Longue marche vers le capitalisme. La Chine va-t-elle privatiser la terre ? Ce qui retirerait beaucoup de son pouvoir au parti. Pourtant le capitalisme ne paraît guère séduisant ces temps-ci… Salarié = perdant ?Alors que la part des salaires dans la richesse mondiale semblait une constante, elle a beaucoup chuté. Et, en plus, les hauts revenus comptent pour de plus en plus dans le total. Raison ? Le commerce (avec les émergents), la technologie (dont les prix baisse et qui remplace l’homme), la libéralisation (qui a liquidé les protections du travailleur). Les bénéfices des entreprises américaines sont toujours plus hauts. Part des salaires, dollar et surtout investissement en baisse. Ça pourrait ne pas durer. En tout cas, le climat des affaires n’est pas sain. Les entreprises ont maintenant recours à de douteuses obligations « hybrides ». Avatar des subprimes ? La justice américaine rançonne les banques. Pas besoin de procès pour cela. Elle les menace de leur retirer leur licence. USA, pays de l’arbitraire ?
Étiquette : évolution
Lien social : force de l'homme moderne ?
Malgré une taille de cerveau similaire aux humains modernes, qui leur étaient contemporains, les Néandertaliens présentaient une structure cérébrale différente. Une partie importante de leur cerveau était en effet dévolue à la vision, au détriment d’autres fonctions comme le lien social (article)
Pense-t-on par soi-même ?
Ce blog m’a sorti du néant intellectuel. J’étais muré dans mes certitudes, me dis-je aujourd’hui. Grâce à lui, j’ai découvert beaucoup de problèmes difficiles à résoudre. Mais, pour autant, est-ce que ma pensée a évolué ? Deux observations m’affirment, paradoxalement, que non :
- Depuis toujours, je suis assez proche de l’opinion majoritaire et de ses nuances fortes, avec toutes leurs fluctuations. Pas de changement ici.
- J’ai mal connu mon père, homme très discret. En particulier, une (petite) partie de sa vie échappait à sa famille. Il lisait beaucoup, mais ne parlait pas de ses lectures. Je me demande maintenant s’il ne menait pas une réflexion sur des sujets de société. En fait, il s’intéressait au même type de livres que moi, aujourd’hui. Et je me demande s’il ne poursuivait pas le même type d’interrogations, et s’il ne le faisait pas de la même façon : par enquête bibliographique. Il est même possible qu’il ait eu les mêmes sujets d’indignation épidermique que moi. Mais, contrairement à moi, cette quête était personnelle. Il ne cherchait pas à changer le monde. Héritage de ma mère.
- Ma réflexion n’a pas eu d’impact fort sur ma façon d’agir. Je reste marqué par mes origines.
- Justement, je suis resté attaché à mes origines, et non à la culture des classes dirigeantes françaises.
- Nos décisions non raisonnées sont peut-être raisonnables, puisque la raison ne parvient pas à les remettre sérieusement en cause. La raison rationalise l’inconscient ?
- Pour que le travail de la raison change vraiment le cours de notre vie, il faut qu’elle ait eu le temps de construire une sorte de modélisation du monde qui lui donne un avantage concurrentiel. Est-ce ce que les scientifiques entendent par le fait qu’il faudrait dix ans pour faire un génie ?
Obsolescence programmée, entre péché capital et résurrection
Selon l’article que WIKIPEDIA consacre à ce phénomène, c’est un courtier en immobilier américain qui aurait inventé le concept d’obsolescence programmée pendant la période du NEW DEAL. En 1932, il constate qu’à la suite de la crise de 29, les américains ont changé de comportement en conservant leurs biens acquis plus longtemps que prévu par les statisticiens, ce qui irait à l’encontre de la « loi d’obsolescence ».
En 1950, l’idée a fait du chemin et revient en force grâce à la mode comme catalyseur du renouvellement plus rapide des biens.
Puis l’automobile s’en empare dans les années 60 (VW) et l’affaire est bien lancée. De nombreux cas sont cités par WIKIPEDIA, dont celui de DuPont qui modifia sa formule chimique du NYLON afin que ses bas ne soient plus durables et filent à nouveau!
Ce principe est aujourd’hui omniprésent dans l’électroménager et le paroxysme est atteint dans les secteurs de l’informatique.
Le concept a été bien exploité et décliné très habilement avec :
- l‘obsolescence fonctionnelle, lorsqu’une pièce d’un produit ne fonctionne plus il faut remplacer le produit complet;
- l’obsolescence par péremption dans l’alimentation, la cosmétique la pharmacie et la chimie
- l’obsolescence indirecte, un produit devient obsolète parce que les produits qui lui sont associés ne sont plus disponibles comme le téléphone et sa batterie;
- l’obsolescence par notification ici le fabricant conçoit un produit qui signale la nécessité de réparer ou remplacer une partie de l’appareil, exemple l’imprimante et ses cartouches à remplacer avant qu’elles ne soient complètement vide;
- l’obsolescence par incompatibilité c’est la nouvelle version du logiciel de MS qui demande un ordinateur plus puissant;
- l’obsolescence esthétique les chaussures les vêtements, la voiture.
En France DIM serait sur un projet de collant… to C.
A quand un institut ou une fondation qui évalueraient les produits selon des critères très C to C et les référenceraient pour que le citoyen averti choisisse avec sa raison et selon des critères globaux, pour participer au changement impérieux de modèle de consommation?
- Article de WIKIPEDIA
- Prêt à jeter, documentaire, 2010, de Cosina Dannoritzer
- L’histoire des choses, documentaire, 2007,
Jouer est le propre de l’homme
Voici ce que dit, notamment, The Power of Play | Psychology Today :
(le jeu) pourrait en fait être la plus haute expression de notre humanité, à la fois imitant et faisant progresser le processus évolutif. Le jeu semble permettre à notre cerveau d’exercer sa flexibilité même, d’entretenir et peut-être même de renouveler les connexions neuronales qui matérialisent notre potentiel de nous adapter et de répondre à n’importe quelle condition environnementale.
Chimpanzé tueur
Darwin et Lorenz en ont rêvé, la FSE l'a fait!
50, 17 et 2!
Tiercé gagnant? non bien mieux!
50 car c’est dans ma cinquantième année que je connais l’aboutissement d’une évolution d’espèce unique, l’expert.
17 c’est le nombre d’années d’observation de cette évolution
2 c’est le temps d’une métamorphose éphémère ou éternelle.
La semaine dernière se déroulait l’assemblée générale de la jeune Fédération des Sociétés d’Expertise (FSE) au cours de laquelle la charte RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) a été approuvée à l’unanimité, puis ratifiée par l’AG ordinaire.
Cette charte est née en mars 2010, d’une feuille de route simple : « les assureurs ont défini une charte du développement durable, comment devenir un interlocuteur utile de nos donneurs d’ordre sur ce sujet tendance?« .
Après moins de deux ans de réflexion, conception, conviction, la charte est donc acceptée avec motivation par « les vieux sages du bureau ».
Son originalité, un mélange de simplicité et de profondeur. Elle définit la place et le rôle de l’expert dans la Société et propose des axes pour conduire le changement (merci Christophe) et pour que l’expert puisse jouer ce rôle central unique avec l’ensemble de ses parties prenantes.
Même s’il a fallu une chercheuse universitaire, N. RAVIDAT, le spécialiste de la conduite du changement, C. FAURIE, et le pape des médias sociaux, H KABLA, pour convaincre les Anciens du bureau, leur évolution est remarquable à plus d’un titre :
– En premier lieu, depuis 17 ans, j’observe ces Anciens (m’sai africain) qui sont tous à la tête d’une organisation qui représente l’évolution d’une profession à l’origine libérale, respectée et libre.
Poussée par les assureurs, cette profession s’est structurée, hiérarchisée pour survivre au sens de DARWIN.
Ces individus solitaires se sont adaptés pour évoluer en organisations multi-métiers adaptées à leur nouvel environnement.
Paradoxalement, elle reste en danger!
– En second lieu, ces Anciens sont en fin de carrière – réussie – et ne semblent plus avoir grand chose à prouver, ni à craindre.
– Cependant, leur instinct qui a fait leur réussite, fonctionne toujours avec discernement, et ils sentent ce monde qui ne cesse de se modifier plus vite plus fort, et qui veut leur échapper…
Le projet de charte RSE comme un catalyseur diffus est venu titiller cet instinct animal endormi.
La démarche intellectuelle suivie par ces meneurs d’hommes en 2 ans est remarquable.
Ces Anciens sont passés du sourire condescendant devant ce sujet hochet : le développement durable, à une motivation, qui même contenue, mérite le respect.
Ils ont su voir « Le » projet qui permettra à la profession de répondre à ses défis pour prendre sa place centrale dans son écosystème.
Mais, à y regarder de près, quel intérêt avaient-ils à s’engager dans la démarche que propose une telle charte novatrice, qui impose de conduire le changement avec des parties prenantes aussi puissantes et malvoyantes que les assureurs?
La réponse reste à construire!
J’ose y discerner un message très fort à la génération qui suit :
Nous, les Anciens forts de notre riche expérience, avons pétri ce projet d’avenir. A vous jeunes générations de vous engager sur cette trajectoire. Devenez acteurs de la transformation de notre profession et responsables de notre avenir collectif.
Ce projet ambitieux propose donc, ni plus ni moins, de faire évoluer l’écosystème des experts basé sur le rapport défensif, brutal et destructeur entre capitalisme et éthique vers un modèle de coopération, d’échange, de partage d’intérêts, de co-conception qui s’inscrit dans la durée… comme tout écosystème naturel.
Alors, chapeau les Anciens!
Je ne connais pas d’espèce capable de ce genre de preuve d’amour filial, conscient…!
Je suis donc fier d’avoir vécu cette expérience unique.
« Le plus beau métier est d’unir les hommes » Antoine de St Exupéry
LORENZ disciple de BOUDDHA?
Il relate les travaux sur l’argus mâle, un faisan qui a développé ses rémiges pour séduire la femelle, mais au détriment de son envol et au péril de se faire dévorer par les carnassiers.
Ce qu'Internet a changé: les usages
En l’espace d’une vingtaine d’années, Internet et les outils qui l’accompagnent ont radicalement modifié les modes de fonctionnement de nos sociétés modernes (et même de celles les moins avancées). Insidieusement, petit à petit, nos modes de communication se sont transformés, au point qu’on parle désormais d’une génération Y, dont l’apprentissage d’Internet s’est effectué en même temps que les autres apprentissages de la vie, et de ce fait censée être dotée d’un avantage sur les générations précédentes.
Faisons ensemble le tour de ces usages si différents.
- « Googler » un terme. Pour vérifier la définition d’un terme ou même son orthographe, il suffit de lancer une recherche sur Google et de parcourir les deux ou trois premiers liens proposés.
- Se repérer sur une carte: qui achète encore des cartes Michelin, des cartes IGN ou de tout autre distributeur? Les cartes sont désormais disponibles en ligne, qu’elles soient fournies par Google (encore) ou Microsoft ou Open Street Map.
- Regarder la télévision, cela se fait de plus en plus via un boitier d’accès Internet (Freebox, Livebox, etc.) ou sur un mobile… via Internet mobile.
- Ecouter de la musique, en streaming (encore un terme apparu avec l’Internet) ou après téléchargement.
- Faire ses achats: personnellement, j’achète presque tous mes livres et DVD en ligne, sur Amazon ou d’autres sites. Je n’en suis pas encore à la phase ultime, celle de lire les livre sur un ordinateur ou une tablette, mais cela viendra probablement.
- Apprendre ou enseigner. L’e-learning n’est plus un rêve.
- Séduire, au travers de sites dédiés à la rencontre entre célibataires ou au libertinage moins innocent.
- un défi économique: les services auxquels nous faisons appel aujourd’hui pourront-ils survivre 5, 10, 20 ans?
- un défi politique: l’internet d’aujourd’hui, ouvert et accessible à tous (ou presque) survivra-t-il à la mainmise de régimes autoritaires, réfractaires à la libre expression?
- un défi philosophique: internet ne devient-il pas, peu à peu, sa propre raison d’être?
Pourquoi le zèbre est-il rayé ?
Les rayures du zèbre le rendraient invisible aux mouches tsétsé et aux taons.

