingrédient comme un autre, (il y aussi l’amour, la colère la compassion, la peur), et qui bien dosé reste utile, je poursuis mon étude de LORENZ et sa vision de la course contre soi-même.
LORENZ s’appuie sur le principe qu’il existe une sélection externe (par le milieu) et une sélection intra-spécifique, la première provoque des évolutions du patrimoine génétique pour augmenter les chances de survie de l’espèce, tandis que la seconde peut les réduire lorsque les individus d’une même espèces entrent en concurrence.
Un faisan- l’argus- sauvé par ses prédateurs!

Il relate les travaux sur l’argus mâle, un faisan qui a développé ses rémiges pour séduire la femelle, mais au détriment de son envol et au péril de se faire dévorer par les carnassiers.

Heinroth, maître de Lorenz avait coutume de dire « le produit le plus stupide de la sélection intra-spécifique est, après les ailes de l’argus, le rythme de travail de l’homme moderne« .
L’argus a eu la chance que la menace des carnassiers lui permette de conserver sa capacité, médiocre, de voler, pour survivre et empêche ainsi la sélection intra-spécifique d’entraîner l’espèce vers des développements catastrophiques.
L’homme moderne victime de son développement
L’homme moderne a appris, quant à lui, à dominer toutes les forces du monde extérieur et il est privé de force régulatrice et salutaire, de son développement culturel.
Pour LORENZ, le constat de la compétition de l’homme contre l’homme écrase avec une « brutalité diabolique » la plupart des valeurs que la sélection naturelle a créées.
La réussite est devenue le but ultime et demande de vaincre les autres avec une contrainte impitoyable du dépassement.
Les moyens pour atteindre ce but deviennent une valeur en soi : l’argent (avoir) et le temps (accélération).
LORENZ se pose la question de ce qui porte le plus gravement atteinte à l’âme des hommes modernes : la passion de l’argent ou leur hâte fébrile?
Il note également, mais sans en trouver la motivation, que les hommes au pouvoir, ont intérêt à promouvoir et intensifier cette contrainte du dépassement.
Il met en avant l’angoisse comme jouant un rôle prépondérant. Angoisse d’être dépassé dans la course, de manquer d’argent, de se tromper de décision et de ne plus être à la hauteur d’une situation épuisante!
Cette précipitation angoissée contribue à priver l’homme moderne de ses qualités les plus profondément humaines et en particulier la réflexion.
Ce qui fait que l’homme se délite
Pendant tout le processus complexe et long d’hominisation, le moment décisif a été lorsque l’être s’est découvert lui-même comme objet d’investigation.
Un être qui ne sait encore rien de son propre moi est impuissant à développer un concept, un langage ou une conscience morale et responsable.
Un être qui cesse de réfléchir est en danger de perdre ses facultés et qualités spécifiquement humaines.
Selon LORENZ, la pire conséquence de l’agitation nourrie d’angoisse, serait l’incapacité de l’homme moderne à rester seul en face de lui-même, ne serait-ce qu’un moment.
LORENZ ajoute que l’impératif commerçant qui pousse à posséder toujours plus, conforte cette situation dangereuse où le feedback positif est maximal.

Où LORENZ rejoint les grands sages
L’homme moderne pris dans la tourmente de cette compétition effrénée avec son prochain pour « rester dans le vent« , en paye le prix fort : un épuisement nerveux avec une hypertension croissante, des infarctus précoces, des reins atrophiés, des dos noués…et au-delà, des valeurs oubliées.
LORENZ nous alerte, en 1973, sur l’impératif immédiat de replacer l’être avant l’avoir et d’être en harmonie avec soi-même pour être en lien avec l’autre.
Il rejoint CONFUCIUS, LAO TSEU, BOUDDHA, SOCRATE et tant d’autres sages, et confirment par la voie de l’éthologie et de la biologie, leur sagesse séculaire.

Ce qu'Internet a changé: les usages

Troisième et dernier volet de la petite série entamée il y a quelques semaines, sur les changements induits par Internet: les usages.

En l’espace d’une vingtaine d’années, Internet et les outils qui l’accompagnent ont radicalement modifié les modes de fonctionnement de nos sociétés modernes (et même de celles les moins avancées). Insidieusement, petit à petit, nos modes de communication se sont transformés, au point qu’on parle désormais d’une génération Y, dont l’apprentissage d’Internet s’est effectué en même temps que les autres apprentissages de la vie, et de ce fait censée être dotée d’un avantage sur les générations précédentes.

Faisons ensemble le tour de ces usages si différents.

  • « Googler » un terme. Pour vérifier la définition d’un terme ou même son orthographe, il suffit de lancer une recherche sur Google et de parcourir les deux ou trois premiers liens proposés.
  • Se repérer sur une carte: qui achète encore des cartes Michelin, des cartes IGN ou de tout autre distributeur? Les cartes sont désormais disponibles en ligne, qu’elles soient fournies par Google (encore) ou Microsoft ou Open Street Map.
  • Regarder la télévision, cela se fait de plus en plus via un boitier d’accès Internet (Freebox, Livebox, etc.) ou sur un mobile… via Internet mobile.
  • Ecouter de la musique, en streaming (encore un terme apparu avec l’Internet) ou après téléchargement.
  • Faire ses achats: personnellement, j’achète presque tous mes livres et DVD en ligne, sur Amazon ou d’autres sites. Je n’en suis pas encore à la phase ultime, celle de lire les livre sur un ordinateur ou une tablette, mais cela viendra probablement.
  • Apprendre ou enseigner. L’e-learning n’est plus un rêve. 
  • Séduire, au travers de sites dédiés à la rencontre entre célibataires ou au libertinage moins innocent.
Sans oublier les formes de travail collaboratives. Les réseaux sociaux ont pris place dans notre décor quotidien, Facebook permet à plus de 800 millions de personnes d’échanger, et le jour où nous pourrons tous nous adresser les uns aux autres s’approche doucement.
Internet a envahi tous les usages, toutes les activités humaines. En réalité, le nombre des activités où Internet n’intervient pas doit pouvoir se compter sur les doigts d’une main. Pourtant, Internet n’a pas encore atteint le terme de sa croissance, et d’autres défis se présentent:
  • un défi économique: les services auxquels nous faisons appel aujourd’hui pourront-ils survivre 5, 10, 20 ans?
  • un défi politique: l’internet d’aujourd’hui, ouvert et accessible à tous (ou presque) survivra-t-il à la mainmise de régimes autoritaires, réfractaires à la libre expression?
  • un défi philosophique: internet ne devient-il pas, peu à peu, sa propre raison d’être?
A suivre…