Que le président Giscard d’Estaing se soit pris pour le président Kennedy a été une surprise.
A la réflexion, le demi-siècle qui vient de s’écouler fut « anti de Gaulle ». De Gaulle désirait faire briller le pays. Il mettait en valeur ses talents, et ce de quelque bord qu’il soit. Y compris, d’ailleurs, sa jeunesse et ses intellectuels, qui, pourtant, lui en voulaient à mort. Il pensait, aussi, que chaque peuple avait sa personnalité et ses mérites.
Depuis, nos gouvernants ne se sont-ils pas persuadés que « c’est mieux ailleurs », et que nous sommes laids ? Ils rêvent de nous réformer, pour nous rendre dignes des « autres » ?
Et si cela était le résultat d’une stratégie plus ou moins délibérée des USA de faire un monde à leur image ? Peut-être aussi la rançon de leur succès : leur culture a gagné un monde admiratif, et il n’y a pas plus influençable que ses élites, girouettes faute de racines ?