- Le donneur d’aide. Il est empathique. Il fait changer la société parce qu’il souffre de sa souffrance. Il joue sur les ressorts inconscients qui guident le groupe.
- Son opposé. C’est un prédateur. Il modifie la société pour qu’elle fasse ses quatre volontés. Et il y parvient en jouant non sur les émotions, mais, au contraire, sur la raison. Sur les règles qui la dirigent. Il met au service de son intérêt ce qui a été conçu pour l’intérêt collectif. (D’où crise, et besoin d’un conducteur du changement empathique ?)
Étiquette : empathie
Les méfaits de l'altruisme
C’est l’altruisme qui déclenche les drames les plus effroyables. Notre sympathie pour quelque victime nous fait oublier l’intérêt général. Pour la sauver nous massacrons une population.
Qu'est-ce que l'empathie ?
Bâillement empathique
La femme aurait plus d’empathie que l’homme, c’est une mère. Et cela se verrait dans le bâillement : quand quelqu’un bâille, elle bâille par sympathie. C’est ce que dit la science…
Pourquoi l'expert est indispensable?
C’est probablement B. CYRULNIK qui apporte une explication parfaite.
Je rappelle que l’expert d’assurance et notamment en responsabilité civile, intervient au coeur d’une crise multidisciplinaire : technique, économique, sociale, environnementale et au milieu de parties prenantes diverses, l’assureur, le courtier ou l’agent, l’assuré, le tiers lésé l’avocat l’expert judiciaire, l’autorité administrative…
bref dans un écosystème de la crise aux couleurs développement durable ou RSE.
B. CYRULNIK nous dit :
« Le morcellement du savoir mène au dogme, le dogme mène au pouvoir. Mais si vous voulez vraiment explorer le monde, c’est autre chose. Impossible de morceler le savoir. Il faut mettre votre nez partout où il y a quelque chose à comprendre. Et éventuellement vous attaquez au dogme… »
Et c’est bien là que l’expert excelle,
– il parle technique avec le technicien et vulgarise pour le béotien.
– il entend le droit pour positionner utilement son expertise
– il connaît le contexte assurantiel pour le traduire aux parties comme un paramètre qui compte
– il expertise les enjeux économiques et les met en forme pour la compréhension indispensable de chaque type de sachant,
– il développe jour après jour de la relation sociale de terrain si bénéfique au cerveau (voir les dernières découvertes billet le cerveau est plastique social…),
Pour cela l’expert est à maturation lente et son expertise repose sur le savoir faire cumulé au sein d’une organisation d’hommes et de femmes aux compétences multidisciplinaires qui se dosent avec subtilités.
L’expert est donc placé naturellement au sein de l’écosystème que constitue chaque litige.
Aujourd’hui comme l’abeille victime des pesticides qui boostent les rendement agricoles et empoisonnent les terres, l’expert est victime de l’achat à forfait qui boostent les marges…et tuent le savoir, le lien social, l’empathie, l’efficacité durable.
Le cerveau est plastique, social et empathique
Voilà un ouvrage aux éditions ALBIN MICHEL, qu’il faudrait offrir à nos représentants politiques et à tout un chacun.
Il se présente sous la forme d’entretien avec des grands spécialistes comme B.CYRULNIK,
T. JANSSEN, P. BUSTANY, JM. OUGHOURLIAN, C. ANDRE et P. VAN EERSEL.
Il présente le dernier feu d’artifices de découvertes sur le cerveau, balaye tant d’idées reçues et apporte une bouffée d’optimisme bienvenue.
On y apprend que le cerveau est :
– plastique et qu’il peut créer des nouveaux circuits de neurones à plus de 90 ans! Un vieux cerveau est plus entraîné qu’un jeune car il connaît les raccourcis et fonctionne à l’économie.
– social grâce aux neurones miroirs qui permettent de rentrer en résonance avec les autres cerveaux. L’altruisme serait un instinct qui permet son développement positif,
– durable pourvu que l’on garde le goût d’apprendre toute sa vie, que l’on s’alimente correctement, qu’on ait de l’activité physique, que l’on garde son calme, sa gentillesse et de l’empathie.
Il explique pourquoi la psychothérapie fonctionne, elle transforme biologiquement le cerveau.
Pourquoi le technique de visualisation utilisée par les sportifs est efficace, elle modifie le corps et le prépare.
Mais il nous alerte aussi, sur les travers de nos nouveaux modes de communications par SMS, mails, médias sociaux et téléphone portable.
Le cerveau a besoin pour reconnaître l’autre d’un long apprentissage pour devenir capable de déchiffrer en quelques dixièmes de seconde les signes de l’autre : subtilités sur le visage, la respiration, les gestes le mouvements des sourcils….Grâce à cette reconnaissance et le rituel d’interaction se développe l’empathie, si bénéfique au cerveau.
Aujourd’hui, nous communiquons à travers des filtres technologiques- des écrans – qui nous empêchent d’avoir de l’empathie pour l’autre. Voilà une source de violence nouvelle…
Konrad LORENZ avait déjà évoqué cette problématique dans son ouvrage le 8 péchés capitaux ( 1972) en faisant état de la transformation négatives des comportements du fait de la surpopulation dans les grandes villes. cette densification nuit à l’empathie qui engendre la violence.
Les dernières découvertes sur le cerveau confirment sa vision vieille de 40 ans et il n’avait pas connaissance de l’arrivée du web, et de ces découvertes sur le cerveau…
Comme le disent B CYRULNIK et . SERRES nous allons vers un remodelage de nos structures neuronales. Si nous voulons que ce soit pour un monde meilleur alors il faut tenir compte de celui qui nous gouverne : notre cerveau.
Il veut de l’amour, de la relation sociale intelligente et heureuse, de la créativité positive et une alimentation saine.
Joli programme politique.